Le marketing d’un auteur – clichés et storytelling

Le marketing d’un auteur – clichés et storytelling

Le marketing d’un auteur – clichés et storytelling

auto-publication2MAJ janvier 2017 : retrouvez notre série de tutoriels dédiés aux auteurs indépendants en vidéo sur notre chaîne YouTube.


Vous avez écrit un ou plusieurs livres ? Félicitations, vous avez fait le plus facile ! C’est maintenant que ça se corse…

Vous voyez où je veux en venir, j’imagine… oui, je parle de le vendre et si possible, de le vendre bien !

Beurk, moi, AUTEUR, je dois vendre ?

Non, pas obligatoirement… ça va d’ailleurs être difficile, très difficile même !

Donc, si vous n’avez aucune ambition de vendre votre livre, économisez-vous du temps et ne continuez pas la lecture de cet article, il n’a strictement aucun intérêt pour vous.

Ici, je m’adresse aux auteurs qui ont l’ambition de faire de leur écriture une activité à part entière, de vendre leurs livres au-delà du cercle de leurs proches. Je ne parle pas forcément d’une activité à temps plein qui vous permet d’en vivre, mais d’une vraie activité complémentaire avec un vrai revenu complémentaire qui met « du beurre dans les épinards ».

Il est probable qu’en lisant, vous vous disiez « Mais je sais tout ça moi ! », et je vous répondrai que c’est génial de le savoir, mais que ça ne sert à rien du tout ! Le savoir sans l’action est inutile. La seule question qui importe est « Le faites-vous ? ». 🙂

« D’où tu parles ? » Comme disent nos amis les Yankees !

Pour ceux qui ne me connaissent pas, je suis Sébastien Cerise, l’un des 2 co-auteurs de M.I.A, l’un des co-fondateurs des Éditions Hélène Jacob et animateur du service de promotion dédié aux auteurs www.sebastiencerise.com.

Depuis 10 ans, je vis par et pour le livre. Toutes mes activités y sont rattachées de près ou de loin. Et depuis 10 ans, avec mon amie et complice Hélène Jacob, bien sûr !

J’écris en tant que nègre depuis 10 ans, avec une centaine de livres à mon actif, je co-signe avec M.I.A depuis 4 ans et suis éditeur avec EHJ depuis 2 ans.

Côté marketing, j’écris pour les plus grands vendeurs online depuis 10 ans et mes écrits ont généré directement des dizaines de millions d’euros de vente. Mes spécialités sont le mail de vente et le storytelling. J’y reviendrai dans la seconde partie de cet article.

Je ne vous raconte pas ça pour me passer de la pommade, je me fous totalement de la pommade et de ce qu’on pense de moi, c’est juste pour vous dire que l’expérience aidant, et même si j’apprends lentement, je considère que je commence à savoir de quoi je parle. 🙂

Et comme j’aime savoir qui me parle, j’imagine que c’est pareil pour vous…


1/ Les clichés les plus répandus chez les auteurs, tordez-leur le cou !

  • Je suis un auteur, j’écris, point !

C’est le premier cliché et une énorme imbécillité, si vous m’excusez le terme. Aujourd’hui, pour un auteur qui a l’ambition de vendre son livre, l’option « multitâches » n’est pas une option, c’est une obligation.

Vous devez faire du marketing et de la promo si vous espérez vendre plus de 3 livres.

Pensez-vous réellement que les auteurs du Top 10 des ventes une fois par an ont vraiment envie de se trouver toute l’année face aux mêmes journalistes et répondre aux mêmes questions (souvent stupides) ?

Non, clairement, ils le font parce que ça fait partie du job !

  • C’est l’œuvre qui fait la différence, c’est la qualité qui vend !

J’ai envie de pleurer de rire quand j’entends ça… si vous le pensez, vous vous mettez le doigt dans l’œil jusqu’au coude !

Aujourd’hui, des milliers de livres sortent chaque année et parmi eux, de magnifiques ouvrages, des perles… qui ne passeront pourtant jamais le cap des 10 ventes.

La qualité de votre livre n’est pas un argument de vente, c’est un prérequis ! S’il n’est pas de qualité, il n’a juste rien à faire en vente !

Si vous ne devez retenir qu’une chose de cet article : la qualité ne fait pas vendre !

Regardez attentivement les tops des ventes… et je m’économise un paragraphe en explications sur le fait que ce n’est pas la qualité qui fait vendre…

  • Le marketing, c’est pour les produits, les livres ne sont pas des produits !

Je vous épargne mon rire lourd et gras… 🙂

Un livre EST un produit et se vend exactement comme une voiture ou un rouleau de PQ ! Ce sont les mêmes méthodes, exactement !

Un livre est PLUS qu’un produit, OK, ça, je vous l’accorde… je suis un amoureux du livre, je ne vous dirai pas le contraire. Ce qu’il apporte va bien au-delà de ce qu’apportent les autres produits.

Mais pour ce qui concerne la vente, il est un produit comme les autres, ni plus ni moins !

  • Je ne suis pas à l’aise avec la communication.

Alors, ça ne va pas être simple… Il va falloir le devenir !

Partez d’un principe : personne ne vous connaît et tout le monde se fout totalement de votre livre ! Vous n’êtes rien, vous n’êtes personne ! Je sais, ça fait plaisir… 🙂

Un auteur qui vend est un auteur qui a su créer un univers autour de son personnage (vrai ou faux, peu importe) et qui le fait vivre via Facebook, Twitter, son blog, etc.

Un auteur est un artiste et s’il veut être reconnu, il doit se montrer… ça paraît bête, mais lisez-le 2 fois, c’est important !

Un chanteur monte sur scène et prend des risques, s’il veut qu’on le connaisse, il ne chante pas tout seul dans sa cuisine en pyjama… Vous me suivez ?

Pourquoi certains auteurs pensent qu’on peut les connaître et les reconnaître alors même qu’ils se cachent dans leur grotte ? C’est une excellente question, merci de l’avoir posée !

Personne ne peut créer votre univers à votre place, personne ! Votre histoire est unique et personne ne la connaîtra si vous ne la racontez pas !

J’en ai fini avec les clichés les plus répandus, qui tournent tous autour du même thème : l’auteur maudit dans son grenier qui attend patiemment que son talent incroyable soit enfin reconnu… Beaucoup l’attendent encore et sont morts depuis quelques siècles… je sais, je suis méchant !


2/ Quoi faire pour se faire connaître ? Le storytelling

Cette partie fera l’objet de plusieurs articles et éventuellement de quelques tutoriels en vidéo.

Aujourd’hui, je ne vais pas vous parler de blog, de Twitter, de Facebook et compagnie, car je pense que ce ne sont que des moyens de diffusion et en aucun cas le noyau de votre communication.

Je vais partager avec vous ce qui, je pense, doit être le noyau de votre communication : votre histoire personnelle.

Je vois de nombreux auteurs partager sans cesse la même chose sur tous les groupes Facebook qu’ils ont pu trouver. Que partagent-ils ? Leur livre… C’est une erreur, encore une fois, tout le monde se fout de votre livre…

Avant de faire cela (je ne dis pas qu’il ne faut jamais le faire), il est impératif que l’on vous connaisse, vous respecte et vous apprécie.

Et c’est là qu’intervient le cœur de votre communication.

Ce domaine du marketing, qui s’appelle le storytelling (raconter une histoire), est ma spécialité et on me paye, assez cher, pour faire ressortir l’histoire derrière la marque.

Vous allez encore me haïr, mais oui, vous êtes, en tant qu’auteur, une marque ! Au même titre que Coca-Cola, Danone ou Kleenex. Ne vous fâchez pas, je n’ai cité que des succès ! Pas les milliers de marques que personne ne connaît ni n’achète !

Et si vous, en tant qu’auteur, êtes incapable de raconter une histoire passionnante autour de vous, comment espérez-vous donner envie de lire… vos histoires ?

En tant qu’auteurs, nous avons un énorme avantage sur les PDG ou les managers des grandes entreprises qui veulent (tous !) apprendre le storytelling, car raconter des histoires est notre vie !

  • Le cœur du cœur, par quoi doit commencer votre histoire ?

Carmine Gallo, l’un des spécialistes américains du storytelling nous dit que la question la plus importante pour créer son image de marque est « What makes your heart sing ? » que l’on traduit par « qu’est-ce qui fait chanter votre cœur ? ».

Vous êtes une personne totalement unique, il n’y en a pas 2 comme vous. Votre histoire l’est aussi, il faut juste aller la chercher.

Alors, qu’est-ce qui fait chanter votre cœur ? Quelles sont vos passions dévorantes, vos ambitions cachées, vos revanches à prendre sur la vie ?

Si vous découvrez cela, vous avez votre histoire !

  • Comment construire votre histoire personnelle ?

Il y aurait des milliers de choses à dire sur les histoires et la manière de les structurer, mais je vais juste vous donner ce que je considère comme le meilleur moyen de le faire. (Je ne l’ai pas inventé, je dois rendre cet hommage à l’auteur américain Kurt Vonnegut.)

1/ Avant, j’étais triste, mélancolique, pauvre, moche et con.

2/ J’ai commencé à faire ceci, j’ai rencontré untel…

3/ Depuis, je suis heureux, en pleine forme, riche, beau et intelligent.

Vous comprenez bien que je synthétise ici, mais je pense que vous comprenez la structure, et que vous reconnaîtrez aussi les histoires qui ont le plus de succès depuis la nuit des temps.

On a tous ce type d’histoires dans un placard, un truc perso pas génial. Mais ce truc perso pas génial, cette faiblesse fait de vous une personne intéressante, qu’on a envie de connaître !

  • Ce que doit absolument contenir votre histoire personnelle.

Cette partie va être très courte, car elle tient en un mot : de l’émotion !

L’émotion est l’arme absolue pour créer de l’empathie, et c’est bien ce que vous recherchez.

Votre personnage d’auteur peut être une personne détestable, rebelle et désagréable, on s’en fout, il ne doit juste pas laisser indifférent.

Un détail qui a son importance : le type bien sous tous rapports, sympa, raisonnable et doué de bon sens, c’est super pour les courses et le ménage, mais ça n’intéresse personne !

Le monde aime les anticonformistes, les rebelles, les révolutionnaires, les chieurs et les aventuriers !

  • Comment faire connaître cette histoire ?

Certainement pas en publiant un lien vers votre livre sur tous les groupes Facebook que vous connaissez !

Internet, c’est comme la vraie vie ! Quand vous arrivez dans un groupe de personnes « réelles » que vous ne connaissez pas, que faites-vous en premier ? Leur mettre votre livre sous le nez en leur demandant un commentaire ? J’imagine que non…

Sur Internet, c’est pareil ! À part irriter, vous ne parviendrez à rien de cette manière.

En revanche, les groupes sont le lieu idéal pour vous faire connaître, partager des infos intéressantes, poser des questions, répondre à celles des autres, etc.

L’objectif est de vous faire connaître, puis apprécier, puis éventuellement respecter.

Mais le cœur de votre histoire se passe chez vous, sur votre page Facebook, sur votre blog, sur votre chaîne Youtube,…

Là, vous pouvez vous lâcher, car si ça ne plaît pas à vos « amis » et suiveurs, ils sont libres de partir. 🙂

Comme dans votre maison, vous faites ce que vous voulez, et si ça ne plaît pas, la porte n’est pas loin.

À titre personnel, je sais que je fatigue certaines personnes, qui me voient comme un « m’as-tu-vu »… je m’en tape comme de ma première paire de chaussettes. Ceux qui ne sont pas contents sont libres de partir, je ne les retiens pas.

En revanche, quand j’interviens chez les autres, je le fais selon leurs règles.

Vous voyez la nuance ?

Bref, le but ici n’est pas un cours sur les réseaux sociaux, car il suffit de vous abonner aux comptes d’auteurs qui fonctionnent bien et vous en apprendrez beaucoup par l’exemple. Vous pourrez ensuite vous en inspirer. Je dis bien vous en inspirer, pas copier ! Car quand on imite un lion, on ne devient pas un lion, mais un singe ! 🙂

Je vous en cite quelques-uns qui ont selon moi un vrai univers et ne se contentent pas de partager leurs livres : Jacques Vandroux, Vincent Virginie, Chris Simon ou encore Jean-Fabien.

J’espère que cet article vous apportera des éléments pour créer (la formulation correcte serait trouver et faire émerger) votre personnage et le faire vivre, et que vous ne vous êtes pas formalisé par le ton un peu « rentre-dedans ». C’est mon personnage !

À très bientôt pour un nouvel article sur la communication des auteurs 2.0.

Excellente journée.

Sébastien

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Les 7 check-lists indispensables pour vendre votre livre sur le Kindle Store d’Amazon

Les 7 check-lists indispensables pour vendre votre livre sur le Kindle Store d’Amazon

auto-publication2MAJ janvier 2017 : retrouvez notre série de tutoriels dédiés aux auteurs indépendants en vidéo sur notre chaîne YouTube.


Écrire un livre pour Kindle est sans le moindre doute la partie la plus facile pour nous autres, les auteurs !

Le véritable cauchemar commence lorsqu’il s’agit de le vendre.

Vous trouverez ici, non pas une recette miracle, mais quelques points essentiels, une check-list des passages indispensables pour mettre toutes les chances de votre côté.

Vous y trouverez des évidences, mais je pense que ce qui va sans dire va toujours mieux en le disant !

Je ne parlerai pas du fait que vous devez écrire un bon livre, que vous devez ajouter une liste de mots-clefs, avoir une belle page auteur, ou encore écrire une bonne description de votre ouvrage, je pars du principe que vous le savez déjà.


Avant de publier votre livre sur Kindle

1. Passez en revue 2 fois, 5 fois, 10 fois l’orthographe et la grammaire, il est fondamental de laisser le moins de « coquilles » possibles. Je vous conseille vivement de faire relire votre manuscrit par plusieurs personnes. Il existe des professionnels de la relecture si vous n’avez personne capable de le faire dans votre réseau.

2. Assurez-vous que la mise en page est « parfaite » et que votre livre est lisible sur Kindle. Si vous ne le faites pas, vous pourriez être refusé par Amazon, et si vous passez « entre les gouttes », les commentaires des lecteurs vont vous casser le moral, et à raison !

3. Inscrivez-vous sur les principaux réseaux sociaux, tels Facebook, Twitter, Linkedin et Google+. Et faites-vous des « amis » parmi les milliers ou millions de personnes qui partagent vos intérêts.

4. Inscrivez-vous sur des forums dans votre domaine et discutez, soyez actifs. Attention, pas de promotion à ce stade, le but est de vous faire connaître et/ou reconnaître en ces lieux stratégiques.

5. Créez votre blog d’auteur, c’est un outil formidable pour vous créer une base de lecteurs, et parfois même d’amis. A titre personnel, nous vous conseillons d’utiliser WordPress.

6. Commencez à vous créer une liste avec votre blog. C’est facile en utilisant un RSS, comme Feedburner ou un outil auto-répondeur comme Aweber.

7. Postez des commentaires (pertinents !) sur d’autres blogs dont les sujets sont proches du vôtre. Le plugin ComentLuv est vraiment excellent, car sera ajouté à votre commentaire le lien vers le dernier article de votre blog.

8. Créez un trailer vidéo, qui donne envie de lire votre livre avant qu’il ne soit disponible sur le marché.
(exemple : le trailer de Rémoras)


Pendant la phase de pré-lancement de votre ebook Kindle

1. Résistez à la tentation de lancer votre livre avec tambours et trompettes le premier jour de sa parution sur le Kindle Store. L’idéal est d’attendre d’obtenir quelques commentaires avant de faire une véritable campagne de promotion, elle aura beaucoup plus d’impact.

2. Sollicitez des commentaires auprès de vos amis et contacts en échange d’une copie gratuite de votre livre. Surtout, n’achetez JAMAIS de commentaires, c’est très dangereux !

3. Il existe des sites, des blogs et des forums qui examineront et critiqueront avec plaisir votre ouvrage. Une simple recherche Google vous fournira des dizaines de liens.

4. Pour commencer, quelques commentaires « bienveillants » de vos amis sont acceptables, mais il ne faut pas en abuser, ils se sentent à 10 kilomètres. Dites à vos amis de ne pas se contenter de « génial, c’est le nouveau Conan Doyle », ça n’est pas crédible et vous desservira. Chaque commentaire doit être le plus justifié possible.

5. Profitez de cette phase pour corriger les erreurs soulevées par vos premiers lecteurs et publiez cette version 2 avant le lancement « officiel ».

6. Si vous publiez en anglais, insérez votre livre dans Goodreads.


Le lancement « officiel » de votre ebook Kindle

1. Choisissez le jour de votre lancement officiel et parlez-en à l’avance sur votre blog, sur les réseaux sociaux et sur les forums afin de concentrer un maximum de trafic le jour J. Ceci peut booster votre classement si c’est bien fait.

2. Ajoutez le lien vers votre livre dans la signature de vos emails. Ça ne mange pas de pain et peut vous assurez quelques ventes additionnelles.

3. Ajoutez la couverture (et le lien) de votre livre dans la signature que vous utilisez sur les forums.

4. Il peut être sympa de prendre quelques bonnes photos de vous (mais non, vous n’êtes pas moche !) avec votre livre en main afin de les disséminer sur le net.

5. Si vous n’avez pas une base de fans bien établie, lancez votre livre à bas prix, 0.99 euros par exemple, puis augmentez le prix une fois parvenu dans la zone intéressante du classement. (Dans notre cas, nous l’avons fait une fois arrivés dans le TOP 20, la première page)

6. Répondez à toutes les questions sur votre blog, sur les forums et les réseaux sociaux afin de vous assurer de faire vivre les discussions.

7. Achetez et lisez des livres Kindle proches du vôtre et laissez un commentaire aux auteurs. Vous pouvez y intégrer un lien vers votre propre livre.


Pendant la phase de « croisière » de promotion de votre livre Kindle

1. Conservez les « vannes » sociales ouvertes. Animez votre blog, votre page Facebook et les discussions sur les forums. Attention, ne dépassez pas 30% d’autopromotion, vous êtes là pour vous faire connaitre et respecter, pas pour être le « lourd de service ». Donnez aux membres de vos réseaux et ils vous le rendront, certains tout du moins…

2. Lorsque vous obtenez une bonne critique, postez-là un peu partout. Et si vous obtenez une mauvaise critique, mais qu’elle est bien faite, il peut aussi être intéressant d’en parler.

3. Si vous repérez une bonne critique de votre livre sur un site, un blog ou un forum, vous pouvez tout à fait demander à son auteur de vous en laisser une sur Amazon. Une seule fois, pas de harcèlement !

4. Mettez à jour de temps en temps les présentations de votre livre afin d’y inclure vos meilleures critiques.

5. Remerciez toujours vos commentateurs, ça fait plaisir et ça ne coute rien.

6. Il peut être pertinent de préparer du matériel de marketing offline (cartes de visite, flyers,…) mais ça dépend de votre situation personnelle et de l’importance de votre réseau.

7. S’il existe un réseau d’écrivains indépendants dans votre région, joignez-vous à eux, c’est sympa et très motivant.

8. Discutez autant que possible avec d’autres auteurs sur Kindle, nous sommes toujours heureux de partager nos réussites, nos échecs et nos « trucs » avec des collègues.

9. Maintenez-vous « au courant » des nouveautés dans le domaine de l’édition numérique, c’est passionnant et il est toujours pertinent de savoir ce qu’il se passe dans son domaine d’activité.


Utilisez les jours de promotion « gratuit » d’Amazon KDP

1. Si votre livre est en exclusivité sur Amazon pendant 90 jours, vous avez droit à 5 jours promotionnels pendant lesquels vous pouvez offrir votre livre gratuitement. Ne vous attendez pas à des miracles, mais vous obtiendrez plus de lecteurs et augmenterez votre probabilité d’obtenir des commentaires.

2. Faites ensuite la promotion de ces journées « gratuites » sur votre blog, les réseaux sociaux et les forums.

3. Certaines personnes recommandent d’utiliser les 5 jours consécutifs car le potentiel de téléchargement (et donc votre classement) augmente de manière exponentielle au fur et à mesure. D’autres recommandent le contraire. A vous de vous forger votre avis.


Ce que vous devez éviter absolument.

1. Ne critiquez jamais vos critiques ! Ça donne une image désastreuse de vous, et ce, même si vous le faites à raison.

2. Si on vous insulte ou vous titille afin de vous forcer à réagir, ne tombez pas dans le panneau, répondez par le silence. Le monde du livre n’est pas celui du rap, où il semble que le ridicule vende…

3. Utilisez la promotion payante avec parcimonie et assurez-vous du sérieux, de la compétence et de la « bonne presse » du prestataire. Un communiqué de presse rédigé par un professionnel et diffusé à 10.000 journalistes vous coutera dans les 500 euros, ça peut tout à fait valoir le coup, mais ça n’est pas toujours le cas, et il est très difficile d’en mesurer l’impact réel.


Et la suite…

Si votre livre Kindle se vend bien, vous devriez envisager une version papier. Nous vous conseillons d’utiliser les services de Createspace, mais il en existe d’autres, à vous de juger.

Je souhaite que ces check-lists vous soit utiles et si vous avez des questions ou que vous souhaitez faire part de votre propre expérience, n’hésitez pas à laisser un commentaire ci-dessous.

A très bientôt sur le Blog M.I.A !
Sébastien

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L’auto-publication : partie 7 (statut juridique et fiscalité)

L’auto-publication : partie 7 (statut juridique et fiscalité)

auto-publication2MAJ janvier 2017 : retrouvez notre série de tutoriels dédiés aux auteurs indépendants en vidéo sur notre chaîne YouTube.


(Partie 7 du dossier consacré à l’auto-publication, faisant suite à « L’auto-publication : partie 6 (démarches administratives) ».

Cette partie n’était initialement pas prévue au menu du dossier auto-publication, mais le nombre de mails que nous recevons à ce sujet m’a poussée à proposer un article qui reprend les questions les plus courantes de l’auteur auto-publié : « quel statut dois-je avoir », « comment déclarer mes revenus », « dois-je cotiser quelque part ? », etc.

Avant toute chose, je rappelle que cet article n’a d’autre but que d’être informatif, qu’il contient des explications qui seront peut-être obsolètes dans six mois et qu’il n’a pas la prétention de remplacer les conseils judicieux et personnalisés d’un avocat, d’un expert-comptable, de votre centre des Impôts ou de l’Urssaf… cette précaution étant prise, je vais donc tenter de rendre digeste un sujet qui donne la migraine à tout le monde. 🙂

La dernière partie de l’article présentera aussi un récapitulatif pour mieux comprendre les différences qui existent entre un auteur auto-publié et un auteur publié (chez nous, par exemple !), afin que vous puissiez mesurer les avantages et inconvénients de chaque statut.

Quelques rappels

Un auteur peut fournir ses travaux d’écriture dans le cadre de trois grandes catégories d’activité :

  • L’activité d’auteur auto-publié (l’auteur rédige, met en forme et distribue ses propres écrits, sans faire appel à un tiers pour tout ce qui touche à la publication de ses œuvres et sans céder ses droits de diffusion à quiconque).
  • L’activité d’auteur édité (il cède les droits d’édition et de diffusion de ses écrits, selon les termes d’un contrat précis qui encadre la relation entre les deux parties et a alors le statut officiel de « artiste-auteur »),
  • L’activité d’auteur salarié (il travaille contractuellement avec un lien de subordination vis-à-vis d’un employeur, de façon récurrente, par exemple pour des journaux, des collectivités, etc.).

Dans cet article, ce sont les deux premières catégories qui seront abordées (celle du salarié renvoyant tout simplement à la législation correspondante), en évoquant particulièrement trois points :

  • Quel statut juridique a l’auteur ?
  • Quelles cotisations sociales doit-il payer et à qui ?
  • Comment déclare-t-il les revenus perçus ?

Essayons d’y voir un peu plus clair… 🙂

Le statut juridique

La jurisprudence admet parfaitement qu’un auteur auto-publié (du moment qu’il déclare ses revenus) puisse tester son activité d’écrivain en-dehors de tout cadre juridique précis (sans avoir un statut autre que sa propre personne), mais – comme toute tolérance laissée à l’appréciation des juges – cette notion est bien floue…
Si un auto-publié vend 30 livres sans avoir de statut professionnel, personne ne viendra lui demander des comptes. S’il en vend 3000, il commencera à intéresser quelques services d’état…

En effet, avoir un statut juridique bien déterminé n’a finalement qu’un intérêt (pour vous comme pour l’administration) : permettre d’officialiser votre activité et de vous soumettre à un régime social approprié, grâce auquel vous allez payer des cotisations sociales obligatoires.

Je commence donc par vous donner un premier conseil, afin d’éviter tout souci par la suite : si vous avez l’intention de développer votre activité d’auteur auto-publié et de la pratiquer de façon régulière (même en vendant peu de livres au début), n’attendez pas trop longtemps avant de sauter le pas du statut professionnel.
Par contre, si vous comptez n’écrire qu’un seul livre qui ne sera diffusé qu’auprès de vos proches, inutile de vous mettre martel en tête… vous ne finirez pas en prison !

Alors, quels statuts peuvent répondre aux besoins d’un auteur indépendant ?

  • Le plus couramment évoqué est celui de l’auto-entrepreneur, simple et rapide à mettre en place (qui fait partie de la catégorie des « entreprises individuelles »).
  • D’autres formes de structures unipersonnelles, comme l’EURL ou la micro-entreprise peuvent également vous convenir.
  • Si vous préférez les structures collectives (en mettant votre conjoint ou votre meilleur ami dans le coup !), une SARL ou une association peuvent aussi répondre à vos besoins.

Attention ! Dans ces deux derniers cas, vous aurez un contrat d’édition qui lie votre entreprise à votre propre personne (en tant qu’auteur édité), ce qui fait que vous basculerez finalement dans la deuxième situation évoquée en préambule, ce qui commence à compliquer un peu les choses… 🙂

Pour faire votre choix, je vous invite à consulter toute la documentation officielle de l’APCE, qui présente de façon claire les avantages et contraintes de chaque forme juridique.

Pour les besoins de cet article, je vais par contre partir du principe que vous choisissez le statut juridique d’auto-entrepreneur (détails sur cette page), car c’est à juste titre la forme le plus souvent choisie par les auteurs auto-publiés.

Attention, ce statut est envisageable pour une activité n’excédant pas 32 600€ (en 2011) de chiffre d’affaires (plafond qui concerne les activités libérales, comme celles des arts). Si vous écrivez un véritable best-seller, il vous faudra donc rapidement envisager une autre forme juridique ! 🙂

De plus, des informations contradictoires sont parfois données par l’administration pour une même question donnée : statut libéral ou commercial (plafond de 81 500€ en 2011) ? Voyez l’échange de commentaires qui suit cet article pour comprendre la problématique et renseignez-vous personnellement pour obtenir l’information qui correspond exactement à votre situation.

Edit : Si vous n’exercez pas d’autre activité indépendante que celle d’auteur, vous devez normalement vous voir attribuer le code APE 9003B « autres créations artistiques », qui inclut les écrivains, et être soumis au régime des BNC des professions libérales.

Si vous choisissez un autre statut que celui de l’auto-entrepreneur, à vous de trouver les correspondances adéquates sur le site de l’AFE, qui a l’avantage de tout lister de façon claire.

Je précise dès à présent (nous y reviendrons plus bas) que le statut d’auto-entrepreneur implique deux éléments importants : une imposition sur le revenu et un statut de travailleur non-salarié.

Cas particulier des fonctionnaires :

Fonctionnaires et agents de droit public, l’article 25 de la loi n° 83-634 (voir le texte) vous autorise désormais à exercer une activité annexe sous réserve d’y être autorisé par la commission de déontologie, autorisation valable 2 ans et pouvant être prolongée d’un an. Au terme de la troisième année, vous devez devez choisir entre la fonction publique ou renoncer à l’activité annexe. Les règles changent légèrement si vous êtes à temps partiel de moins de 70 %.

Heureusement, une autre disposition du même article vous libère de ces entraves lorsqu’il s’agit d’activités artistiques : « La production des œuvres de l’esprit au sens des articles L. 112-1, L. 112-2 et L. 112-3 du code de la propriété intellectuelle s’exerce librement, dans le respect des dispositions relatives au droit d’auteur des agents publics et sous réserve des dispositions de l’article 26 de la présente loi. » (Article 26, par lequel vous êtes tenu au respect du secret professionnel).

Quelle différence avec le statut juridique de l'auteur édité ? En savoir plus...

L’auteur édité par des tiers pour tous ses écrits a le statut officiel de « artiste-auteur », qui s’auto-suffit (sauf s’il exerce en parallèle des activités indépendantes, ce qui entraînera alors un double statut).

Il répond aux critères fixés par la loi, qui sont (extrait du texte) :

« Professionnel qui exerce à titre indépendant une activité de création :

– d’œuvres littéraires et dramatiques,

– musicales et chorégraphiques,

– audiovisuelles et cinématographiques,

– photographiques,

– de logiciels,

– ou d’œuvres graphiques et plastiques.

La production de l’artiste-auteur doit relever des œuvres d’art, c’est-à-dire des créations originales réalisées par l’artiste et produites en nombre limité, ou de la cession de droits d’exploitation sur les œuvres.« 

L’artiste-auteur n’a donc pas besoin d’avoir un statut juridique indépendant pour son activité d’écriture, puisqu’il dépend d’un autre organisme en ce qui concerne ses cotisations obligatoires : l’AGESSA.

Ce point sera complété et précisé dans la partie suivante… 🙂


Le régime et les cotisations sociales

Partons donc du postulat que vous êtes auteur auto-publié avec un statut d’auto-entrepreneur (activité libérale ou commerciale, suivant le code APE qui a vous a été attribué lors de l’enregistrement de votre demande – voir les commentaires qui suivent cet article pour comprendre pourquoi il est délicat de trancher).
Edit : l’activité est bien libérale si vous avez le code APE 9003B.

Vous payez vos cotisations sociales à l’Urssaf selon les modalités du régime micro-social dont vous dépendez.

Vos cotisations sont payées mensuellement ou trimestriellement, sur la base de votre chiffre d’affaires correspondant, et vous n’avez donc pas d’argent à avancer.
Consultez la fiche explicative de l’AFE pour en savoir plus sur les particularités du régime micro-social.

Quelle différence avec le régime social de l'auteur édité ? En savoir plus...

L’auteur bénéficiant du statut officiel de « artiste-auteur » cotise auprès de l’AGESSA, selon certaines conditions bien spécifiques.

Les particularités du régime sont présentées sur cette page, ainsi que dans cette fiche récapitulative.

Et, comme le stipule bien l’AGESSA sur son site : « La perception de droits d’auteur et l’affiliation à l’AGESSA sont compatibles avec toutes autres activités professionnelles. Le statut d’ « auto-entrepreneur » peut concerner des activités artistiques (auto-édition, prestation de services…) mais il ne vise pas vos activités d’auteur. Les revenus d’auteur ne relèvent pas du régime de l’ « auto-entrepreneur ». Si vous avez un statut de travailleur indépendant ou d’auto-entrepreneur pour certaines de vos activités, il vous faudra cotiser également au RSI ».


La déclaration des revenus

En tant qu’auteur auto-publié auto-entrepreneur (ça fait beaucoup d’ « aut », tout ça !), vous pouvez opter pour le « versement fiscal libératoire » et payer vos impôts mensuellement ou trimestriellement, le calcul des sommes dues se faisant alors au fil de l’eau, sur la base de votre chiffre d’affaires, comme pour vos charges sociales.

Encore une fois, voyez la documentation officielle pour décider si cette option est avantageuse pour vous ou pas, en fonction des éléments personnels de votre foyer fiscal (notamment les revenus de votre conjoint).

Mais une grande question récurrente taraude les autos-publiés… les revenus doivent-ils être déclarés en BIC (Bénéfices Industriels et Commerciaux) ou BNC (Bénéfices Non Commerciaux) ?

Sur ce point, je vous donne l’information qui m’a été communiquée initialement, lorsque je me suis enregistrée il y a quelques années, à propos de l’activité d’écriture : elle rentrerait dans la catégorie des BNC, puisque c’est une activité « libérale » et non « commerciale ».
(Le Conseil d’État donne deux critères pour vérifier que l’activité est libérale : la personne la pratiquant ne doit pas avoir le statut de commerçant et il doit y avoir prépondérance de l’activité intellectuelle).

Edit : avec le code APE 9003B, votre activité est libérale et vous déclarez bien vos revenus en BNC.

Si vous avez suivi le chemin proposé par ce dossier et que vous ne vendez votre livre qu’en numérique et via Create Space pour la version papier, vous ne faites pas de commerce au sens strict du terme (achat/revente de produits) mais diffusez simplement une œuvre de l’esprit payante : vous êtes donc censé déclarer vos revenus en BNC.

Mais, une exception est théoriquement à envisager, puisqu’elle s’apparente à du commerce : celle où vous achetez des exemplaires de vos livres pour les revendre manuellement (auprès des librairies, notamment), en faisant donc des bénéfices commerciaux.
Dans ce cas, le chiffre d’affaires relatif à cette partie de votre activité d’auto-publié doit normalement être déclaré en BIC, alors que le reste relève des BNC.

Ceci dit, si vous achetez/revendez manuellement vos propres livres à certains distributeurs physiques, mais que les bénéfices retirés sont faibles, il est parfaitement admis que vous les intégriez tout simplement dans vos BNC avec le reste de vos ventes numériques (pour ne pas devenir dingue, les exercices comptables n’étant pas les mêmes dans les deux cas..).

Edit : avec le code APE 9003B, la vente de vos propres livres, qu’elle qu’en soit la forme, relève bien des BNC également.

Notez aussi que les auteurs bénéficiant de ce code APE sont exonérés de la cotisation foncière des entreprises (voir le texte officiel).

Encore une fois, si vous avez un doute et que votre situation personnelle diffère des exemples donnés ici, comme vous pouvez par exemple le constater dans l’échange de commentaires qui suit cet article, c’est l’Administration qui pourra vous dire quoi faire dans votre cas personnel… 🙂

Elle est d’ailleurs la première à reconnaître qu’il est parfois compliqué de savoir quel régime doit être appliqué, comme expliqué dans cette notice officielle, qui présente les modalités de qualification catégorielle des revenus et que je vous engage à consulter.

Quelle différence avec la déclaration de revenus de l'auteur édité ? En savoir plus...

L’auteur édité bénéficiant du statut officiel de « artiste-auteur » bénéficie d’un mode de déclaration des revenus assez similaire à celui de l’auteur indépendant auto-publié… avec quelques avantages supplémentaires, puisqu’il s’agit officiellement de « droits d’auteur ».

Retrouvez tout le détail des dispositions dans cette fiche officielle.


Récapitulatif

Vous avez mal au crâne ? 🙂
Pas de panique, voilà un tableau qui synthétise l’essentiel à retenir, en comparant notamment la situation de l’auto-publié, avec statut d’auto-entrepeneur, et de l’édité, avec statut d’artiste-auteur :

Auteur auto-publié
Auteur édité (y compris via sa propre structure d’édition, comme une SARL ou une association)
Statut juridique :
Auto-entrepreneur (ou autre forme d’entreprise unipersonnelle)
(Edit : les auteurs qui n’ont pas d’autre activité indépendante doivent normalement obtenir le code APE 9003B)
Artiste-auteur
Cotise auprès de :
Urssaf ou RSI, selon le régime concerné (libéral ou commercial) (via la déclaration mensuelle ou trimestrielle) / Cotisations indexées sur le chiffre d’affaires déclaré.
(Edit : pour le code APE 9003B, il s’agit d’un régime libéral, donc de l’Urssaf)

– Est automatiquement assujetti à l’Agessa pour les cotisations obligatoires, via un précompte effectué par l’éditeur ou le diffuseur (peut aussi demander à cotiser de lui-même pour ne pas avoir de retenues sur les droits d’auteur qui lui sont versés).

– Peut ou doit s’affilier à l’Agessa pour les cotisations vieillesse (si conditions d’affiliation remplies) en complément.

Revenus déclarés en tant que :
BNC ou BIC, selon le régime concerné (libéral ou commercial) / Option possible de prélèvement fiscal libératoire, afin de payer ses impôts tous les mois ou trimestres, en fonction du chiffre d’affaires déclaré.
(Edit : pour le code APE 9003B, les revenus sont bien à déclarer en BNC / il y a exonération de la cotisation foncière des entreprises)
Traitements et salaires ou BNC (selon situation et demande particulière de l’auteur) / Bénéficie d’un étalement possible des impôts sur 5 ans, afin de répondre aux particularités des revenus irréguliers.

Voilà donc ce qu’il faut retenir des informations légales et fiscales pour chaque cas, en sachant que le choix d’une structure dédiée à votre activité d’écriture aura des avantages (l’auteur percevra des droits d’auteur) mais que l’entreprise elle-même sera soumise à une fiscalité.

Une activité modeste d’écriture se suffit donc d’un statut d’auto-entrepreneur, amplement suffisant tant que le plafond (32600€ ou 81500€ à ce jour, selon le régime) n’est pas dépassé et n’appelle pas une usine à gaz… votre bon sens vous dictera le choix à faire.

Bien sûr, si vous êtes parallèlement salarié ou artisan, tout ça va compliquer vos déclarations de revenus et la somme de vos cotisations, parfois confondues… mais parfois bien distinctes.

En bref, si vous ne vous sentez pas le courage d’étudier tout ça et de faire le nécessaire, confier votre livre à une structure d’édition indépendante est peut-être la meilleure solution.

Dans de prochains articles, nous parlerons du marketing de vos livres, l’objectif de toute cette débauche d’énergie étant quand même (ne l’oublions pas !) que vous ayez des lecteurs.

En espérant que cette partie 7 vous aura rendu service, je vous dis donc à bientôt ! 🙂

Hélène

Article édité le 14/09/15 : Pour donner suite aux échanges que vous pouvez lire dans les commentaires à la suite de cet article, j’ai fait quelques recherches supplémentaires (notamment retrouver mon APE personnel et son libellé).

Il apparait donc que (dans le cas de l’auteur qui ne fait rien d’autre qu’écrire et diffuser ses propres livres), il s’agit bien d’une activité libérale non-commerçante, dépendant du code APE 9003B « autres créations artistiques », qui regroupe entre autres écrivains et compositeurs de musique (voir la fiche de l’INSEE pour en savoir plus).

A ce titre, les revenus de l’activité sont bien à déclarer en BNC, avec un abattement forfaitaire de 34% pour les frais professionnels.

Le reste des informations données précédemment reste valable.

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Le marketing d’un auteur – clichés et storytelling

Modification de la partie 6 du dossier auto-publication

Modification de la partie 6 du dossier auto-publication

Grâce à l’un des lecteurs fidèles de ce blog, qui communique régulièrement avec nous, nous avons pu apprendre que la BNF prend enfin en compte l’impression à la demande comme moyen de publication officiel… et que le dépôt légal des livres publiés par ce biais est enfin possible sans risque de refus pour cause de « non-tirage initial ».

Je viens de faire les démarches nécessaires pour Rémoras et La Trappe, afin de récupérer un print-écran au passage, et j’ai donc mis à jour la partie 6 du dossier auto-publication, puisque les précédentes informations relatives au dépôt légal étaient devenues incomplètes et obsolètes.

Toutes les personnes ayant déjà lu cette partie et renoncé à cette formalité sur la base des conseils de l’article en question sont donc invitées à le relire, car les auto-publiés n’ont désormais plus aucune excuse pour ne pas être totalement en règle vis-à-vis de la BNF ! 🙂

Merci encore à D.B pour cette nouvelle information, qui sera très utile à de nombreuses personnes. Hélène

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Kobo Writing Life : nous avons testé

Kobo Writing Life : nous avons testé

Kobo Writing Life : nous avons testé


Après une semaine d’attente, Rémoras est enfin intégré en direct dans le catalogue Kobo, via Kobo Writing Life.

Jusqu’à maintenant, nous étions présents dans leur catalogue via Smashwords, ce qui présentait quelques difficultés :

  • Devoir jongler avec les prix sur Smashwords, en tenant compte du cours du dollar, de façon à tomber à peu près sur 2,99€, notre prix de référence, et accessoirement ne pas subir les foudres d’Amazon en cas de changement à la baisse… ce qui faisait que le titre était vendu 3,02€ sur Kobo et FNAC (catalogue identique pour les ebooks), avec un prix de base de 4,09$ sur Smashwords.
    Publier directement dans Kobo nous permet enfin d’obtenir 2,99€ pour les ventes européennes et de fixer à part les prix pour les autres pays de vente.
  • Ne pas pouvoir agir sur la présentation du titre et les libellés associés, ce qui générait quelques absurdités et des affichages curieux.
    Par exemple, dans le transfert Smashwords –> Kobo –> Fnac, M.I.A était devenu AIM !! 🙂 Un exemple de collaboration anglo-francophone peu fonctionnelle…
    En publiant directement via Kobo Writing Life, nous pouvons enfin maîtriser la mise en forme du texte de présentation et obtenir quelque chose d’attrayant.
  • Les délais étaient TRÈS longs !
    A titre d’exemple, une mise à jour faite sur Smashwords prend jusqu’à 15 jours pour être validée dans leur catalogue Premium et envoyée aux partenaires… qui mettent eux-même jusqu’à une semaine pour en tenir compte.
    J’ai notamment demandé à Smashwords de retirer Rémoras du canal de distribution Kobo, pour éviter les doublons… c’était il y a 10 jours et j’attends toujours la prise en compte (ce qui fait que Rémoras apparait deux fois chez Kobo actuellement).

Sur le plan technique, l’interface de Kobo Writing Life est assez épurée, pas très compliquée et fonctionnelle.
Il manque encore un certain nombre de possibilités pour que le système égale celui d’Amazon KDP, mais le résultat est plutôt probant et de nouvelles fonctions sont attendues sous peu.

Seul reproche : les délais, qui sont censés être de 72h pour une mise en ligne mais sont plus proches de 7 jours, en tout cas pour le moment.
Une meilleure réactivité est sans doute à espérer dans les prochains mois.

La Trappe va bien sûr profiter de cette même mise à jour et je ne manquerai pas de vous dire si l’expérience est à nouveau aussi satisfaisante.

Hélène

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Le marketing d’un auteur – clichés et storytelling

L’auto-publication : partie 6 (démarches administratives)

L’auto-publication : partie 6 (démarches administratives)

auto-publication2MAJ janvier 2017 : retrouvez notre série de tutoriels dédiés aux auteurs indépendants en vidéo sur notre chaîne YouTube.


(Partie 6 du dossier consacré à l’auto-publication, faisant suite à « L’auto-publication : partie 5 (création de votre livre en version papier) ».

Dans cette sixième partie du dossier relatif à l’auto-publication, je vous propose de passer à une phase relativement pénible de l’aventure de l’auto-publié : les démarches administratives.

Comme d’habitude, je pars du principe que vous avez lu et suivi toutes les parties précédentes de ce dossier, notamment celle qui concerne les ISBN (autre question administrative déjà traitée en amont, sur laquelle je ne reviendrai pas ici… :)).

Alors que votre livre est en cours de publication, dans sa version numérique et /ou papier, il est en effet important de vous occuper de deux aspects : le dépôt légal du livre et la récupération d’un n° ITIN (dès lors que vous vendez par le biais de distributeurs ayant leur siège social aux États-Unis).

Ces deux éléments n’ont absolument rien à voir l’un avec l’autre mais ont un point commun : ils vont vous prendre du temps, de l’énergie… et certainement vous rendre fous si vous vous lancez à la recherche de la bonne procédure au petit bonheur la chance, comme nous l’avons fait dans les débuts.

Je vais donc essayer, dans un article qui s’annonce long (je vous préviens !), de vous donner les clés qui vous feront gagner du temps et vous permettront d’économiser vos nerfs. 🙂


LE DÉPÔT LÉGAL

Le dépôt légal est une modalité imposée par la loi qui vise à enregistrer auprès de la Bibliothèque Nationale de France tout ce qui est publié en France et a vocation à toucher un public (au-delà du cercle familial).
Accessoirement, c’est un moyen supplémentaire de protéger son œuvre, en disposant d’un enregistrement officiel et gratuit.

Lorsqu’on est édité traditionnellement, c’est l’éditeur qui gère ça pour vous et le problème est réglé en trois secondes.

Mais pour les auto-publiés, la question est à gérer soi-même et nous utilisons principalement deux voies pour diffuser nos livres : la publication numérique et l’impression à la demande pour une éventuelle version papier.

Les publications numériques ne sont pas considérées comme des « livres » mais sont assimilées à des « sites web » par la BNF.
Voici ce qu’elle dit pour ces supports en question :

Le dépôt légal des publications numériques en ligne ou téléchargeables ne se fait pas à l’unité mais au sein du site Web qui les diffuse. Les modalités de dépôt sont celles du dépôt légal de l’Internet, prévues par le Code du patrimoine (art. L131-2, L132-2, L132-2-1 et R132-23-1). L’éditeur n’a aucune démarche active à effectuer auprès de la BnF.

.. / ..

Les modalités de dépôt sont celles du dépôt légal de l’Internet, prévues par le Code du patrimoine. L’éditeur n’a aucune démarche active à effectuer auprès de la BnF. En effet, la Bibliothèque réalise des collectes automatiques grâce à des robots. Compte tenu de la masse d’informations disponible sur l’Internet, elle procède par échantillonnage, selon des critères visant à assurer la meilleure représentativité possible de ses collections.

Dans ce premier cas, tout va donc bien !
Si vous vous contentez de vendre votre livre sous format eBook, vous n’avez rien à faire et vous pouvez passer votre chemin….

Par contre, les livres vendus en version papier ont une situation plus complexe :

  • Si vous travaillez « à l’ancienne » avec un imprimeur, en procédant à un tirage dont l’objectif est commercial, avant d’essayer de vendre vos livres auprès des libraires, vous êtes concerné par la procédure du dépôt légal : vous trouverez alors toutes les informations pratiques (formulaire, déroulement, etc.) sur le site de la BNF.
  • ATTENTION / TOUTE CETTE PARTIE N’EST PLUS VALABLE, SUITE A UNE NOUVELLE PRISE EN COMPTE DE L’IMPRESSION A LA DEMANDE PAR LA BNF, ET RESTE JUSTE ACCESSIBLE A DES FINS D’HISTORIQUE DE CET ARTICLE – VOIR NOUVEAUTÉ PLUS LOIN. Par contre, si vous utilisez le système de l’impression à la demande, vous allez vous retrouver dans une situation très bizarre : vous êtes plein de bonne volonté, vous voulez respecter la loi, mais… la BNF refusera d’enregistrer votre livre, sachez-le.
    En effet, la loi française n’a pas encore été mise à jour pour tenir compte de ce processus assez récent d’auto-publication qu’est l’impression à la demande… et donc l’absence de « tirage initial ».
    Vous pouvez retrouver toute l’explication de ce paradoxe sur le site du Portail du Livre, qui résume très bien l’incohérence légale qui s’offre à nous dans ce domaine.
    Vous pouvez également lire un exemple réel vécu par un auto-publié, article très complet dans lequel vous découvrirez les inconvénients de ce refus et les stratégies éventuelles à mettre en place lorsqu’on veut contourner cette difficulté et procéder quand même au dépôt légal du livre (le billet en question date un peu mais le problème est toujours d’actualité, preuve que la loi chez nous est toujours en retard sur la réalité…).

Bref, pour faire court et vous éviter de dépenser de l’encre en imprimant des formulaires inutiles, ou des timbres en envoyant des courriers qui ne servent à rien, voici ce qu’il faut retenir (dans l’état actuel de la loi, et sous réserve de modifications à venir) :

  • Vous n’avez aucune démarche à accomplir pour un livre vendu sous forme numérique.
  • Vous pouvez et devez procéder au dépôt légal si votre livre bénéficie d’un tirage initial suffisant pour être considéré comme mettant le titre « à la disposition d’un public qui excède le cercle de famille ».
  • Vous pouvez toujours essayer de faire enregistrer votre livre imprimé à la demande, sous réserve de mentir un peu dans le formulaire d’enregistrement… sinon, il sera refusé. Je vous recommande donc de ne pas perdre votre temps !

Edit 22/08/2012 / Important !

Grâce à un de nos lecteurs, qui a eu la gentillesse de nous écrire, nous avons pu voir que la BNF prend enfin en compte l’impression à la demande en tant que mode d’édition et qu’il est désormais possible d’enregistrer les livres publiés par ce biais.

Il est donc important que vous fassiez cette démarche, puisqu’elle est obligatoire et qu’elle est enfin possible ! 🙂

Il faut pour cela passer par l’extranet de la BNF, demander à « s’inscrire à ce service », pour créer un compte qui sera validé sous 72 heures (les identifiants sont envoyés par email), puis faire la déclaration en ligne.
Cette déclaration sera ensuite à imprimer et à envoyer avec un exemplaire du livre par courrier non-affranchi (toutes les consignes sont données à l’écran, au fil de la saisie).

Voici l’exemple de la saisie de Rémoras (écran d’accueil, une fois qu’on a un compte, et écran de déclaration du titre), pour vous donner un visuel :

Voilà donc pour le dépôt légal… Passons à un autre sujet, encore plus délirant… 🙂


FISCALITÉ ET ITIN

(Edit 2015 : pour Amazon, toute la partie qui suit est désormais très simplifiée, si votre foyer fiscal se trouve en France. La simple saisie de notre n° fiscal français remplace et vous évite la procédure ITIN. Je laisse néanmoins toutes les explications, pour des auteurs francophones qui seraient fiscalisés à l’étranger.)

Voilà un sujet qui a mobilisé 50 heures de mon temps ces derniers mois et qui est le cauchemar de la plupart des auto-publiés francophones… l’ITIN.

Pour ceux qui débarquent, voici un petit état des lieux très simplifié, afin de situer le contexte :

  • La plupart des plateformes de vente utilisées par les auto-publiés (et notamment celles qui vous intéressent le plus, Amazon et Smashwords) ont leur siège social aux États-Unis.
  • À ce titre, elles payent leurs impôts là-bas et retiennent une partie de vos « royalties » (terme mal utilisé, il s’agit plutôt de bénéfices) afin de les reverser à l’IRS (le Trésor Public américain), même si vous payez vous-même vos impôts en France sur la base de ce que vous gagnez.
    Cette retenue est de 30% (sur les ventes effectuées sur les canaux américains, comme amazon.com) et vient grever des gains déjà souvent modestes.
  • Mais… la France et les États-Unis bénéficient d’un accord fiscal qui permet de récupérer cette taxation, pour peu qu’on puisse prouver aux distributeurs qu’on utilise, comme Amazon, que l’on est bien citoyen français et que l’on s’est enregistré auprès de l’IRS (le même principe est valable pour tout un tas de pays, mais vous comprendrez que je me limite ici à notre exemple national).

L’idée est donc simple sur le papier (en réalité, suivez le guide si vous ne voulez pas vous pendre !!) :

  • Il faut écrire à l’IRS pour demander ce fameux n° ITIN, qui est un n° d’identification fiscale vous enregistrant comme une personne percevant des revenus de la part d’une société dont le siège social est américain.
  • Puis il faut communiquer ce n° aux distributeurs concernés, pour qu’ils vous passent dans la catégorie des vendeurs à ne plus taxer.

Mais vous vous doutez que la réalité est bien loin de tout ça !
En effet, tous les formulaires sont en anglais, les temps de réponse sont de plusieurs semaines, les accords fiscaux à lire et comprendre sont imbuvables, les infos sont contradictoires… et la plupart des auto-publiés craquent en cours de chemin, notamment ceux qui n’ont pas la chance d’être anglophones (cf la procédure donnée par Amazon KDP, où tous les liens mènent vers des rubriques IRS en anglais).

D’ailleurs, si vous vous promenez sur les forums spécialisés, vous verrez un conseil qui revient souvent : utiliser le n° ITIN d’une tierce personne ou l’inventer. Je ne vous le recommande pas ! Vous risquez plus de problèmes qu’autre chose.

Voici plutôt la bonne procédure, celle qui marche… puisque ce n° ITIN, j’ai fini par l’obtenir, et que je vais vous donner les informations nécessaires pour éviter mes propres erreurs de parcours (procédure initiée en mars et enfin bouclée en juillet) ! 🙂

1- Téléchargez et remplissez soigneusement le formulaire W-7 que vous allez envoyer à l’IRS pour demander le n° ITIN.
Vous pouvez le compléter informatiquement (pensez à bien l’enregistrer sur votre ordinateur) avant de l’imprimer pour signer et dater à la main, ce qui sera plus propre.

Parce que j’ai envie de vous épargner les casse-têtes chinois, voici la copie de ma propre demande : vous n’avez qu’à suivre le modèle et compléter les champs que j’ai indiqués en majuscules.

2- Imprimez et remplissez à la main une lettre à en-tête d’un de vos vendeurs en ligne, prouvant que vous avez besoin de cet ITIN, puisque vous vendez par leur biais (celle d’Amazon est ici, Smashwords envoie la sienne sur demande, lorsqu’on atteint 10€ de gains, en allant dans votre espace personnel, à la rubrique des paiements).

3- Pour ce qui est des justificatifs d’identité, oubliez les extraits de naissance certifiés par votre mairie locale, ils vous reviendront dans le pif, j’en sais quelques chose !

Utilisez uniquement des pièces comprenant des photos d’identité, même si la documentation officielle parle d’autre chose : il en faut deux en l’absence de passeport.
Si vous le pouvez, le passeport est idéal car il s’auto-suffit.

4- Vous allez ensuite devoir faire certifier l’authenticité des copies des pièces d’identité en question : en France, seuls les ambassades, consultats et certains tribunaux particuliers ont le pouvoir de certifier les documents copiés, selon les normes de l’IRS.

J’ai personnellement choisi le consulat américain de Toulouse : un rendez-vous, 50€ par pièce certifiée (d’où l’intérêt du passeport, plutôt que pièce d’identité + permis de conduire), et la production d’un document authentifié par le consul, qui est à joindre au dossier.

5- Le dossier complet terminé sera donc le suivant : formulaire W7 correctement rempli, copie des pièces d’identité authentifiées et lettre du vendeur en ligne.

Le tout est à renvoyer dans une enveloppe suffisamment affranchie à l’IRS, à l’adresse suivante :

Internal Revenue Service
Austin Service Center
ITIN Operation
P.O. Box 149342
Austin, TX 78714-9342
États-Unis d’Amérique

6- Il vous reste maintenant à attendre au minimum quatre semaines, en croisant les doigts et en espérant ne pas avoir raté une case !

Mais vous n’en avez pas fini ! 🙂

Lorsque l’IRS finira par vous envoyer votre n° ITIN (et je vous souhaite de l’obtenir du premier coup, sans demande complémentaire), il vous faudra alors en informer les vendeurs qui ont besoin de l’ITIN pour annuler votre taxation de 30%.

Voilà la procédure en question :

1- Téléchargez cette fois le formulaire W-8BEN, que vous trouverez ici pour Amazon (version spéciale, avec deux lignes de signature en bas) et ici pour Smashwords (version de base donnée par l’IRS).
Attention, la version Amazon comporte en plus une page d’identification dans laquelle vous devez saisir votre n° de vendeur chez eux, et ils demandent expressément que tout soit rempli à la main.

Je vous propose encore une fois une copie de ma propre demande, qui est la version Smashwords (l’essentiel est identique dans tous les cas).

2- Envoyez ce formulaire W-8BEN à chaque vendeur concerné.

Les adresses sont les suivantes pour Amazon et Smashwords :

Amazon Digital Services
Attn: Vendor Maintenance
PO Box 80683
Seattle, WA
98108-0683
États-Unis

Smashwords, Inc.
Attention Tax Compliance Dept.
15951 Los Gatos Blvd., Ste 16
Los Gatos, CA 95032 USA

3- Patientez, avec la conscience du travail bien fait ! 🙂

Pendant ce temps-là, n’oubliez pas d’aller rajouter votre n° ITIN dans les données de votre compte Create Space, si vous utilisez leurs services… ça, ça prend deux secondes.

Notez que si vous n’avez pas le courage de faire toutes ces démarches, vous pouvez aussi tout simplement accepter l’idée que 30% de vos revenus chez certains de vos distributeurs (et pas des moindres !) seront retenus à la source lorsque vous vendez sur les canaux de distribution américains.

Vous en avez donc fini avec la lecture de la partie la plus longue de ce dossier.
Comme d’habitude, n’hésitez pas à commenter, donner votre avis, partager votre propre expérience ou poser vos questions.

Dans la prochaine partie, nous parlerons des questions de statut juridique et fiscal, de nombreuses questions et angoisses existentielles circulant à ce sujet…

En espérant que cette partie 6 vous aura été utile, je vous dis donc à bientôt ! 🙂

Hélène

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