Lorsque nous avons mis Rémoras en ligne mi-février, nous étions loin de penser que l’auto-publication nous permettrait d’attendre aussi rapidement (à l’échelle francophone, évidemment ! :)) le cap des 1 000 ventes.
Sans tenir compte des téléchargements effectués sur les plate-formes reliées à Smashwords (iBookstore, FNAC, Kobo, etc.), pour lesquelles nous ne connaitrons les chiffres qu’au début de l’été, nous ne sommes en effet plus qu’à quelques dizaines de ventes de ce premier cap symbolique…grâce à Amazon KDP, pour notre version numérique, et Lulu, pour notre version papier.
Un grand merci, donc, à tous les lecteurs qui rendent cette aventure possible, en nous faisant confiance et en diffusant nos liens dans leur réseau.
Un très bon article à lire aujourd’hui (proposé par le site Lettres Numériques), qui tente de tordre le cou à 5 clichés très communs au sujet du livre numérique et qui reprend donc certains points que j’avais évoqués dans un article précédent.
En voici l’intro :
A l’heure où beaucoup de lecteurs se laissent tenter par le livre numérique, sans pour autant renoncer à leur mode de lecture traditionnelle, d’autres clament haut et fort que l’ebook n’est pas pour eux, arguments à l’appui. Bien sûr, il y a de quoi être un peu nerveux face à cette transition, mais le livre numérique n’a rien d’inaccessible. Pour le prouver, Lettres numériques démonte 5 mythes sur l’ebook largement ancrés dans les mentalités…
Dans cette quatrième partie du dossier relatif à l’auto-publication, je vous propose de nous intéresser à la création concrète de votre livre, pour sa version numérique tout d’abord.
Je vais partir du principe que vous avez lu et suivi les parties précédentes de ce dossier, sans brûler les étapes ! 🙂
En d’autres termes, votre livre est de type roman (pas un livre illustré de cuisine, car là, tout sera plus compliqué et je n’aborderai pas ce type d’ouvrage ici), il a été lu, relu, corrigé et encore relu, vous l’avez soigneusement mis en page dans votre traitement de texte et votre couverture tient la route.
Vous avez également pris soin de prévoir autant de copies de travail – dans des dossiers distincts – que de futurs formats de diffusion (pour éviter de vous mélanger les pinceaux) et vous avez vos ISBN sous la main (un ISBN sera indispensable chez Smashwords, si vous voulez qu’ils vous distribuent sur iTunes et Sony).
Si tous ces critères sont remplis, vous êtes prêt à aborder l’étape 4.
QUEL FORMAT DE DIFFUSION NUMÉRIQUE AVEZ-VOUS CHOISI ?
Si vous avez un peu parcouru ce blog ou que vous vous intéressez à la lecture numérique, vous devez savoir que toutes les liseuses ne fonctionnent pas avec les mêmes formats de fichiers (ben non, ce serait trop simple !).
En d’autres termes, il va vous falloir créer des supports différents pour la plupart des distributeurs.
Pour gagner du temps et ne pas devenir chèvre si vous êtes allergique à l’informatique, je vous invite à suivre notre propre mode de diffusion, qui permet de couvrir un maximum de plateformes de vente d’ebooks (en tout cas, celles qui comptent le plus).
Publication regroupée chez Smashwords, qui est un agrégateur et va vous permettre avec un seul point d’entrée de figurer dans les catalogues FNAC, Kobo, iTunes et Sony (plus quelques plateformes anglophones et donc moins pertinentes), pour peu que la qualité technique de votre document vous permette d’intégrer le catalogue Premium.
Puis, publication dans tous les catalogues en ligne francophones qui vous sembleront pertinents, selon le thème de votre livre, et pour lesquels je vous laisse fouiner sur le web, comme nous sommes toujours en train de le faire nous-mêmes… 🙂
Je vous laisse aussi évidemment le soin d’aller tout d’abord vous inscrire sur la ou les plateformes qui vous intéressent, cette étape étant rapide et sans difficulté (pensez juste à avoir sous la main RIB, informations PayPal, etc.).
Pour ce qui est des formats appropriés selon les plateformes, voici ce que vous allez devoir prévoir (pas de panique, vous allez voir comment obtenir un bon résultat technique un peu plus bas) :
Amazon accepte que vous téléchargiez un .doc, mais pour l’avoir testé… je ne vous le recommande pas (pas de table des matières interactive, mise en page approximative, etc.). (MAJ 2016 : ceci n’est plus aussi vrai depuis 2014, pour peu que le .doc soit parfaitement préparé)
Ce qu’il vous faut ici, c’est un fichier en format .mobi, car vous obtiendrez de bien meilleurs résultats.
Smashwords, au contraire, n’accepte qu’un fichier en format .doc, mais avec des consignes très strictes : si vous ne les suivez pas, vous n’atteindrez jamais leur catalogue premium et vous resterez donc coincé seulement dans Smashwords, pas dans les catalogues partenaires (FNAC, Kobo, etc.). (MAJ 2016 : fichiers ePub acceptés depuis 2014)
L’avantage, c’est que c’est Smashwords qui va gérer la conversion technique pour toutes les autres plateformes qu’il relaye.
YouScribe accepte des tas de formats, puisque c’est une plateforme qui permet le partage de documents de travail en plus de pratiquer la commercialisation, mais pour un livre dédié aux liseuses, vous devrez fournir un format .ePub (plus éventuellement un format .pdf, si vous voulez donner aux gens la possibilité de vous lire sur ordinateur).
Pour les autres distributeurs que vous aurez choisis, vérifiez bien le format requis et les consignes plus ou moins strictes qui vous seront données.
Avec ce petit récapitulatif en tête, il est temps pour vous de vous lancer dans la conversion technique de votre fichier.
COMMENT TRANSFORMER OU ADAPTER CORRECTEMENT VOTRE FICHIER .DOC ?
Pour faire de votre manuscrit Word un fichier .ePub ou .mobi parfait (donc en vue d’une diffusion Kindle ou YouScribe, pour ceux qui suivent… :)), je vous invite tout simplement à suivre ce formidable tutoriel de Jean-Claude Dunyach.
Il y aborde toutes les étapes de fabrication de façon très claire, pédagogique et illustrée, et il n’y a donc aucun intérêt à ce que je réécrive tout ici moi-même.
Vous y retrouverez même quelques conseils de base similaires à ceux que j’ai évoqués dans la partie 3 de ce dossier.
Avec ce tutoriel, vous allez découvrir les logiciels Atlantis, Calibre et Sigil, et apprendre à créer des fichiers impeccables.
Bien sûr, les puristes pourront dire que tout n’est pas abordé, que d’autres outils existent, blablabla… mais – vous l’aurez compris – ce dossier n’a pour objectif que de vulgariser le volet technique de l’auto-publication auprès des novices… pas de le compliquer…
Pour adapter votre manuscrit Word aux exigences de Smashwords, qui sont techniquement impitoyables, il va vous falloir lire soigneusement tout le document de consignes préalables, relatives à la mise en forme demandée. A défaut, vous passerez des semaines à soumettre un document qui ne fera que vous revenir dans les dents et vous n’entrerez jamais dans le catalogue Premium.
Cette partie explicative n’existe qu’en anglais lorsqu’on découvre le site initialement, mais, si vous n’êtes pas anglophone, ne désespérez pas ! Il en existe une version traduite en français, à récupérer gratuitement (allez simplement en bas de la page, prendre le format qui vous intéresse). Le principe est simple : suivez bêtement ce qui est demandé et tout se passera parfaitement !
Ne cherchez pas à contourner les consignes, ne zappez pas les multiples conseils, car c’est un robot qui prendra d’abord en charge votre document, avant l’étape de vérification manuelle… et un robot ne fait pas de sentiment.
Pour l’anecdote, Rémoras m’est revenu en mode « erreur » pendant 4 jours, pour un simple retrait de trop oublié sur la page de titre… vous voyez donc que ça ne plaisante pas ! 🙂
Voilà l’essentiel des informations à lire et appliquer pour une mise en vente numérique de qualité.
Il ne vous reste plus qu’à inscrire votre ouvrage sur chaque plateforme choisie, en utilisant le format approprié et en communiquant les informations spécifiques demandées (comme l’ISBN).
Précision : pensez à revérifier pour chaque plateforme les taille et résolution requise pour votre couverture, si vous voulez que votre page de vente n’affiche pas une image immonde.
Autre précision : la publication est quasi-immédiate sur YouScribe, peut prendre jusqu’à 48h sur Amazon KDP et est immédiate sous Smashwords (pour la plateforme elle-même, mais l’intégration dans le catalogue Premium, le plus important, peut prendre jusqu’à 10j, sous réserve que votre document soit techniquement accepté, évidemment…en sachant que les partenaires eux-mêmes, tels FNAC, iTunes, etc. ne mettent leur base de données à jour que 1 à 4 fois par mois).
La patience sera donc votre meilleure alliée !
Dernière précision : n’oubliez jamais de vous mettre dans la peau de vos lecteurs, en téléchargeant des copies de votre livre à chaque fois que c’est possible (il est temps pour vous d’acheter une liseuse, si vous n’en avez pas encore !), afin de constater par vous-même le résultat obtenu.
Et si rien ne se passe comme vous le voudriez, n’hésitez pas à nous contacter, nous essayerons autant que possible de vous aider à résoudre vos problèmes techniques ! 🙂
QUID DE LA DIFFUSION PAPIER ?
Cette partie 4 étant déjà très longue et l’auto-publication en version numérique étant un gros sujet en soi… je préfère finalement garder le thème de la diffusion papier pour la partie 5, qui vous sera proposée très prochainement.
Vous avez déjà du pain sur la planche pour tout le volet numérique et j’espère que ces quelques conseils vous permettront de franchir cette étape avec succès !
Nous avons demandé il y a six semaines au site les-agents-littéraires-fr, spécialisé dans la critique des livres peu médiatisés, de réaliser celle de Rémoras.
Le principe est assez simple : remplir un formulaire de demande, leur adresser une copie du livre puis en envoyer une autre à un de leurs blogueurs littéraires, choisi aléatoirement par leurs soins.
La chronique de Rémoras a été publiée hier sur leur site (et était déjà en ligne sur le blog de la personne ayant rédigé la critique, O-Littéraires, depuis le 22 avril… je m’en suis rendu compte un peu tardivement…).
La critique qui en découle est non seulement détaillée et très structurée, mais elle est aussi particulièrement enthousiaste, ce qui nous fait évidemment très plaisir.
Vous pouvez vous rendre sur l’un des deux sites pour la lire, mais je profite de ce post pour la copier ici, en remerciant Les Agents Littéraires et O-Littéraires d’avoir su dépasser les craintes qu’ils pouvaient avoir vis-à-vis d’un roman auto-publié et d’avoir accepté ce partenariat. 🙂
Voici donc la chronique en question…
> Les auteurs ont choisi l’auto-édition pour leur roman. On peut avoir moins confiance pour les livres auto-édités comme aucune maison édition n’a validé le récit. J’ai vu beaucoup de critiques très enthousiastes qui recommandaient de ne pas prendre en compte ce paramètre et de foncer acheter le bouquin. Je confirme ! Peu importe vos appréhensions, ce livre est digne d’une grande maison d’édition ! C’est impossible de ne pas être bouleversé à cette lecture. Les auteurs pourraient même mettre en place un « satisfait ou remboursé » tellement ce roman coupe le souffle.
Le récit se met en place tout doucement. Les premiers chapitres ne se suivent pas. On passe à des personnages, des périodes et des lieux différents. Chaque chapitre débute en donnant le lieu et le moment où l’action se passe. Je m’y suis reportée à beaucoup de reprises pour mettre les éléments en ordre. On se doute que toutes ces petites histoires vont finir par se recouper, mais on a vraiment du mal à voir comment.
L’écriture est très entraînante. J’ai accroché immédiatement et j’ai lu ce pavé en quelques heures sans voir le temps passer. C’est une magnifique plume qui sait parfaitement doser descriptions, dialogues et passages d’action pour nous captiver totalement !
J’adore les personnages ! Tous sans exception ! Ils sont très très bien construits. Je tire mon chapeau aux auteurs. Le côté psychologique est là, ainsi que la crédibilité. Je n’ai rien à redire. Ils m’ont séduit du début à la fin. Ils nous surprennent jusqu’au dernier moment. On n’est jamais sûr de les avoir vraiment cernés.
Les auteurs n’ont pas installé de vrai suspense, mais je suis restée sans voix plus d’une fois à la suite d’un rebondissement, et pourtant j’avais deviné une partie du dénouement dès le début. Le seul point faible pour moi de ce roman, c’est sa couverture. J’ai été assez déçu en le recevant. J’attache beaucoup d’importance à la présentation d’un livre. Après avoir finie cette lecture, je trouve finalement que cet échiquier colle parfaitement au récit, mais je n’aime toujours pas ce grand fond noir.
Je vous invite à aller voir le blog de Rémoras si vous voulez plus d’informations.
La phrase de la fin :
« Et je l’attendrai.«
> Et s’il fallait mettre une note, ce serait :
Si vous êtes vous aussi intéressé pour réaliser une chronique du livre, n’hésitez pas à lire cet article, dans lequel nous proposons ce même type de partenariat. 🙂
Petit point d’étape, dans la continuité de ce précédent article :
La traduction de Rémoras en anglais est en cours depuis maintenant 10 jours.
C’est John Temple, un américain établi en France depuis près de trente ans, qui nous fait le plaisir de traduire le roman. Rémoras sera donc disponible en fin d’année pour nos amis anglophones (420 pages, ça prend un peu de temps…) et nous vous en reparlerons le moment venu.
L’écriture de La Trappe avance, et nous prévoyons toujours de pouvoir lancer cette nouvelle (environ 80-100 pages) pour le début de l’été (le délai peut sembler long pour un ouvrage de cette taille mais nous tenons à reproduire en grande partie les mêmes conditions d’auto-publication que celles utilisées pour Rémoras…dont toute la phase de bêta-lecture).
Ci-dessous, un petit rappel de la future couverture de « La Trappe »… vous aurez l’occasion de la revoir souvent sur ce blog dans les prochains mois…
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