Littérature et numérique : avenir de l’écrit

Littérature et numérique : avenir de l’écrit

Littérature et numérique : avenir de l’écrit

Ceux qui se passionnent pour l’avenir de la littérature à l’ère du numérique découvriront certainement avec intérêt l’article de Télérama « Littérature et numérique : quand l’écrit invente son avenir ».

Une enquête dans les coulisses de la littérature de demain, qui a la bonne idée de proposer entre autres un encart relatif à l’auto-publication (en fin de dossier).

Bonne lecture ! 🙂

Hélène

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Rémoras : 100 jours dans le Top 100 Kindle

Rémoras : 100 jours dans le Top 100 Kindle

Rémoras : 100 jours dans le Top 100 Kindle

Je parlais du Top 100 Kindle il y a deux jours et j’ai donc voulu partager ici l’image de nos 100 jours à nous… que nous fêtons à la centième place ! 🙂

Un petit coup de pouce pour nous aider à remonter un peu ??? 🙂

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Classement des ventes sur Amazon (sales rank) : comment ça marche ?

Classement des ventes sur Amazon (sales rank) : comment ça marche ?

Classement des ventes sur Amazon (sales rank) : comment ça marche ?

amazon_frJe parle souvent sur ce blog de la position de Rémoras dans le Top 100 Kindle d’Amazon et ce n’est pas juste une manifestation égocentrique : la réalité du marché français actuel fait que, si l’on n’est pas présent dans ce Top 100, il devient quasi-impossible d’être vu, acheté et lu par les utilisateurs de la plateforme de distribution en question.
En effet, les lecteurs ont naturellement le réflexe de se concentrer en priorité sur les premières pages du catalogue des titres proposés, à moins qu’il soient à la recherche d’un ouvrage spécifique.

Les places sont chères et le classement fluctuant. Avec nos quatre mois de recul et nos 100 jours de présence dans le Top 100 Kindle, voici en gros ce que ça veut dire en termes de ventes (attention, valeurs moyennes du printemps 2012) :

  • Entrer dans le bas du Top 100, c’est espérer vendre 4 ou 5 copies par jour (je parle bien du site français, attention, le marché américain repose évidemment sur des chiffres tout à fait différents !).
  • Entrer dans le Top 40 (les deux premières pages du classement), c’est passer généralement la barre des 10 ventes par jour.
  • Et bien sûr, intégrer la première page (le Top 20), c’est espérer se rapprocher des 15 à 20 ventes quotidiennes, voire plus dans les périodes très fastes (mais vous constaterez qu’il n’y a pas non plus de quoi se rouler par terre en criant « joie, bonheur, béatitude ! »).

Le classement a donc une conséquence directe sur les ventes… et les ventes ont bien sûr une influence sur le classement.
Préserver l’un aide à servir l’autre et peut même pousser certains auteurs à serrer les fesses et à rafraîchir leur page plusieurs fois par jour pour voir où ils en sont (j’avoue, j’en fais partie ! :)), tellement cette position peut faire toute la différence, compte-tenu de la petitesse du marché francophone actuel.
A titre de comparaison, les ouvrages présents dans le Top 100 Kindle américain vendent jusqu’à plusieurs milliers de copies par jour : forcément, passer de la place 30 à 90 est moins traumatisant pour eux !

Oui mais alors, me direz-vous, suffit-il de vendre une quantité précise de copies pour atteindre le Saint Graal et ne plus en bouger ?
Non, ce n’est évidemment pas si simple…sinon, la Bible squatterait le haut du classement des titres papier jusqu’à la fin des temps !!! 🙂

Amazon protège jalousement l’algorithme qui lui permet de calculer son fameux Sales Rank et présente son système un peu comme un concours de popularité : plus on achète votre titre et plus il grimpe… mais pas seulement.
En effet, ce ne sont pas les seules ventes brutes qui sont à considérer, mais plutôt la façon dont votre titre se comporte par rapport à ses concurrents : dans l’absolu, on peut monter dans le classement grâce à une seule vente, pour peu que les petits copains situés devant n’aient rien vendu du tout pendant le laps de temps considéré.
Car le classement est réactualisé toutes les heures, en comparant l’état des ventes de chaque titre à celui de tous ses concurrents.

Dans le calcul est aussi incluse une forme de pondération, qui tient compte du total absolu des ventes depuis la parution du livre.
Cette mesure permet d’éviter que les titres à la célébrité « marketée » et soudaine (pourtant parfois hors de prix !), qui passent de la place 1 000 000 à la place 2 en moins d’une journée, restent trop longtemps à un niveau qui ne reflète qu’un engouement ponctuel et « enfoncent » définitivement un titre qui a un historique pourtant plus qu’honorable.
De cette façon, un livre qui s’est vendu 100 fois en l’espace d’une heure va dépasser celui qui n’a vendu que 50 copies, mais pas longtemps si ce dernier a derrière lui un total de ventes bien supérieur.

Amazon propose ainsi un compromis entre l’intérêt passager, qui permet de mettre en avant de nouveaux titres, et la solidité dans le temps, récompensée elle aussi.

Bref, un calcul qui n’est pas simple et qui se résume pour les auteurs francophones à ce fameux cri du cœur que vous avez déjà pu lire ici : « aidez-nous à rester dans le Top 100 si vous pensez que nous méritons d’être découverts par de nouveaux lecteurs, car sinon les carottes sont cuites !!! ».

Je vous laisse, je dois d’ailleurs retourner rafraîchir la page du classement de Rémoras… 🙂

Hélène

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4 mois de lecture sur Kindle : le bilan

4 mois de lecture sur Kindle : le bilan

4 mois de lecture sur Kindle : le bilan

Lorsque ce blog a été lancé, en mars dernier, un de mes premiers articles a été de parler des avantages de la liseuse numérique.

Il s’agissait de mes premières impressions, puisque mon Kindle avait à peine un mois et que je manquais encore de recul sur la question.

Aujourd’hui, j’ai donc envie de faire un bilan plus étayé, après quatre mois d’utilisation intensive. Cette expérience sera peut-être plus parlante que les nombreux dossiers « techniques » qui vous sont aussi proposés sur ce blog.


Pour rappel, afin de replacer les choses dans leur contexte et pour être parfaitement transparente :

  • Je fais partie de la catégorie des « gros lecteurs » (d’après les normes en vigueur chez les statisticiens), puisque je lis en moyenne deux livres par semaine, et ce depuis l’école primaire.
  • De façon générale, mon taux de lecture a toujours été directement dépendant de mon enveloppe budgétaire, plus que de mon niveau d’envie ou de ma rapidité à lire (pour le dire plus simplement : dans les périodes plus fastes, je peux très bien passer à trois voire quatre livres par semaine).
    En moyenne, je consacrais jusqu’à maintenant une trentaine d’euros à la lecture tous les mois (le prêt entre amis permettant de compléter mes envies de lecture).
  • Je lis de tout, avec une préférence pour le thriller, le polar et les romans historiques.
  • J’ai acheté un Kindle 4 (le modèle « non-touch », donc), principalement pour être en mesure de voir ce que verraient nos propres lecteurs : ça me semblait la moindre des choses de voir Rémoras sur liseuse si nous voulions en faire la promotion en étant crédibles.
  • J’ai joué le jeu selon les règles que je m’étais fixé, en ne téléchargeant que des titres issus du catalogue Amazon (même si j’ai les logiciels pour intégrer dans ma liseuse des titres venus d’ailleurs… :)).
  • Je faisais partie, il y a encore cinq mois, des « je n’aurai jamais de liseuse, rien ne vaut le papier ! ».


Voici donc le bilan :

  • En 16 semaines, j’ai lu :
    – 16 romans de taille « normale » en français (environ 300 pages de moyenne)
    – Les 5 énormes volumes de « A Song of Ice and Fire », achetés en anglais (cf cet article pour savoir pourquoi je n’ai pas voulu de la version française) qui représentent environ 5 000 pages en version papier, soit l’équivalent moyen de 17 livres.
    Soit 33 livres en numérique, auxquels ils faut rajouter deux livres en version papier qui m’ont été prêtés et auxquels j’ai consacré une semaine.
    En bref : 33 livres sur liseuse en 15 semaines dédiées à la lecture numérique, soit une moyenne de plus de deux livres par semaine, dont une partie en anglais et avec des titres supérieurs en taille à la plupart des romans.
    ==> Mon rythme de lecture n’a donc pas baissé, bien au contraire.

 

  • Mes dépenses relatives à ces achats numériques :
    – Mon Kindle, à 99 €.
    – Environ 50 €, à quelques centimes près, pour la totalité des titres téléchargés sur la période (en sachant que j’ai encore 15 titres en attente – grâce à une grosse promotion de Bragelonne proposée début avril qui m’a permis de constituer un bon stock de livres pour 20 € seulement -, et que je ne redépenserai donc rien avant la rentrée de septembre).
    Soit 149 € dépensés pour les 4 mois passés + les 3 mois à venir = 21 € par mois environ.
    ==> J’ai moins dépensé qu’avant, en passant de 30 à 21€ de budget mensuel moyen.

 

  • Remarques diverses :
    – Depuis que je l’ai, j’ai rechargé mon Kindle trois fois (plus la charge initiale du premier jour).
    – Je lis sans problème plus de trois heures d’affilée, sans fatigue oculaire.
    – Le retour sur papier en plein milieu de l’expérience (avec un gros tome de 450 pages en très grande taille et un livre de poche pas pratique à manipuler) m’a fait me languir de ma liseuse… que j’ai retrouvée avec plaisir.
    – Je suis beaucoup plus à l’affût des promotions sur le catalogue Amazon, depuis que j’ai constaté à quel point je peux me constituer une grosse bibliothèque pour un coût relativement faible.
    – J’ai lu des auteurs qui n’existaient pas en papier ou dont le prix des livres en format traditionnel était trop élevé pour que je saute le pas.
    – D’après ce que je vois dans les catalogues des divers distributeurs numériques, l’expérience aurait été sensiblement équivalente avec un autre modèle de liseuse.


Bref, le bilan est ultra-positif !

Je redis encore que j’ai longtemps été dubitative vis-à-vis de la lecture numérique, pour ne pas dire carrément opposée, et que moi aussi j’ai usé et abusé des fameux arguments relatifs au toucher du papier, à son odeur, etc.

En toute objectivité, j’ai découvert que si rien ne remplacera jamais les vieux volumes hérités de mon grand-père (et qui effectivement portent une odeur personnelle, certainement due aux souvenirs), cet argument est vraiment éculé quand il s’agit d’un titre sorti le mois dernier.
Dans ce deuxième cas, le livre ne sent pas grand-chose, il est juste lourd à tenir, surtout quand on lit trois heures sans s’arrêter !

En résumé, j’ai réalisé à ma grande surprise (et pourtant, j’aurais dû m’en douter si j’avais été moins empêtrée dans mes principes…) que j’aimais bien plus la lecture que je n’aimais les livres en tant qu’objets.
Si une liseuse n’est sans doute pas un support très utile pour une personne qui lit un livre par an, je suis persuadée que les lecteurs plus réguliers y trouveront eux aussi leur compte, malgré tous les freins psychologiques qui les bloquent aujourd’hui et qui étaient les miens il y a encore quelques mois.

En espérant que ce bilan personnel, que j’ai voulu aussi concret et objectif que possible, servira à certains d’entre vous. 🙂

Hélène

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Publier un livre numérique : comment ça marche ?

Publier un livre numérique : comment ça marche ?

Publier un livre numérique : comment ça marche ?

Avant de me remettre très prochainement à la rédaction de la suite du gros dossier consacré à l’auto-publication (et toute la partie relative à la version papier, que j’ai différée pour pouvoir parler de CreateSpace sur Amazon), je vous propose d’aller lire un dossier très complet qui complète les points abordés dans la partie 4, publiée il y a quelques semaines.

Ce dossier, rédigé par Matthieu Plasse pour l’université du Québec, parcourt les fondamentaux de la publication en numérique et résume très bien tout ce que a changé pour la fameuse « chaîne du livre », que l’on dépende d’un éditeur ou que l’on se passe.

Pour comprendre tout l’intérêt de ce dossier, en voici la table des matières :

Bonne lecture ! 🙂

Hélène

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