Carte blanche à Édouard Brasey

Carte blanche à Édouard Brasey

Carte blanche à Édouard Brasey

Cet article a été écrit par Édouard Brasey, auteur de plus de 70 romans dont le tout récent Anonymous, et s’inscrit dans notre rubrique : « Carte blanche à… ».

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Anonymous 1-EdouardBraseyAnonymous représente une tentative de s’adapter à l’ère du livre numérique, ses enjeux, ses contraintes, mais également ses potentialités formidables.

Il a donc été conçu dans un esprit d’interactivité et de partage, sur la base d’une petite confrérie de lecteurs bénévoles, baptisés Anons.
Ces premiers lecteurs, ou « beta-readers » comme on dit outre-Atlantique, ont lu scrupuleusement et avec une passion communicative les pages qui suivent, puis en ont signalé les erreurs, omissions, invraisemblances, fautes d’orthographe, incorrections et autres scories qu’un auteur laisse invariablement après lui, quel que soit son désir de bien faire.
Ils ont ainsi assumé collégialement, avec un professionnalisme sans faille, le travail éditorial et de correction qui est d’ordinaire effectué par les éditeurs classiques.

Grâce à eux, ce roman est davantage lisible qu’il ne l’aurait été sans leur participation. Qu’ils en soient ici remerciés du fond du cœur. Et si le lecteur à venir découvre tout de même quelque paille dans le blé, qu’il en tienne rigueur au seul auteur.

Mais pourquoi Anons ?
J’entends d’ici certains commentateurs extérieurs nous brocarder à propos de ce terme (la moquerie facile est de prétendre que les Anons ânonnent… qu’ils sont des ânes, etc.).

Je tiens donc à préciser les raisons de ce choix : Anon est le diminutif d’Anonymous en anglais.
Le roman portant en grande partie sur ce groupe informel, il est séduisant de pouvoir s’assimiler à eux. Leur choix de revendiquer leur anonymat n’est pas qu’une façon d’échapper aux représailles de ceux qui les pourchassent ; c’est aussi une manière de reprendre le pouvoir à la base, avec cette idée : « Nous sommes anonymes, mais nous sommes les plus nombreux.
En nous regroupant, nous pouvons reconquérir notre liberté bafouée par ceux qui nous dirigent de façon abusive ou injuste. »

Bon, cela dit, ce groupe n’a rien de politique, bien entendu. Ceci est un roman, non un pamphlet. Mais j’espère qu’à l’occasion de cette fiction, certains se poseront des questions sur le monde tel qu’il est en train de devenir.

Quelques-uns ont également fait remarquer de façon judicieuse que l’ânon, le petit de l’âne, était l’humble monture choisie par le Christ pour entrer à Jérusalem le jour des Rameaux. N’est-ce pas un beau symbole ?

Enfin, ce jeu d’interactivité qui nous a réunis durant ces dernières semaines nous a permis de mettre au point un langage, des symboles, des signes de ralliement, comme le fameux LULZ ! (Explication de ce terme à la fin du livre)
Ainsi, les Anons peuvent-ils se reconnaître entre eux et échanger des messages codés. Une forme de relation auteur-lecteur sur fond de roman d’espionnage, en quelque sorte.

Résumé de l’intrigue

5 novembre 1605. Guy Fawkes, l’un des principaux membres de la conjuration des poudres, tente de faire sauter le palais de Westminster le jour de l’ouverture de la Chambre des Lords et de tuer le roi Jacques Ier.

1er novembre 2015. Le groupe puissant et informel Anonymous diffuse sur l’ensemble des chaînes télévisées du monde entier un message étrangement menaçant :

« Nous sommes les Anonymous.

Nous sommes légion.

Nous n’oublions pas.

Nous ne pardonnons pas.

Redoutez-nous.

Souvenez-vous du 5 novembre ! »

Ce message est accompagné du masque de Guy Fawkes, popularisé par la BD puis le film V pour Vendetta, derrière lequel se cachent les membres d’Anonymous, les Anons, pour dissimuler leur identité et manifester contre le système politico-économique et le Nouvel Ordre Mondial dans lesquels ils reconnaissent un nouveau Big Brother.

Le lieutenant Antoine Peretti, spécialisé dans les crimes rituels et religieux au sein de la brigade criminelle de Paris, se voit confier une mission délicate par un étrange émissaire étranger, membre d’une organisation secrète, avec l’aval de sa propre hiérarchie : infiltrer le groupe des Anonymous pour prévenir d’éventuels attentats susceptibles d’être commis contre les principaux symboles de la domination occidentale avant l’échéance du 5 novembre, date anniversaire de la conjuration des poudres au cours de laquelle les Anonymous du monde entier appellent à la révolution et la désobéissance civique.

Mais qui sont vraiment les Anonymous ? De dangereux terroristes voulant mettre le monde à feu et à sang ou des résistants cherchant à dénoncer un complot mondial d’une immense ampleur, organisé par des organisations de l’ombre ?

Peretti n’aura pas le temps de se poser la question. Il est plongé dans une course contre la montre et un jeu dont il ne connaît ni les règles ni les véritables meneurs. Un premier crime est commis, et une capitale européenne est menacée d’une terrible catastrophe le jour même.

Il ne lui reste que quatre jours avant la date fatidique.

Le 5 novembre 2015.

Ce roman en 5 parties, écrit dans l’esprit des séries américaines, est en fait un retour aux romans-feuilletons du XIXe siècle, dans la tradition de Charles Dickens ou Eugène Sue.
Nous n’avons rien inventé, au fond, mais la technologie d’aujourd’hui permet de retrouver cet esprit de liberté et d’improvisation, en un mot de créativité. Pourquoi ne pas en profiter ?

Étant ce qu’on appelle un « auteur hybride », à savoir que je publie à la fois en indépendant et dans l’édition traditionnelle (où j’ai publié 70 livres, certains couronnés de prix littéraires), je pense que la révolution du livre numérique est une chance énorme pour les auteurs, notamment débutants. Ils ont enfin l’occasion d’être lus et de faire entendre leur voix !

C’est la deuxième fois que je publie en indépendant.
Mon précédent thriller, Le Dernier pape et la prophétie de Pierre, a eu deux existences : une publication numérique indépendante d’un côté, avec 5000 téléchargements, et une publication « traditionnelle » chez Télémaque puis France Loisirs (environ 15 000 exemplaires pour les deux), soit autour de 20 000 exemplaires, dont le quart au moins en numérique. C’est très encourageant !

Le Dernier pape (qui a sa propre page Wikipedia) est classé n° 1 des polars historiques depuis plus de trois mois sur Amazon. L’intrigue se déroule en grande partie au Vatican, entre la crucifixion de Saint Pierre et les scandales financiers qui ont agité récemment le chef-lieu de la chrétienté avant l’arrivée du pape François. Dans le roman, j’imagine qu’une comète menace de s’écraser sur le Saint-Siège, tandis que le pape mourant (il s’agissait de Benoit XVI) risque d’être remplacé par un cardinal sans scrupule.
À sa sortie en janvier 2013, ce roman a été interprété comme « prophétique » par la presse, car il anticipait la renonciation de Benoit XVI (voir extraits de presse sur mes pages Wikipedia auteur et Le Dernier pape).

Anonymous se situe dans la continuité du Dernier pape, puisqu’il s’agit à nouveau d’un thriller dystopique et complotiste, fondé cette fois-ci sur le groupe Anonymous, les dangers de la cybercriminalité et l’existence supposée d’un complot mondial.
J’ai conservé le même enquêteur récurrent, le lieutenant Antoine Peretti, spécialiste des crimes rituels et religieux à la brigade criminelle. Mais cette fois-ci, il va devoir infiltrer les Anonymous, qui menacent de détruire les principaux symboles des puissances occidentales avant le 5 novembre 2015, date à laquelle se situe l’action du roman.

La première partie du roman est donc publiée à la veille du 5 novembre 2014. J’espère que la version complète, y compris éditée, sera publiée à la veille du 5 novembre prochain, en 2015 !


DÉCOUVRIR LE DERNIER PAPE

DÉCOUVRIR ANONYMOUS 1

Édouard Brasey est romancier, auteur de plus de 70 ouvrages récompensés par de nombreux prix littéraires.

Il est l’auteur de deux thrillers ésotériques en édition numérique, mêlant l’histoire et le monde contemporain, entre roman policier et d’espionnage, Le Dernier pape et la prophétie de Pierre, best-seller en version numérique et imprimée, vendu à 20 000 exemplaires toutes éditions confondues, et le cycle d’Anonymous, dont voici le premier volet.

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Carte blanche à Patrick Jaulent

Carte blanche à Patrick Jaulent

Carte blanche à Patrick Jaulent

Cet article a été écrit par le co-auteur de Game over !, Patrick Jaulent, et s’inscrit dans notre rubrique : « Carte blanche à… ». Vous êtes auteur, blogueur littéraire, vous appréciez notre ligne éditoriale et vous avez vous aussi envie de venir mettre votre grain de sel sur ce blog ? Contactez-nous !

L’espionnage mené par la NSA a choqué l’Allemagne, oui mais…

Les révélations, à l’été 2013, d’une surveillance massive de l’activité des Allemands sur Internet par les services américains ont considérablement refroidi les relations diplomatiques entre les deux pays.

Mais l’Allemagne n’était pas aussi innocente qu’elle a voulu le faire croire. Les premiers documents portés à la connaissance de la commission d’enquête parlementaire du Bundestag sur cette affaire offrent de nouvelles explications sur cette surveillance et sont accablants pour les services de renseignement (La Süddeutsche Zeitung) et l’exécutif allemand.

La Süddeutsche Zeitung rapporte en effet que les autorités allemandes ont surveillé, pour le compte de la NSA à partir de 2004, un des principaux nœuds d’Internet en Europe, à Francfort, ouvrant aux Américains une porte vers les communications de millions d’internautes du monde entier, y compris, évidemment, d’Européens.

Game overTout a commencé au début des années 2000 : les autorités allemandes, traumatisées comme les autres par les attentats du 11 septembre, se sont rapprochées des services américains. Comme le souligne la Süddeutsche Zeitung, les services américains disposent de la technologie d’interception des communications, mais manquent de lieux stratégiques où la mettre à profit. Or, l’Allemagne dispose d’un des principaux « échangeurs autoroutiers » d’Internet du monde. Installé à Francfort, il est le lieu où se connectent entre eux tous les acteurs d’Internet, et où passe un déluge de données téléphoniques et Internet.

Un « contrat » est donc passé entre l’Allemagne et les États-Unis. Ce « joyau de la coopération », selon les termes de la NSA, débute en 2004 et prévoit que le BND, l’équivalent allemand de la NSA, procède aux interceptions des communications Internet et téléphoniques, qui sont ensuite analysées par les agents américains avec le concours des analystes allemands.

À l’époque, l’accord avec la NSA est censé être un moyen pour les Américains d’intercepter davantage de données en provenance de Russie..

L’accord de ce partenariat a pris fin en 2008. Les raisons de cet arrêt sont encore inconnues (disons plutôt qu’il n’est pas bon de communiquer sur ce point) tout comme l’est la quantité réelle de données d’Allemands qui ont été interceptées, peut-être au mépris de la loi. Comme le rappelle non sans malice la SZ, Hans-Peter Friedrich (alors ministre de l’Intérieur) déclarait en tout cas en juillet 2013 : « Si un service de renseignement étranger surveillait le nœud Internet de Francfort, cela constituerait une violation de notre souveraineté ».

Dans Game over !, l’Allemagne est au cœur de l’intrigue.

Game over !, fiction ou réalité ?

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Carte blanche à Stéphanie Aten

Carte blanche à Stéphanie Aten

Carte blanche à Stéphanie Aten

Cet article a été écrit par l’auteur de « La 3e Guerre », Stéphanie Aten, et s’inscrit dans notre rubrique : « Carte blanche à… ».

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Stéphanie AtenPour répondre à l’invitation des auteurs MIA, et puisque nous avons écrit des « livres-frères » à caractère rebelle et quelque peu coup de poing ;), parlons de cet engouement relativement récent des auteurs et des lecteurs, pour les fictions « complotistes ».

Il en sort de plus en plus, tel le symptôme d’un virus, mais elles peuvent être répertoriées en deux catégories différentes : il y a les histoires purement fictives de l’ordre du fantasme, et il y a les œuvres informatives de type « fouteuses de bordel ». Pardonnez l’expression, je la trouve adéquate.
C’est la seconde catégorie qui m’intéresse, puisque les œuvres des Éditions Hélène Jacob qui s’inscrivent dans ce genre en font toutes partie.

Rémoras a ouvert le bal avec ses agents secrets retraités légèrement embourbés dans une réalité qu’ils ont eux-mêmes façonnée, Game Over s’attaque à la finance internationale en nous relatant une cyberattaque dont on commence déjà à pressentir qu’elle n’est peut-être pas si fictive que ça, et La 3e guerre braque les projecteurs sur la réaction que les Populations devraient se presser d’adopter pour changer le cours des choses…

On est au cœur du sujet : la fiction comme outil pour décrypter et transcender notre réalité, l’imaginaire au service de l’intellect pour lui éviter l’EEG plat, le divertissement comme coup de pied aux fesses pour nous rappeler qu’on ferait mieux de s’occuper de notre réel avant qu’il ne soit trop tard.

On me dit souvent qu’on n’a pas besoin de la littérature pour comprendre notre Monde, que les essais et autres « livres très sérieux » s’en occupent, et que mon rôle à moi, à nous « conteurs », c’est de divertir et émouvoir sans se poser de question.
Je crois tout le contraire.
Je crois que sans une « fiction informative », une fiction impliquée qui aime entraîner son lecteur dans un monde qui s’avère finalement être le sien, nous risquons vite de ne plus chercher à comprendre quoi que ce soit. Noyés chaque jour sous une chape d’informations qui n’en finit pas d’épaissir, nous avons besoin de l’imagination en tant que reflet du réel pour aimer nous poser des questions. À l’heure actuelle, cette littérature-là est de l’ordre de la prescription médicale pour la société malade dans laquelle nous vivons, et pour deux raisons :

  • D’abord parce que la fiction est aussi efficace qu’un airbag : vous êtes conscient qu’il y a accident, mais vous bénéficiez d’un amorti. La 3e GuerreÇa permet de réfléchir au contexte sans se manger le volant.
  • Ensuite, parce que plonger dans un imaginaire qui reste connecté à la réalité, c’est comme faire de l’apnée : vous revenez avec des sensations et des idées que vous n’auriez jamais eues en surface.

La littérature « complotiste » renferme à elle seule une réalité déformée par le questionnement, et une fiction qui tente de lui apporter des réponses. Elle cherche et trouve en même temps, propose et incite en même temps, elle est le creuset de notre époque et des voies qui s’offrent à elle. Lorsqu’elle repose sur une solide documentation ou une expérience réelle, comme c’est le cas pour les livres sus-cités, elle a toute sa légitimité, et je dirais même, toute son utilité.

Aujourd’hui, on étudie la dimension « visionnaire » du 1984 de Orwell à l’Université… En son temps, ce livre était considéré comme une grandiose histoire d’anticipation…
Nous verrons dans vingt ans, si les constats et avertissements lancés de nos jours par des auteurs « débordants d’imagination », ne trouveront pas, eux aussi, un écho résonnant… un écho qui leur donnera, a posteriori et regrettablement, tout leur sens.

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Carte blanche à Alice Quinn

Carte blanche à Alice Quinn

Carte blanche à Alice Quinn

(Cet article a été écrit par l’auteur Alice Quinn et s’inscrit dans notre rubrique : « Carte blanche à… ».
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un-palace-en-enfer-ebook-kindleJ’ai eu beaucoup de plaisir à lire les différents auteurs qui ont accepté la « carte blanche » de M.I.A.

C’est avec une grande joie que j’accepte moi aussi l’invitation de Sébastien à venir parler de mon expérience.

J’ai remarqué aussi qu’il y a principalement des hommes dans cette carte blanche, donc je pense que ma voix sera la bienvenue, juste pour faire le contrepoint féminin. J’invite d’autres femmes à venir faire entendre aussi la leur, pour faire régner une parité… – je blague – Les difficultés que j’ai rencontrées et ma relation à l’écriture et aux méandres de l’édition « indés » sont les mêmes que celles rencontrées par les hommes, bien sûr.

Ces dernières années j’ai écrit quelques livres pour la jeunesse, pour les adolescents, et un ou deux romans. Je fais donc partie de la grande masse des auteurs publiés par des éditeurs, des vrais, et qui ne peuvent pas vivre de leur travail. Qui sont obligés d’avoir plusieurs métiers.

Lire à ce sujet la belle enquête du sociologue Bernard Lahire : La condition littéraire : La double vie des écrivains.

Le système est fait de telle façon que les auteurs sont pieds et poings liés. Ils dépendent entièrement des éditeurs. Dans ce qu’on appelle la « chaîne du livre », l’auteur est le seul à ne pas gagner sa vie.

Cela faisait quelques temps que je cherchais une échappatoire, un moyen de gagner mon indépendance, ma liberté d’auteur.

Depuis deux ans environ je voulais m’éditer en numérique, car je voyais là un bon moyen d’échapper à la tyrannie des éditeurs, tout en évitant le coût draconien de la fabrication d’un livre papier. Mais je ne savais pas comment faire. Et je suis nulle en informatique.

C’est alors que je suis tombée sur une formation en ligne qui m’a enfin apporté toutes les réponses que j’attendais, techniques surtout, mais pas seulement. Et je me suis lancée à l’automne 2012.

J’avais déjà une structure associative pour mes ateliers d’écriture, et je m’en sers actuellement pour faire de l’édition. J’ai regroupé quelques amis passionnés, qui avaient envie de voir leurs écrits édités, et bien que ce soit un gros travail pour moi qui ne connaît pas grand-chose à la technique, j’ai voulu tester l’aspect de l’édition. C’est une très bonne école.

J’ai fait des expériences avec d’autres livres et puis j’ai décidé de sauter le pas pour moi.

En janvier 2013, j’ai réussi à mettre en ligne un de mes romans qui s’était vu refusé par plusieurs éditeurs : Un palace en enfer (Au pays de Rosie Maldonne)

C’était un roman que j’aimais particulièrement, un mélange de suspense et d’humour. Un genre qui ne plaît pas du tout aux éditeurs français. Les Anglo-saxons, pour leur part, en sont friands.

J’avais passé de trop bons moments à l’écrire à une période de ma vie où ça n’allait pas très fort. C’était mon antidépresseur. J’avais trop de peine de voir mon personnage que j’avais adoré, rester au fond d’un de mes tiroirs, et ma plus grande joie a été de le voir enfin en vente sur Amazon.fr, avec une belle couverture.

J’avais l’impression qu’après un long accouchement, enfin Rosie Maldonne venait au monde.

Bien sûr la plus belle surprise était encore à venir, puisque Rosie, s’est mise à grandir très vite et à grimper grimper grimper le classement des ventes sur Amazon.fr.

Un jour, une amie me signale qu’elle a vu Un palace en enfer dans le top 100 ! C’était incroyable pour moi.

Petit à petit, Rosie a grignoté les places et s’est retrouvée à la première. Et pendant longtemps. Elle s’est incrustée. Elle est toujours actuellement dans le top 10. De temps en temps elle s’éloigne de la place 1, puis remonte quelques places. Elle fait le yoyo dans les 10 premières places. C’est très amusant de la voir faire. J’ai vraiment l’impression que c’est Rosie qui s’amuse.

J’ai jonglé avec le prix puisqu’il est en vente habituellement à 2,99 euros et que de temps en temps je le mets à moins de 1 euro, et je l’ai aidé à prendre le départ, les premiers commentaires ont été mis par quelques « amis qui me voulaient du bien ». Mais depuis elle vit sa petite vie sans moi et je suis devenue spectatrice de ses exploits.

Je serais bien incapable de donner des conseils, ou de modéliser ce qui s’est passé.

Si j’essaie d’analyser le phénomène de Un palace en enfer, je dirais qu’il y avait une place manquante dans le top 100, c’était celle des polars de comédie. Il semble évident que les lecteurs du top 100 Kindle adorent les polars. Mais il n’y avait jusque-là que des polars noirs, bien noirs. Enfin je crois.

J’ai l’impression qu’un personnage féminin, et marrant, manquait dans le paysage des polars français du top 100. De plus ce personnage féminin, quand même assez particulier, et les traits de son caractère, coïncident avec un besoin lié, je pense, à la crise. Besoin de rire, besoin de se détendre, besoin de se donner du courage, besoin de croire que c’est encore possible.

Tous ces ingrédients sont dans mon personnage, et ça parle aux lecteurs. La preuve en est que parmi les commentaires, les lecteurs parlent plus de Rosie, que du roman en lui-même.

Je me sens maintenant obligée (je vais me plaindre !) d’écrire une suite, à la demande même de mes lecteurs, qui ont eu du mal à abandonner Rosie à la fin de mon livre. C’est bien sûr avec un grand bonheur que je vais retrouver mon personnage. Je me souviens des parties de fou rire que j’ai eues quand j’écrivais le premier.

Mais j’ai un peu peur de ne pas répondre à l’attente des lecteurs, même si je sais qu’ils seront indulgents, et en plus pour l’instant, je n’ai aucune idée.

C’est pourquoi j’ai lancé un concours de Titre.

Grâce au titre que je vais choisir parmi ceux que la créativité des lecteurs va m’offrir, mon imagination sera stimulée. Je mets la charrue avant les bœufs, si on préfère…

Je pense que dans quelques mois, on va voir fleurir dans le top 100, quelques polars de comédie. Et cela ne pourra que faire du bien au style, et aux gens.

J’ai le sentiment d’avoir pris une revanche, et ça fait aussi du bien. Je préfère de loin la reconnaissance des lecteurs à celle du microcosme des maisons d’édition. Même si, il faut aussi être honnête, sortir son livre chez un éditeur, cela reste attirant.

De mon côté, j’ai sorti le livre en papier-broché avec CreateSpace (en vente à 9€, ras des pâquerettes, mais c’est pour le plaisir.)

Le livre Un palace en enfer sur Amazon est ICI.

Merci à M.I.A. pour la carte blanche, et enjoy Un palace en enfer, qui se lit comme on boit du champagne, en vacances ou quand on rêve d’y être, et qu’on s’imagine au bord d’une piscine… 🙂

Alice Quinn

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Carte blanche à Nicolas Didier Barriac : Malakas…

Carte blanche à Nicolas Didier Barriac : Malakas…

Carte blanche à Nicolas Didier Barriac : Malakas…

malakas(Cet article a été écrit par l’auteur Nicolas Didier Barriac et s’inscrit dans notre rubrique : « Carte blanche à… ».
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« Elles étaient deux : la pin-up excentrique et la bigleuse versatile. Pour une raison dépassant tout entendement, mon choix s’était porté sur la seconde sœur. Si sa myopie m’était apparue évidente lors de notre première rencontre – elle ne m’avait reconnu qu’une fois arrivée nez à nez avec moi – son égoïsme, lui, se cachait derrière des traits de caractère aussi aguicheurs que totalement factices. »

Si Malakas… était un film ce serait une comédie romantique. Mais pas de ces comédies romantiques cruches où tout est balisé par des tournures scénaristiques prévisibles, des acteurs issus d’une vie fantasmée et des scènes douces-amères. Pas non plus de celles qui jouent la surenchère en matière de gags graveleux ou de références sexuelles. Non, Malakas… partage la tournure d’esprit d’un Love Actually où tous les moments les plus ironiques et décalés d’un quotidien ordinaire révèlent tout leur pouvoir comique.

LE PITCH

Louis est un jeune homme discret et préservé jusqu’à ses vingt-cinq ans de la réalité des relations amoureuses. Sur Internet, il rencontre Lena, une étudiante tout aussi empreinte de solitude. Leur inexpérience les rapproche lentement jusqu’à les séduire entièrement. Un jour, Louis part en compagnie de sa belle-famille pour quelques jours dans leur maison de Corfou.

LA MUSIQUE

Tout au long du récit, Malakas… fourmille de références musicales. Un des personnages joue d’ailleurs un groupe de rock et sa trajectoire figure parmi les fils rouges du roman. La présence majeure de la musique dans le livre n’est guère surprenante quand on sait que Nicolas Didier Barriac est un journaliste spécialiste dans le rock depuis plus de dix ans. La structure de Malakas… n’est d’ailleurs pas sans rappeler certains concept albums des seventies avec plage d’intro et envolées lyriques.

TROIS QUESTIONS A NICOLAS DIDIER BARRIAC

nicolas didier barriacComment est née l’envie d’écrire Malakas… ?

Tout à fait naturellement. J’écris des articles de musiques depuis des années et je travaille aussi dans la communication. Mais ces exercices ne permettent pas la liberté de style qu’offre un roman. J’avais une idée narrative très précise en tête pour ce livre et malgré quelques difficultés au début de l’entreprise, Malakas… a été un bonheur à concevoir et à exécuter. A tel point que je n’ai presque pas attendu pour me lancer dans un autre projet !

Le ton du récit oscille en permanence entre un style classique – sorte de roman du XIXème remis au gout du jour – et un humour pince-sans-rire contemporain. Comment expliques-tu cela ?

Par mes goûts, tout d’abord. Il s’agit là de ce que je préfère en temps que lecteur. Un style et un vocabulaire soignés comme les grands auteurs français. Par ailleurs, j’apprécie énormément les Anglais Nick Hornby et David Lodge dont l’humour éclabousse la majorité des œuvres. De plus, le narrateur Louis a une personnalité ambivalente assez difficile à appréhender et ces « aller-retour » entre deux styles distincts montrent bien cette opposition.

Donne-nous une bonne raison de lire Malakas… ?

Une seule, c’est peu, car il y a plein de bonnes raisons de le lire (rires) ! Les beaux jours arrivent, Malakas… est un roman d’été, rempli d’humour et de légèreté, qui se savoure en plein air et fera relativiser la détresse des situations amoureuses de ses lecteurs !

Malakas… sur Amazon.fr

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Carte blanche à Laurent Bettoni : Les Costello, une série mordante

Carte blanche à Laurent Bettoni : Les Costello, une série mordante

Carte blanche à Laurent Bettoni : Les Costello, une série mordante

(Cet article a été écrit par notre camarade et collègue Laurent Bettoni et s’inscrit dans notre rubrique : « Carte blanche à… ».
Vous êtes auteur, blogueur littéraire, vous appréciez notre ligne éditoriale et vous avez vous aussi envie de venir mettre votre grain de sel sur ce blog ? Contactez-nous !).


Dans le genre sang pour sang décalé, le cinéma a Le Bal des Vampires, la littérature a Les Costello.
Vaguement crapuleux, vaguement miteux… vaguement vampires.

La première série littéraire de Laurent Bettoni, Les Costello, une série mordante est un cocktail explosif de Tarantino, Audiard et San-Antonio, à base d’humour, de suspense, de sexe et d’amour, à consommer sans modération.

PRÉSENTATION

Au fil des épisodes, suivez les heurs et malheurs d’une famille (dé)composée de déménageurs-brocanteurs suceurs de sang qui habitent sous le même toit et qui adorent se détester.
Vivant d’arnaques minables et de bricole, les Costello se situent loin, très loin de l’idée qu’on se fait ordinairement des vampires, nobles, élégants et raffinés. Eux sont plutôt affreux, sales et méchants.
Ces voleurs de poules, tombés en disgrâce, n’appartiennent plus depuis des lustres à la caste supérieure de leur espèce. Ils cherchent par tous les moyens à récupérer leur fortune et leur grandeur, perdues au cours des siècles.
Dans leurs tentatives approximatives de redorer leur blason, ils vous feront toujours rire, parfois pleurer et souvent réfléchir sur la condition (in)humaine.

CONÇU COMME UNE SÉRIE TÉLÉ

Cette série littéraire est conçue comme une série télévisée. Elle comportera plusieurs saisons d’une douzaine d’épisodes chacune, chaque épisode étant calibré pour un temps de lecture moyen de 20 minutes et produit au rythme d’un par mois. Je foule les terres des grandioses Soprano, Six Feet Under, Shameless, Weeds, Desperate Housewives et True Blood, dans le seul but de divertir les lecteurs, voire… de les vampiriser.
Fidèle à l’esprit des célèbres feuilletonistes des XIXe et XXe siècles tels que Balzac, Eugène Sue, Alexandre Dumas, Ponson du Terrail, Souvestre et Allain, j’écris les épisodes en temps réel, d’un mois à l’autre, conférant ainsi au récit un maximum de dynamisme et de tension.

LE PRINCIPE

  • Le premier épisode de chaque saison gratuit
  • Chaque nouvel épisode = 0,99 €
  • 1 épisode = 20 minutes de lecture
  • 1 épisode le 15 de chaque mois
  • 1er épisode le 15 avril 2013
  • À la fin de chaque saison, l’intégrale disponible en coffret numérique et papier

EXTRAITS

« La vieille dame n’avait pas entendu l’homme qui l’épiait dans son dos, embusqué derrière le mur de la maison. […] Il regarda furtivement sa lame. La rouille la recouvrait, ainsi que le sang du pauvre clodo dont le type avait tranché la carotide quelques heures plus tôt. »

« La cliente se faisait besogner par le plombier contre la voiture de son époux ; les fesses en appui sur la calandre. Si l’automobile était neuve, la dame, elle, affichait quelques kilomètres au compteur. […] Entièrement nue, ne portant qu’une paire de stilettos Louboutin aux pieds et un collier de perles autour du cou, elle subissait en gémissant de plaisir les coups de boutoir de ce bricoleur […] Un pur bonheur pour cette femme délicate qui rêvait de brutalité. »

« Ce garçon est impulsif, soupira Dante.
— Il est con comme une valise, rectifia Augusta.
— Vous parlez de mon frère ! s’emporta Anna.
— Oui, c’est le mot “con” qui t’a mise sur la voie ? »

« Me faire traiter de vieux débris par la poche de gaz ambulante que vous êtes a quelque chose de délicieux, ma chère. Merci infiniment pour cette friandise. »

L’AUTEUR

Souvent empreints de références de la pop culture, les récits de Laurent Bettoni évoquent la fragilité des êtres et explorent l’âme humaine jusque dans ses recoins les plus sombres, où il aime à penser qu’une part de lumière, aussi faible soit-elle, scintille encore. Son regard n’exclut donc pas l’humour ni la bienveillance. Loin des clivages traditionnels et réducteurs entre littérature blanche et littérature noire, il se définit comme un auteur de littérature « grise », qui mêle les genres.
Laurent Bettoni est également auteur sociétaire de la Sacem, ainsi que chroniqueur pour Service littéraire et La Cause littéraire.

Les Costello, une série mordante, épisode 1 : [amazon asin=B00C73FC2Y&text=Les Costello, épisode 1]

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