Carte blanche à Stéphanie Aten

Carte blanche à Stéphanie Aten

Carte blanche à Stéphanie Aten

Cet article a été écrit par l’auteur de « La 3e Guerre », Stéphanie Aten, et s’inscrit dans notre rubrique : « Carte blanche à… ».

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Stéphanie AtenPour répondre à l’invitation des auteurs MIA, et puisque nous avons écrit des « livres-frères » à caractère rebelle et quelque peu coup de poing ;), parlons de cet engouement relativement récent des auteurs et des lecteurs, pour les fictions « complotistes ».

Il en sort de plus en plus, tel le symptôme d’un virus, mais elles peuvent être répertoriées en deux catégories différentes : il y a les histoires purement fictives de l’ordre du fantasme, et il y a les œuvres informatives de type « fouteuses de bordel ». Pardonnez l’expression, je la trouve adéquate.
C’est la seconde catégorie qui m’intéresse, puisque les œuvres des Éditions Hélène Jacob qui s’inscrivent dans ce genre en font toutes partie.

Rémoras a ouvert le bal avec ses agents secrets retraités légèrement embourbés dans une réalité qu’ils ont eux-mêmes façonnée, Game Over s’attaque à la finance internationale en nous relatant une cyberattaque dont on commence déjà à pressentir qu’elle n’est peut-être pas si fictive que ça, et La 3e guerre braque les projecteurs sur la réaction que les Populations devraient se presser d’adopter pour changer le cours des choses…

On est au cœur du sujet : la fiction comme outil pour décrypter et transcender notre réalité, l’imaginaire au service de l’intellect pour lui éviter l’EEG plat, le divertissement comme coup de pied aux fesses pour nous rappeler qu’on ferait mieux de s’occuper de notre réel avant qu’il ne soit trop tard.

On me dit souvent qu’on n’a pas besoin de la littérature pour comprendre notre Monde, que les essais et autres « livres très sérieux » s’en occupent, et que mon rôle à moi, à nous « conteurs », c’est de divertir et émouvoir sans se poser de question.
Je crois tout le contraire.
Je crois que sans une « fiction informative », une fiction impliquée qui aime entraîner son lecteur dans un monde qui s’avère finalement être le sien, nous risquons vite de ne plus chercher à comprendre quoi que ce soit. Noyés chaque jour sous une chape d’informations qui n’en finit pas d’épaissir, nous avons besoin de l’imagination en tant que reflet du réel pour aimer nous poser des questions. À l’heure actuelle, cette littérature-là est de l’ordre de la prescription médicale pour la société malade dans laquelle nous vivons, et pour deux raisons :

  • D’abord parce que la fiction est aussi efficace qu’un airbag : vous êtes conscient qu’il y a accident, mais vous bénéficiez d’un amorti. La 3e GuerreÇa permet de réfléchir au contexte sans se manger le volant.
  • Ensuite, parce que plonger dans un imaginaire qui reste connecté à la réalité, c’est comme faire de l’apnée : vous revenez avec des sensations et des idées que vous n’auriez jamais eues en surface.

La littérature « complotiste » renferme à elle seule une réalité déformée par le questionnement, et une fiction qui tente de lui apporter des réponses. Elle cherche et trouve en même temps, propose et incite en même temps, elle est le creuset de notre époque et des voies qui s’offrent à elle. Lorsqu’elle repose sur une solide documentation ou une expérience réelle, comme c’est le cas pour les livres sus-cités, elle a toute sa légitimité, et je dirais même, toute son utilité.

Aujourd’hui, on étudie la dimension « visionnaire » du 1984 de Orwell à l’Université… En son temps, ce livre était considéré comme une grandiose histoire d’anticipation…
Nous verrons dans vingt ans, si les constats et avertissements lancés de nos jours par des auteurs « débordants d’imagination », ne trouveront pas, eux aussi, un écho résonnant… un écho qui leur donnera, a posteriori et regrettablement, tout leur sens.

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Carte blanche à Alice Quinn

Carte blanche à Alice Quinn

Carte blanche à Alice Quinn

(Cet article a été écrit par l’auteur Alice Quinn et s’inscrit dans notre rubrique : « Carte blanche à… ».
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un-palace-en-enfer-ebook-kindleJ’ai eu beaucoup de plaisir à lire les différents auteurs qui ont accepté la « carte blanche » de M.I.A.

C’est avec une grande joie que j’accepte moi aussi l’invitation de Sébastien à venir parler de mon expérience.

J’ai remarqué aussi qu’il y a principalement des hommes dans cette carte blanche, donc je pense que ma voix sera la bienvenue, juste pour faire le contrepoint féminin. J’invite d’autres femmes à venir faire entendre aussi la leur, pour faire régner une parité… – je blague – Les difficultés que j’ai rencontrées et ma relation à l’écriture et aux méandres de l’édition « indés » sont les mêmes que celles rencontrées par les hommes, bien sûr.

Ces dernières années j’ai écrit quelques livres pour la jeunesse, pour les adolescents, et un ou deux romans. Je fais donc partie de la grande masse des auteurs publiés par des éditeurs, des vrais, et qui ne peuvent pas vivre de leur travail. Qui sont obligés d’avoir plusieurs métiers.

Lire à ce sujet la belle enquête du sociologue Bernard Lahire : La condition littéraire : La double vie des écrivains.

Le système est fait de telle façon que les auteurs sont pieds et poings liés. Ils dépendent entièrement des éditeurs. Dans ce qu’on appelle la « chaîne du livre », l’auteur est le seul à ne pas gagner sa vie.

Cela faisait quelques temps que je cherchais une échappatoire, un moyen de gagner mon indépendance, ma liberté d’auteur.

Depuis deux ans environ je voulais m’éditer en numérique, car je voyais là un bon moyen d’échapper à la tyrannie des éditeurs, tout en évitant le coût draconien de la fabrication d’un livre papier. Mais je ne savais pas comment faire. Et je suis nulle en informatique.

C’est alors que je suis tombée sur une formation en ligne qui m’a enfin apporté toutes les réponses que j’attendais, techniques surtout, mais pas seulement. Et je me suis lancée à l’automne 2012.

J’avais déjà une structure associative pour mes ateliers d’écriture, et je m’en sers actuellement pour faire de l’édition. J’ai regroupé quelques amis passionnés, qui avaient envie de voir leurs écrits édités, et bien que ce soit un gros travail pour moi qui ne connaît pas grand-chose à la technique, j’ai voulu tester l’aspect de l’édition. C’est une très bonne école.

J’ai fait des expériences avec d’autres livres et puis j’ai décidé de sauter le pas pour moi.

En janvier 2013, j’ai réussi à mettre en ligne un de mes romans qui s’était vu refusé par plusieurs éditeurs : Un palace en enfer (Au pays de Rosie Maldonne)

C’était un roman que j’aimais particulièrement, un mélange de suspense et d’humour. Un genre qui ne plaît pas du tout aux éditeurs français. Les Anglo-saxons, pour leur part, en sont friands.

J’avais passé de trop bons moments à l’écrire à une période de ma vie où ça n’allait pas très fort. C’était mon antidépresseur. J’avais trop de peine de voir mon personnage que j’avais adoré, rester au fond d’un de mes tiroirs, et ma plus grande joie a été de le voir enfin en vente sur Amazon.fr, avec une belle couverture.

J’avais l’impression qu’après un long accouchement, enfin Rosie Maldonne venait au monde.

Bien sûr la plus belle surprise était encore à venir, puisque Rosie, s’est mise à grandir très vite et à grimper grimper grimper le classement des ventes sur Amazon.fr.

Un jour, une amie me signale qu’elle a vu Un palace en enfer dans le top 100 ! C’était incroyable pour moi.

Petit à petit, Rosie a grignoté les places et s’est retrouvée à la première. Et pendant longtemps. Elle s’est incrustée. Elle est toujours actuellement dans le top 10. De temps en temps elle s’éloigne de la place 1, puis remonte quelques places. Elle fait le yoyo dans les 10 premières places. C’est très amusant de la voir faire. J’ai vraiment l’impression que c’est Rosie qui s’amuse.

J’ai jonglé avec le prix puisqu’il est en vente habituellement à 2,99 euros et que de temps en temps je le mets à moins de 1 euro, et je l’ai aidé à prendre le départ, les premiers commentaires ont été mis par quelques « amis qui me voulaient du bien ». Mais depuis elle vit sa petite vie sans moi et je suis devenue spectatrice de ses exploits.

Je serais bien incapable de donner des conseils, ou de modéliser ce qui s’est passé.

Si j’essaie d’analyser le phénomène de Un palace en enfer, je dirais qu’il y avait une place manquante dans le top 100, c’était celle des polars de comédie. Il semble évident que les lecteurs du top 100 Kindle adorent les polars. Mais il n’y avait jusque-là que des polars noirs, bien noirs. Enfin je crois.

J’ai l’impression qu’un personnage féminin, et marrant, manquait dans le paysage des polars français du top 100. De plus ce personnage féminin, quand même assez particulier, et les traits de son caractère, coïncident avec un besoin lié, je pense, à la crise. Besoin de rire, besoin de se détendre, besoin de se donner du courage, besoin de croire que c’est encore possible.

Tous ces ingrédients sont dans mon personnage, et ça parle aux lecteurs. La preuve en est que parmi les commentaires, les lecteurs parlent plus de Rosie, que du roman en lui-même.

Je me sens maintenant obligée (je vais me plaindre !) d’écrire une suite, à la demande même de mes lecteurs, qui ont eu du mal à abandonner Rosie à la fin de mon livre. C’est bien sûr avec un grand bonheur que je vais retrouver mon personnage. Je me souviens des parties de fou rire que j’ai eues quand j’écrivais le premier.

Mais j’ai un peu peur de ne pas répondre à l’attente des lecteurs, même si je sais qu’ils seront indulgents, et en plus pour l’instant, je n’ai aucune idée.

C’est pourquoi j’ai lancé un concours de Titre.

Grâce au titre que je vais choisir parmi ceux que la créativité des lecteurs va m’offrir, mon imagination sera stimulée. Je mets la charrue avant les bœufs, si on préfère…

Je pense que dans quelques mois, on va voir fleurir dans le top 100, quelques polars de comédie. Et cela ne pourra que faire du bien au style, et aux gens.

J’ai le sentiment d’avoir pris une revanche, et ça fait aussi du bien. Je préfère de loin la reconnaissance des lecteurs à celle du microcosme des maisons d’édition. Même si, il faut aussi être honnête, sortir son livre chez un éditeur, cela reste attirant.

De mon côté, j’ai sorti le livre en papier-broché avec CreateSpace (en vente à 9€, ras des pâquerettes, mais c’est pour le plaisir.)

Le livre Un palace en enfer sur Amazon est ICI.

Merci à M.I.A. pour la carte blanche, et enjoy Un palace en enfer, qui se lit comme on boit du champagne, en vacances ou quand on rêve d’y être, et qu’on s’imagine au bord d’une piscine… 🙂

Alice Quinn

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Carte blanche à Nicolas Didier Barriac : Malakas…

Carte blanche à Nicolas Didier Barriac : Malakas…

Carte blanche à Nicolas Didier Barriac : Malakas…

malakas(Cet article a été écrit par l’auteur Nicolas Didier Barriac et s’inscrit dans notre rubrique : « Carte blanche à… ».
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« Elles étaient deux : la pin-up excentrique et la bigleuse versatile. Pour une raison dépassant tout entendement, mon choix s’était porté sur la seconde sœur. Si sa myopie m’était apparue évidente lors de notre première rencontre – elle ne m’avait reconnu qu’une fois arrivée nez à nez avec moi – son égoïsme, lui, se cachait derrière des traits de caractère aussi aguicheurs que totalement factices. »

Si Malakas… était un film ce serait une comédie romantique. Mais pas de ces comédies romantiques cruches où tout est balisé par des tournures scénaristiques prévisibles, des acteurs issus d’une vie fantasmée et des scènes douces-amères. Pas non plus de celles qui jouent la surenchère en matière de gags graveleux ou de références sexuelles. Non, Malakas… partage la tournure d’esprit d’un Love Actually où tous les moments les plus ironiques et décalés d’un quotidien ordinaire révèlent tout leur pouvoir comique.

LE PITCH

Louis est un jeune homme discret et préservé jusqu’à ses vingt-cinq ans de la réalité des relations amoureuses. Sur Internet, il rencontre Lena, une étudiante tout aussi empreinte de solitude. Leur inexpérience les rapproche lentement jusqu’à les séduire entièrement. Un jour, Louis part en compagnie de sa belle-famille pour quelques jours dans leur maison de Corfou.

LA MUSIQUE

Tout au long du récit, Malakas… fourmille de références musicales. Un des personnages joue d’ailleurs un groupe de rock et sa trajectoire figure parmi les fils rouges du roman. La présence majeure de la musique dans le livre n’est guère surprenante quand on sait que Nicolas Didier Barriac est un journaliste spécialiste dans le rock depuis plus de dix ans. La structure de Malakas… n’est d’ailleurs pas sans rappeler certains concept albums des seventies avec plage d’intro et envolées lyriques.

TROIS QUESTIONS A NICOLAS DIDIER BARRIAC

nicolas didier barriacComment est née l’envie d’écrire Malakas… ?

Tout à fait naturellement. J’écris des articles de musiques depuis des années et je travaille aussi dans la communication. Mais ces exercices ne permettent pas la liberté de style qu’offre un roman. J’avais une idée narrative très précise en tête pour ce livre et malgré quelques difficultés au début de l’entreprise, Malakas… a été un bonheur à concevoir et à exécuter. A tel point que je n’ai presque pas attendu pour me lancer dans un autre projet !

Le ton du récit oscille en permanence entre un style classique – sorte de roman du XIXème remis au gout du jour – et un humour pince-sans-rire contemporain. Comment expliques-tu cela ?

Par mes goûts, tout d’abord. Il s’agit là de ce que je préfère en temps que lecteur. Un style et un vocabulaire soignés comme les grands auteurs français. Par ailleurs, j’apprécie énormément les Anglais Nick Hornby et David Lodge dont l’humour éclabousse la majorité des œuvres. De plus, le narrateur Louis a une personnalité ambivalente assez difficile à appréhender et ces « aller-retour » entre deux styles distincts montrent bien cette opposition.

Donne-nous une bonne raison de lire Malakas… ?

Une seule, c’est peu, car il y a plein de bonnes raisons de le lire (rires) ! Les beaux jours arrivent, Malakas… est un roman d’été, rempli d’humour et de légèreté, qui se savoure en plein air et fera relativiser la détresse des situations amoureuses de ses lecteurs !

Malakas… sur Amazon.fr

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Carte blanche à Laurent Bettoni : Les Costello, une série mordante

Carte blanche à Laurent Bettoni : Les Costello, une série mordante

Carte blanche à Laurent Bettoni : Les Costello, une série mordante

(Cet article a été écrit par notre camarade et collègue Laurent Bettoni et s’inscrit dans notre rubrique : « Carte blanche à… ».
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Dans le genre sang pour sang décalé, le cinéma a Le Bal des Vampires, la littérature a Les Costello.
Vaguement crapuleux, vaguement miteux… vaguement vampires.

La première série littéraire de Laurent Bettoni, Les Costello, une série mordante est un cocktail explosif de Tarantino, Audiard et San-Antonio, à base d’humour, de suspense, de sexe et d’amour, à consommer sans modération.

PRÉSENTATION

Au fil des épisodes, suivez les heurs et malheurs d’une famille (dé)composée de déménageurs-brocanteurs suceurs de sang qui habitent sous le même toit et qui adorent se détester.
Vivant d’arnaques minables et de bricole, les Costello se situent loin, très loin de l’idée qu’on se fait ordinairement des vampires, nobles, élégants et raffinés. Eux sont plutôt affreux, sales et méchants.
Ces voleurs de poules, tombés en disgrâce, n’appartiennent plus depuis des lustres à la caste supérieure de leur espèce. Ils cherchent par tous les moyens à récupérer leur fortune et leur grandeur, perdues au cours des siècles.
Dans leurs tentatives approximatives de redorer leur blason, ils vous feront toujours rire, parfois pleurer et souvent réfléchir sur la condition (in)humaine.

CONÇU COMME UNE SÉRIE TÉLÉ

Cette série littéraire est conçue comme une série télévisée. Elle comportera plusieurs saisons d’une douzaine d’épisodes chacune, chaque épisode étant calibré pour un temps de lecture moyen de 20 minutes et produit au rythme d’un par mois. Je foule les terres des grandioses Soprano, Six Feet Under, Shameless, Weeds, Desperate Housewives et True Blood, dans le seul but de divertir les lecteurs, voire… de les vampiriser.
Fidèle à l’esprit des célèbres feuilletonistes des XIXe et XXe siècles tels que Balzac, Eugène Sue, Alexandre Dumas, Ponson du Terrail, Souvestre et Allain, j’écris les épisodes en temps réel, d’un mois à l’autre, conférant ainsi au récit un maximum de dynamisme et de tension.

LE PRINCIPE

  • Le premier épisode de chaque saison gratuit
  • Chaque nouvel épisode = 0,99 €
  • 1 épisode = 20 minutes de lecture
  • 1 épisode le 15 de chaque mois
  • 1er épisode le 15 avril 2013
  • À la fin de chaque saison, l’intégrale disponible en coffret numérique et papier

EXTRAITS

« La vieille dame n’avait pas entendu l’homme qui l’épiait dans son dos, embusqué derrière le mur de la maison. […] Il regarda furtivement sa lame. La rouille la recouvrait, ainsi que le sang du pauvre clodo dont le type avait tranché la carotide quelques heures plus tôt. »

« La cliente se faisait besogner par le plombier contre la voiture de son époux ; les fesses en appui sur la calandre. Si l’automobile était neuve, la dame, elle, affichait quelques kilomètres au compteur. […] Entièrement nue, ne portant qu’une paire de stilettos Louboutin aux pieds et un collier de perles autour du cou, elle subissait en gémissant de plaisir les coups de boutoir de ce bricoleur […] Un pur bonheur pour cette femme délicate qui rêvait de brutalité. »

« Ce garçon est impulsif, soupira Dante.
— Il est con comme une valise, rectifia Augusta.
— Vous parlez de mon frère ! s’emporta Anna.
— Oui, c’est le mot “con” qui t’a mise sur la voie ? »

« Me faire traiter de vieux débris par la poche de gaz ambulante que vous êtes a quelque chose de délicieux, ma chère. Merci infiniment pour cette friandise. »

L’AUTEUR

Souvent empreints de références de la pop culture, les récits de Laurent Bettoni évoquent la fragilité des êtres et explorent l’âme humaine jusque dans ses recoins les plus sombres, où il aime à penser qu’une part de lumière, aussi faible soit-elle, scintille encore. Son regard n’exclut donc pas l’humour ni la bienveillance. Loin des clivages traditionnels et réducteurs entre littérature blanche et littérature noire, il se définit comme un auteur de littérature « grise », qui mêle les genres.
Laurent Bettoni est également auteur sociétaire de la Sacem, ainsi que chroniqueur pour Service littéraire et La Cause littéraire.

Les Costello, une série mordante, épisode 1 : [amazon asin=B00C73FC2Y&text=Les Costello, épisode 1]

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Carte blanche à Mohamed Mouras – Et si vous viviez une Révolution sans le savoir ?

Carte blanche à Mohamed Mouras – Et si vous viviez une Révolution sans le savoir ?

Carte blanche à Mohamed Mouras – Et si vous viviez une Révolution sans le savoir ?

La révolution de l’imprimerie a donné la lecture à la masse. La révolution de l’Internet va lui donner l’écriture.

J’aimerais vous dire que je suis l’auteur de ces mots, mais il n’en est rien. Mon malheur en revanche, c’est de n’avoir pu retrouver qui a dit ça. Il n’en reste pas moins que ces paroles sont pleines de bon sens.

Je les ai lu pour la première fois il y plusieurs semaines. C’était avant d’écrire mon dernier livre Comment Vendre Son Livre Sans Faire Le Tapin. J’y ai beaucoup réfléchi et je suis certain que l’écriture de ce sixième livre doit beaucoup à cette phrase.

Et si ?

Cela vient peut-être du fait que je suis comme un enfant quand j’écris sur SimpleDad mais j’ai une certaine habitude de pensée qui fait que j’aime toujours défendre le pour et le contre de chaque argument. Les gens qu’on dit « avoir de la répartie » sont celles et ceux qui font cet exercice de manière plus ou moins consciente. Ils ont de la répartie parce qu’ils ont déjà analysé plusieurs réponses possibles à leurs propres arguments.

Forcément cette histoire de révolution m’a plu, car après tout je vis moi-même cette mutation depuis fin 2011 avec la sortie de mon premier livre du Développement Personnel au Leadership Personnel sur la plateforme Amazon Kindle.

Il y a donc beaucoup de contre arguments qui me sont passés par la tête, mais… il y a une phrase qui continuait de me tarauder l’esprit : et si c’était vrai !

Et si vous et moi étions réellement en train de vivre ce que les contemporains d’un certain Gutenberg ont vécu il y a un peu plus de 550 ans ?

Nous n’en serions pas conscients !

On attribue à Gutenberg l’invention de la typographie moderne (même si ce n’est pas vrai, mais nous ne sommes pas ici en cours d’histoire). Après cela, il aura fallu plus de 400 ans pour qu’un certain Otto Mergenthaler invente la linotype, une machine qui accélérait grandement les procédés d’impression de l’époque.

Pensez-vous que les contemporains de Gutenberg ou Mergenthaler se sont immédiatement dit : « tiens, voilà une révolution ! Dans 500 ans, l’analphabétisme aura été grandement vaincu du fait de ce que nous avons créé aujourd’hui ! ». Je ne crois pas.

Et si Jeff Bezos (fondateur d’Amazon) avait mis entre vos mains une révolution aussi grande que celle de l’imprimerie, sauriez-vous en profiter en avant-première ?

Dites bonjour à KDP

Ce qui veut dire Kindle Direct Publishing : publication en direct sur Kindle.

Mon blog principal se nomme SemeUnActe.com. Je le dédie au développement professionnel et personnel. Je dois vous avouer que même si j’ai commencé à bloguer il y a 3 ans et même si je suis lu par des centaines de personnes par jour, je m’en suis toujours voulu de n’avoir pas compris la force du blogging plus tôt encore.

Où en serais-je aujourd’hui si j’avais compris la force du blogging quelque part en 2005… ou mieux encore en 2000 ?

Si je vous parle de cette expérience, c’est pour vous faire réaliser quelque chose de fondamental dans la révolution Kindle. Vous êtes quelque part entre 2000 et 2005, mais au niveau de l’autoédition. Rien n’a été fait chez nous en France (ou presque) et vous êtes en train de lire un article qui va mal vieillir.

Dans 5 ans (voire moins) les gens qui liront cet article penseront qu’il faut vraiment que je me mette à jour. Ils vérifieront ensuite la date de publication puis se taperont la tête en se demandant pourquoi ils ont raté ce nouveau train qu’est l’autopublication.

Je ne prophétise rien !

Je n’ai ni boules magiques ni dons particuliers, je me contente de regarder 3 choses :

  1. Le secteur de la musique fut un chantier durant des années du fait du format MP3 et d’iTunes.
  2. L’autopublication aux États-Unis représente aujourd’hui 30% du marché du livre… et nous savons tous que ce qui se passe aux USA arrive forcément au reste du monde.
  3. Internet a le pouvoir de compresser 500 ans en 5 ans… et si vous en doutez, voici une parole de Eric Schmidt (ancien PDG de Google) :

Tous les deux jours, nous [l’humanité numérique] créons autant d’informations que nous en avons créé depuis l’aube de l’humanité jusqu’en 2003.

Je vous demande de vous arrêter et de relire cette phrase : tous les deux jours, nous créons autant d’informations que nous en avons créé depuis l’aube de l’humanité jusqu’en 2003. Si cela ne vous convainc pas qu’Internet peut compresser 500 ans d’histoire en 5 ans…, je ne sais vraiment pas ce qu’il vous faut.

Que devez-vous faire à partir de là ?

Je vais partir d’un préconçu : si vous êtes sur ce blog, c’est que vous aimez les livres. Vous les aimez peut-être au point de vous être déjà lancé dans l’écriture de quelques paragraphes ou peut-être même d’un livre entier. Partant de là, voici ce que je peux vous proposer :

  • Vous niez tout ce que vous venez de lire et vous vous dites que les livres numériques gagneront leurs lettres de noblesse lorsque les poules auront des dents.
  • Vous vous lancez sur Kindle ! Dans le pire des cas, vous échouerez et vous n’en mourrez pas, dans la plupart des vrais cas vous réussirez et votre réussite dépendra de vos efforts.

C’est entièrement pour cela que j’ai écrit Comment Vendre Son Livre Sans Faire Le Tapin. Je n’aime pas la chance, j’y crois, mais je ne l’aime pas. Je la trouve trop volage. 🙂

Je voulais un livre qui reprenne tout ce que je sais faire en matière de promotion afin d’aider un maximum celles et ceux qui ne savent pas par où commencer. J’ai juste créé un coup de pouce à la chance pour aider les auteurs à faire connaitre leurs ouvrages et qui sait un jour, vivre de ces mêmes œuvres.

Car il ne faut pas se leurrer, publier son livre et donc le donner à lire à plus que sa famille et ses amis, c’est faire le pari qu’on est assez bon pour pouvoir en vivre. D’où l’ajout dans mon titre « Sans Faire Le Tapin » car on ne vit pas d’un livre qui ne se vend pas. Aucune honte donc à aller prendre la main des potentiels acheteurs.

Votre talent fera le reste ^_^

A propos de l’auteur : Mohamed MOURAS est auteur de 6 livres que vous pouvez retrouver ici sur Amazon.

Vous pouvez télécharger gratuitement son premier livre sur son blog principal SemeUnActe.com/livre-gratuit.

Ses sujets de prédilection : le leadership, l’efficacité et la motivation. N’hésitez pas à le contacter pour des conseils, il aboie beaucoup mais mord peu 🙂

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Carte blanche à Jacques Vandroux – Mon aventure éditoriale

Carte blanche à Jacques Vandroux – Mon aventure éditoriale

Carte blanche à Jacques Vandroux – Mon aventure éditoriale

Nous avons aujourd’hui le plaisir et l’honneur de venir nous présenter sur le blog de M.I.A.
Nous sommes entrés en conta
ct avec eux après avoir lu leur livre « Rémoras », en les harcelant de questions techniques sur l’auto-édition. Un grand coup de chapeau pour leur patience, car ils nous ont toujours répondu rapidement !

Notre nom ? Jacques Vandroux !

Derrière ce nom, se cachent en réalité deux personnes. Il est le résultat d’une coopération active entre « Jacques », l’auteur, celui dont l’esprit s’élève lorsqu’il écrit, et de son épouse, disons… « Jacques(line) » pour faire simple, qui a plutôt pris en charge la fonction d’agent littéraire et s’occupe de tâches beaucoup plus terre à terre.

Tous deux ingénieurs de formation, ces activités n’occupent en réalité qu’une petite partie de notre temps, et les choses n’avancent pas toujours aussi vite que nous le souhaiterions !

« Jacques », travaille dans le monde de l’aéronautique. Qui dit Aéronautique dit clients à travers le monde, voyages transatlantiques et connexions à n’en plus finir dans les aéroports, voire quelques grèves de temps en temps ! Écrire est devenu pour lui un moyen de transformer ces longues heures d’attente en moments passionnants. Mettre en place des situations à suspense, plonger à la limite du fantastique, donner vie à des personnages qui l’accompagneront des semaines ou des mois.

Aussi étonnant que cela puisse paraître, Jacques a commencé à écrire « Les Pierres Couchées » dans un bus. Plus exactement dans une navette qui l’amenait à un aéroport. Un premier chapitre, comme ça, sur une idée de départ, sans aucune idée de la suite. Après avoir soumis ces quelques pages à la critique familiale (épouse et enfants), il a été sommé d’écrire une suite. Ce fut donc pour lui le début d’une longue aventure, un long dialogue avec le clavier de son ordinateur.
Tout ça pour, trois ans plus tard, mettre un point final à un roman qui était devenu un gros pavé. Le plaisir d’écrire l’a motivé à écrire, deux ans plus tard,
« Multiplication », un deuxième roman beaucoup plus court. Un troisième ouvrage « Au cœur du solstice », est en cours d’écriture, et devrait être achevé bientôt.

Comment ensuite, en sommes-nous arrivés à publier ce travail sur Amazon, et à connaître avec surprise et ravissement un petit succès dans les ventes de livres en format Kindle ?
Comment en sommes-nous arrivés à environ 7000 livres vendus en 8 mois et plus de 210 jours dans le top 100 des meilleures ventes ? C’est ce que nous vous proposons de découvrir semaine après semaine dans une nouvelle rubrique de notre blog « L’auto-édition : le parcours de Jacques Vandroux ».

Cette rubrique n’est pas un mode d’emploi sur la meilleure façon d’auto-éditer ses livres ou de formater ses fichiers, car de tels livres existent déjà et sont nombreux. La rubrique « Auto-édition » du blog de M.I.A est d’ailleurs beaucoup plus à même de répondre à ce type de question !

Ce sera plutôt un témoignage fourni de notre cheminement, de nos erreurs, de nos interrogations, de nos choix… avec en prime, quelques conseils de bon sens basés sur notre expérience, nos lectures et nos observations sur les différents aspects évoqués au cours de ce témoignage.
Vous y êtes d’ailleurs invités à vous exprimer par vos commentaires si vous en avez !

Pour vous appâter, voilà quelques-uns des points qui sont ou seront abordés :

  • Le début de notre aventure
  • Nos premiers pas sur KDP : DRM, couverture du livre, KDP select, la redevance, choisir le prix d’un livre…
  • Petit guide des commentaires à l’usage des lecteurs et des auteurs
  • Relectures et corrections

… Bon, pour la suite nous vous laissons la surprise !

Alors à très bientôt sur notre blog : http://www.jacquesvandroux.blogspot.fr

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