Depuis son lancement dans la boutique Kindle d’Amazon le 15/02 dernier, Rémoras a déjà passé 42 jours dans le Top 100 Kindle…ce qui nous fait très plaisir, vous vous en doutez !
Mais cette position n’est pas facile à conserver, vous vous en doutez aussi… 🙂
C’est seulement grâce aux internautes que nous pouvons voir nos ventes rivaliser avec celles des auteurs édités traditionnellement… merci à tous pour votre soutien et votre confiance !
Nous avons décidé de vous proposer une rubrique dédiée aux coulisses de Rémoras, dans laquelle nous pourrons partager certaines de nos sources d’inspiration ayant permis d’enrichir l’univers dans lequel évoluent nos personnages.
Pour commencer, je vous propose de découvrir ce qui se cache derrière l’intitulé de « Cronaca Sovversiva », nom choisi par le fondateur du blog avec lequel nos Rémoras communiquent pour faire connaître leurs intentions.
Pour faire court et simple, je vais donc reprendre ici ce qu’en dit Wikipedia.
Cronaca Sovversiva (La chronique subversive) est un journal anarchiste créée à Barre (dans le Vermont) le 6 juin 1903, par Luigi Galleani.
Luigi Galleani est né le 12 août 1861 à Verceil dans le Piémont italien. Issu d’une famille de la classe moyenne (son père est enseignant), il suit des études de droit à l’université de Turin, dans le but de devenir avocat. Il découvre alors l’anarchisme et devient rapidement un militant important de la cause anarchiste.
Arrêté avec 34 compagnons, il est condamné en juin 1894 à trois ans de réclusion, puis emprisonné à Pantelleria d’où il s’évade. Il gagne alors la Tunisie, puis l’Égypte, l’Angleterre, et enfin les États-Unis en octobre 1901.
Il donne alors des conférences à New York et collabore au journal La Questione Sociale dont il devient l’un des rédacteurs principaux.
Le 18 juin 1902, il soutient les ouvriers du textile en grève à Paterson dans le New Jersey. Brillant orateur, avec de l’allure et une personnalité magnétique, il invite les ouvriers à manifester leur révolte. La manifestation dégénère en émeute suite aux provocations d’un contremaître.
Luigi Galleani est alors activement recherché suite à la loi martiale décrétée du 20 juin au 2 juillet 1902. Il trouve refuge à Montréal au Canada, avant de revenir aux États-Unis sous un faux nom en 1903.
Le tirage de Cronaca Sovversiva ne dépasse jamais les 5000 exemplaires mais son influence est grande chez les ouvriers italiens. Les sujets traités par le journal vont de l’antimilitarisme à l’anticléricalisme, en passant par l’amour libre, la propagande par le fait ou la révolution sociale.
En 1905, Cronaca Sovversiva publie un article intitulé « La salute è en voi! », un guide de fabrication d’explosifs basé sur les écrits d’un ami de Luigi Galleani, chimiste à Milan.
En 1912, le journal déménage à Lynn, ville où travaillent de nombreux ouvriers italiens, principalement dans des usines de chaussures.
Le 26 mai 1917, un mois après l’entrée en guerre des États-Unis dans le premier conflit mondial, la Cronaca Sovversiva dénonce une nouvelle loi sur la conscription, en poussant explicitement les conscrits à la désobéissance.
En juin, s’appuyant sur l’Espionage Act, loi venant tout juste d’être approuvée (15 juin 1917), le gouvernement américain interdit la diffusion par courrier du journal, avant de lancer une opération de police conduisant aux arrestations à New York d’Emma Goldman et Alexandre Berkman, puis au siège de la Cronaca Sovversiva de l’imprimeur John Eramo, de Luigi Galleani et de l’éditeur Carlo Valdinoci.
Le journal est définitivement interdit aux États-Unis en juillet 1918.
Le 24 juin 1919, suite à l’attentat du 2 juin 1919 contre la maison du procureur général des États-Unis Alexander Mitchell Palmer et aux affrontements du 1er mai 1919 à New York, Luigi Galleani et ses collaborateurs sont expulsés des États-Unis.
De retour à Turin, il fait reparaître avec Raffaele Schiaviana le journal Cronaca Sovversiva (le 17 janvier 1920), puis sera emprisonné à plusieurs reprises par le régime fasciste, dès l’arrivée au pouvoir de Benito Mussolini, et décédera en 1931.
Notre démarche d’auto-publication repose sur une volonté essentielle : être en contact direct avec nos lecteurs et pouvoir faire connaître Rémoras par le bouche-à-oreille, grâce à ceux qui l’ont lu et qui savent donc forcément de quoi ils parlent.
Cette approche nous semble importante pour savoir comment le roman est perçu et pour asseoir peu à peu notre légitimité en tant qu’auteurs.
Dans cette optique, nous aimerions proposer aux personnes :
qui tiennent personnellement un blog littéraire proposant des critiques de livres
ou qui font partie de communautés de lecture disposant d’un site en ligne
…de lire Rémoras, d’en faire la critique et de partager leur chronique dans leur propre réseau, afin qu’il puisse trouver plus facilement de nouveaux lecteurs.
Nous pouvons vous envoyer la version papier ou électronique (.pdf, .epub ou .mobi) du roman, selon vos préférences de lecture.
Si vous êtes intéressé ou si vous connaissez une personne qui pourrait l’être, merci de nous envoyer un mail à contact[at]leblogmia.com, en nous précisant l’adresse du site ou blog sur lequel la chronique serait publiée.
Merci par avance à tous ceux qui contribueront à cette diffusion ! 🙂
Rémoras est proposé à la vente sur le Kindle depuis le 15/02 et nous avons bien sûr suivi la façon dont le roman s’est comporté dans la boutique d’Amazon.fr (les ventes étant anecdotiques sur les autres domaines non francophones).
En tenant compte des périodes gratuites promotionnelles et des fluctuations de prix que nous avons testées (afin de trouver la méthode de vente la plus appropriée), nous estimons avoir réellement vendu l’équivalent de 15 livres par jour depuis le lancement, ce qui est pour nous une bonne moyenne, puisque nous faisons tout nous-mêmes avec nos petits doigts, y compris la promotion… 🙂
En termes de place dans le classement des ventes, Rémoras est dans le Top 100 des ventes de livres Kindle sur Amazon.fr depuis 21 jours et y a trouvé une place plutôt appréciable, comme vous pouvez le voir ci-dessous (plus nous sommes bas et mieux c’est pour nous !).
Dans la boutique Kindle, les variations de prix semblent avoir une influence directe sur la place du roman dans le classement (les clients semblent se tourner en priorité vers les livres à moins de 2€ pour tenter la lecture numérique…ce qui explique peut-être que les livres édités traditionnellement et vendus à 17€ finissent presque tous par disparaître dans les limbes… :)).
Nous attendons maintenant l’intégration du livre dans les autres plate-formes de vente numérique (iBook Store, Fnac, etc.), en cours de validation actuellement, ce qui nous permettra d’avoir plusieurs sources de données et d’affiner notre analyse (qui est pour le moment à prendre avec des pincettes, vous l’aurez compris !).
L’ajout de la version papier à certaines de ces boutiques peut également avoir une influence bénéfique sur les ventes numériques…nous le saurons d’ici quelques semaines, lorsque Rémoras sera enfin inscrit dans les bases de données Dilicom et accessible chez tous les libraires en ligne.
D’ici là, merci encore à tous ceux qui ont lu Rémoras et qui nous accompagnent dans cette aventure !
Avant-hier, Rémoras a eu sa première critique négative sur Amazon.
Si les commentaires négatifs font partie de la vie d’un roman (il vaut même mieux accepter cet état de fait rapidement, sous peine de déprime assurée !), il est intéressant de comprendre comment et pourquoi les commentaires sont rédigés, en sachant que certaines pratiques sont de plus en plus courantes dans les librairies numériques.
Cet article propose donc un petit tour dans le monde impitoyable des commentaires… 🙂
Pour commencer, deux constats (qui ne viennent pas seulement de nous, mais qui ont été établis par la plupart des auto-publiés qui vendent sur les plate-formes numériques) :
Sur l’Ibook Store, environ 5% des lecteurs donnent une note au roman qu’ils ont acheté et 1% rédigent un commentaire (Rémoras sera prochainement dans leur catalogue et nous pourrons voir nous-mêmes ce qu’il en est).
Dans la boutique Kindle d’Amazon, cette proportion est encore plus faible (sans doute parce qu’il faut obligatoirement rédiger un commentaire pour donner une note, ce qui décourage vite ceux qui n’ont pas le temps ou l’envie d’écrire).
Ainsi, seulement 3% des acheteurs de Rémoras ont laissé un commentaire (et encore, en comptant les trois premiers, laissés par nos bêta-lecteurs).
La proportion habituellement constatée par les auto-publiés avec plus de recul est de 0,5 à 1% environ.
Au-delà des chiffres, le plus intéressant est le contenu des commentaires eux-mêmes, car certains sont évidemment tout sauf sincères (la mise en ligne de commentaires « commandés » étant devenue un véritable business outre-atlantique, donnant même lieu à des procès en tous genres !) :
On trouve d’abord les « faux commentaires positifs », généralement reconnaissables par leurs intitulés dithyrambiques et leurs contenus bien peu étayés.
S’il est de bonne guerre d’amorcer la pompe avec quelques commentaires de proches qui veulent donner un coup de pouce au décollage du livre (et je l’ai dit, nous avons nous-mêmes invités trois de nos bêta-lecteurs à s’exprimer), cela devient un problème quand on paye des gens pour le faire (pratique de plus en plus courante) ou qu’on s’en charge soi-même sous vingt noms différents !
Ces faux avis positifs sont assez faciles à repérer : ils n’ont pas de substance, sont répétitifs et ne donnent finalement que peu d’informations concrètes quant à la raison qui se cache derrière la note.
Ensuite, vous avez les « faux commentaires négatifs », généralement reconnaissables par leurs intitulés assassins et leur manque d’explications.
Par exemple, si le commentaire négatif reçu pour Rémoras nous a particulièrement étonnés, ce n’est pas parce qu’il est négatif, mais bien parce qu’il n’explique absolument pas pourquoi il l’est ! (même s’il s’agit peut-être d’une simple paresse de la part de la personne, qui n’a pas eu envie de s’étendre…ne soyons pas paranoïaques).
Il est devenu courant de faire poster ce type d’avis sur les livres de la concurrence (notamment pour en faire baisser la note globale) et il est donc intéressant de regarder plus en détail les critiques très négatives, surtout lorsqu’elles sont isolées au milieu d’un ensemble d’avis favorables, pour voir ce qu’elles valent vraiment.
Bizarrement, il faut savoir que plus un livre a de succès, plus la proportion d’avis négatifs (voire méchants) qu’il reçoit tend à augmenter…étrange, non ? 🙂
Il faut savoir que chez Amazon et dans l’Ibook Store (à la différence d’autres plate-formes), il n’est pas obligatoire d’avoir acheté un produit particulier pour le commenter, mais qu’un achat quelconque fait l’affaire une fois pour toutes : la tentation pour certains d’aller parler d’un livre qu’ils n’ont pas lu est donc grande…
Par exemple, si vous voyez qu’une personne a tendance a toujours assassiner certains types de publications (comme celles des auto-publiés) et à encenser celles d’une maison d’édition en particulier…méfiez-vous !
Afin de s’y retrouver plus facilement quant à la valeur réelle d’un livre, l’idéal est donc de se servir de la fonction « recevoir un extrait gratuit », afin de mieux savoir où l’on met les pieds.
La plupart des plate-formes proposent cet envoi partiel et je ne peux que vous recommander de vous en servir avant chaque achat : cela vous aidera à voir quels commentaires relatifs au livre sont les plus proches de votre première impression personnelle.
Pour terminer, sachez que le fameux avis négatif dont je parle ici a reçu la réponse spontanée d’un autre lecteur, qui avait manifestement les mêmes doutes que nous quant à l’objectif réel du commentaire.
J’en ai donc profité pour donner notre propre réponse et inviter la première personne à étayer son propos et à mieux expliquer sa note, en espérant qu’elle le fera. Vous pouvez retrouver ce petit échange sur cette page.
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