S’auto-publier… oui, mais pas n’importe comment !

S’auto-publier… oui, mais pas n’importe comment !

S’auto-publier… oui, mais pas n’importe comment !

auto-publication2MAJ janvier 2017 : retrouvez notre série de tutoriels dédiés aux auteurs indépendants en vidéo sur notre chaîne YouTube.


L’auto-publication a souvent mauvaise presse car elle est encore bien trop fréquemment synonyme d’amateurisme et de travail bâclé (textes sans intérêt, mise en forme brouillonne, sujets cent fois vus, etc).

Concrètement, ce n’est pas parce qu’on aime lire ou qu’on a des idées que l’on sait forcément écrire.
Ce n’est pas parce qu’on aime écrire qu’on le fait forcément bien.
Et ce n’est pas non plus parce qu’on écrit bien que l’on peut être capable de produire un livre qui tient la route sur le plan éditorial et qui mérite d’être vendu.

Sans vouloir une seconde prendre de haut tous ceux qui se lancent dans l’auto-publication (nous l’avons fait nous-mêmes !), j’ai juste envie de parler aujourd’hui des principes de « bonne conduite » que tous les auto-publiés auraient bien intérêt à suivre, afin que l’ensemble des auteurs qui optent volontairement pour ce mode de diffusion n’aient pas à subir les reproches qui nous sont fréquemment opposés, du type « tous ceux qui s’auto-publient le font parce qu’ils sont mauvais et qu’aucune maison d’édition ne veut d’eux…« .

1- Un contenu original et inédit tu proposeras : que l’on parle des romans mais surtout des guides pratiques, l’originalité du contenu semble évidemment nécessaire.
Pourtant, combien d’ebooks abordant le même thème retrouve-t-on partout dans les boutiques en ligne ? Des centaines.

Est-ce qu’écrire pour parler d’un sujet cent fois rebattu (sans même évoquer le plagiat, qui devient une plaie pour certains thèmes de développement personnel) est vraiment une bonne manière de défendre les vertus et les avantages de l’auto-publication ?

2- Une écriture correcte tu adopteras : la maîtrise de la langue semble également évidente lorsqu’on souhaite écrire.

Pourtant, des foules de contenus bourrés de fautes élémentaires circulent dans le milieu de l’auto-publication, apportant de l’eau au moulin de ses détracteurs.

Au risque de paraître désagréable, je pense qu’en deçà d’un certain niveau de construction des phrases, il vaut mieux s’abstenir et se tourner vers un autre passe-temps créatif…:)

3- 100 fois ton texte tu reliras : personne n’est à l’abri des coquilles et autres fautes de frappe ou d’inattention, même quand votre traitement de texte est bon. Penser que l’on peut les éviter, surtout lorsqu’on écrit un roman de 400 pages, est une illusion.

Encore une fois, par respect pour les yeux des lecteurs qui prennent le risque de lire les ouvrages d’auto-publiés (et ces lecteurs « courageux » ne sont pas encore bien nombreux !), il est important de leur faire savoir qu’on a vraiment accompli le travail qu’aurait fait un éditeur professionnel dans ce domaine, ligne par ligne.

4- Des relecteurs sérieux tu « embaucheras » : vos propres yeux ne suffisent pas, car ils finissent par « s’habituer » à votre texte (et à vos erreurs de fond et de forme).

Il est donc important de soumettre votre contenu à plusieurs regards critiques extérieurs (quand je dis critique, je ne parle pas d’une personne qui « adore » tout ce que vous faites et qui est incapable de vous dire que votre conclusion est vraiment pourrie !).
Pour Rémoras, nous avons choisi des personnes très différentes qui nous apportaient chacune son domaine de compétences : une pour traquer les erreurs narratives (incohérences dans l’action, dans la chronologie, etc.), une qui n’aimait pas lire et qui nous a servi de « baromètre », pour savoir si nous pouvions quand même plaire aux « petits lecteurs », une pour les aspects techniques (afin de donner au roman toute son authenticité et éviter les bourdes qu’un spécialiste n’aurait pas manqué de remarquer), etc.

Oubliez l’idée de vous faire vaguement relire par un ami complaisant et frottez-vous plutôt à un panel de lecteurs exigeants, car ce sont eux qui vous permettront de rendre votre livre bien meilleur.

5- Une mise en forme impeccable tu concevras : le professionnalisme se retrouve dans le fond ET dans la forme de la rédaction du contenu.

Un livre génial mais qui ne ressemble visuellement à rien est une plaie pour le lecteur, qui peut rapidement abandonner pour revenir à des ouvrages édités traditionnellement « qui ressemblent à quelque chose ».
La mise en forme d’un livre est peut-être une étape lassante pour certains, mais elle pourtant incontournable.

Elle doit également répondre au type de diffusion : on ne met pas en forme un futur fichier .pdf de la même façon qu’un produit prévu pour une liseuse numérique ou qu’une future version papier du livre, car chacun de ces supports répond à des contraintes de mise en page bien distinctes.
Oui, ce serait bien pratique de ne faire qu’une version pour tous les formats de diffusion, mais non, ce n’est vraiment pas une bonne idée de laisser ses numérotations de page dans la version prévue pour les liseuses ou de faire imprimer son texte dans une police fantaisiste non prévue pour le papier ! 🙂

Il est important de comprendre que les lecteurs ont la critique négative plus facile que le compliment (surtout quand votre livre n’est pas proposé gratuitement !) : en d’autres termes, si votre publication est mauvaise à leurs yeux, ils viendront beaucoup plus spontanément s’exprimer que s’ils ont adoré votre livre.
Et une mauvaise étiquette est rapidement difficile à décoller…

Si par exemple vous parcourez la boutique Kindle (où une bonne partie des livres payants sont écrits par des auto-publiés) pour regarder les commentaires des internautes au sujet des titres qui ont généralement moins de 3,5 étoiles de moyenne, vous y trouverez des critiques cinglantes, comme « Orthographe et grammaire catastrophiques. J’ai arrêté de lire après 10 pages. C’est honteux de publier un truc pareil ! Pour moi, il est essentiel que ce soit écrit sans faute« , « Sans intérêt,inachevé, bourré de fautes d’orthographe et de grammaire, à jeter après lecture si on arrive au bout! Y a t’il quelqu’un qui lit et vérifie les ebooks avant leur mise en vente? Si oui, je ne le félicite pas !  » ou encore « De vouloir mettre ce livre dans les polars est une mascarade. Je n’avais jamais été confronté à une littérature aussi plate et mièvre… Quand je pense que des lecteurs puissent être piégés à ce point et a ce prix ça frise l’escroquerie…À déconseiller absolument« .

Sans pointer un auteur en particulier du doigt, car là n’est pas le sujet, cela devient très pénible quand on lit un commentaire comme celui-ci : « C’était mon premier achat pour tester mon Kindle. Quelle déception ! Toutes ces fautes d’orthographe et de conjugaison m’ont horripilée. J’ai failli retourner mon appareil : heureusement que j’avais téléchargé un autre ouvrage qui lui est parfaitement écrit et pourtant c’est une traduction !!! » … car là, c’est un exemple classique de confusion que font les lecteurs entre l’appareil (ici le Kindle) et ce qu’on peut trouver à mettre dedans (les livres numériques, plus ou moins valables).
Et c’est une confusion qui a des conséquences négatives à terme, pour tous les auto-publiés qui ont bien fait leur travail.

Dans l’intérêt de la collectivité des auteurs auto-publiés qui utilisent majoritairement le numérique pour se faire connaître, il est donc important que chacun mesure l’importance d’un travail respectueux des lecteurs : vouloir publier ce qu’on écrit, oui… mais seulement si on a quelque chose de valable à raconter, si on sait écrire, si on a le courage et la patience de faire tout le travail nécessaire pour fournir un produit de qualité et si on est capable de mesurer ce qui sépare « l’écriture pour soi » de « l’écriture pour les autres ».
Car le fossé entre les deux est bien profond… 🙂

Hélène

https://www.youtube.com/watch?v=9fZxjzQqFHU

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L’historique de l’auto-publication de Rémoras

L’historique de l’auto-publication de Rémoras

L’historique de l’auto-publication de Rémoras

L’aventure Rémoras a commencé en décembre 2010, par une simple discussion.

Pour ceux qui viennent d’arriver sur ce blog et qui ne nous connaissent pas, M.I.A est la mise en commun des compétences de deux personnes : Seb et moi-même (Hélène).

Nous travaillons quotidiennement ensemble sur divers projets éditoriaux pour le web depuis presque quatre ans et à l’époque, l’idée de travailler tous les deux sur un roman est venue prendre naturellement sa place dans notre collaboration.

Le principe d’origine pour ce travail commun était simple :

  • A Seb de fournir les bases de l’histoire originale, les apports techniques, et toutes les connaissances relatives au « milieu » et aux personnes réelles ayant servi de socle à nos personnages.
  • A moi de faire les recherches historiques et géographiques nécessaires pour implanter notre histoire, de construire la narration et d’écrire.

Cette répartition fond/forme de base a bien sûr été moins simpliste que cela, puisque tous les détails de l’intrigue ont continué de grandir grâce à nos échanges quotidiens, rendus possibles par Internet.

Car, pour ceux qui ne le savent pas, nous vivons à 1500 km de distance et nous nous sommes rencontrés « pour de vrai » et pour la première fois en février dernier seulement !
Rémoras est donc un pur produit des possibilités d’Internet, construit jour par jour grâce à des heures de Skype et de mails, et dont la promotion s’est faite par des outils que nous avons intégralement conçus.

Avec le recul, en écrivant ces lignes, je me dis que nous n’avons pas chômé… 🙂

  • Nous avons écrit les cinq premières parties de Rémoras (qui en compte huit) entre janvier et juin 2011, en envoyant à nos cinq bêta-lecteurs initiaux les contenus au fur et à mesure, afin de recueillir leurs critiques, avis, commentaires, etc.
    Nous avons choisi un panel de personnes capables de s’intéresser à tous les aspects du livre (narratif, technique, éditorial, etc) et surtout de ne pas nous épargner.
  • Ce processus d’allers-retours nous a permis d’aboutir à une version presque finale de ces parties et de les proposer à la lecture libre, sur Calaméo, de juillet à septembre, en sortant une nouvelle partie tous les quinze jours (actuellement, seule la première partie y reste accessible).
    L’idée était que pendant ce temps, nous pourrions avancer sur les parties 6 à 8, tout en nous frottant à des lecteurs inconnus.
    C’est aussi début juillet 2011 que nous avons mis notre premier site web en ligne et ouvert notre page Facebook.
  • En décembre 2011, le roman était terminé et était prêt à affronter une nouvelle fois nos bêta-lecteurs, dont le nombre avait grossi entretemps.
    La mouture finale, après maintes nouvelles corrections, a vu le jour juste avant la fin de l’année. Nous étions parés pour faire face aux éditeurs…
  • En janvier et février dernier, nous avons donc activé notre réseau et commencé à solliciter des rencontres avec les éditeurs (ce qui a notamment débouché sur un rendez-vous très instructif avec une représentante de Fayard, qui nous a permis de bien mieux comprendre les attentes de cette maison).
    Les retours frileux que nous avons reçus à plusieurs reprises (Rémoras portant sur des sujets… délicats) nous ont finalement convaincus qu’il valait mieux changer notre fusil d’épaule et prendre notre destin en main (ce qui nous chatouillait depuis le début, pour être honnête !).
    C’est donc là que la couverture du livre a été créée, les ISBN commandés, les procédures de publication lancées, etc.
  • Le 15 février 2011, après plusieurs jours de mise en forme spécialement pensée pour la liseuse Kindle, Rémoras est donc sorti officiellement sur Amazon.
    Les retours ont immédiatement été positifs et nous avons mis plusieurs fois le support à jour, afin de proposer le meilleur confort de lecture possible aux acheteurs.
  • Une édition complétée à été mise en ligne il y a deux jours, avec le rajout d’une magnifique préface de John Bastardi Daumont, qui nous a fait l’honneur de sa plume et de son regard incisif sur le milieu dans lequel Rémoras s’inscrit (version publiée le jour de la création de ce blog, qui devenait absolument essentiel pour mieux communiquer avec tous ceux qui nous suivent).
  • Le manuscrit a été une nouvelle fois remis en forme hier pour pouvoir être édité sur papier, grâce au système d’impression à la demande de Lulu.com, ce qui permettra à Rémoras d’être vendu dans les librairies physiques et en ligne d’ici avril.

En résumé, une aventure passionnante, puisque, au-delà de l’écriture du roman à proprement parler, nous avons eu la possibilité de tout faire nous-mêmes, à notre façon, avec certainement des erreurs de parcours mais aussi de nombreuses réussites et beaucoup de découvertes au passage.

Évidemment, nous sommes tellement contents de ce que nous avons pu accomplir que nous n’allons pas nous arrêter là… d’ici quelques semaines, une fois Rémoras disponible dans sa version papier, il sera temps de revenir au planning de travail sur Skype, pour commencer à mettre en route notre deuxième roman… 🙂

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Bienvenue !

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Bienvenue sur le Blog de M.IA !

Dans la continuité de notre ancien site www.mia-remoras.com, nous avons décidé de lancer un blog qui nous permettra de mieux vous faire partager l’aventure littéraire qu’est pour nous la publication de Rémoras.

Ceux qui nous connaissent déjà, notamment par le biais de Facebook, savent que ce thriller de politique-fiction a vu le jour en décembre 2011, après un an d’écriture et avec le soutien d’une quinzaine de bêta-lecteurs qui ont fait un formidable travail critique pour nous permettre d’aboutir à la version finale désormais en vente sur Amazon.

Ce blog va nous donner la possibilité de mieux vous parler de nos joies (et de nos galères !) en matière d’auto-publication, puisque nous avons finalement fait le choix de ne pas rechercher d’éditeur, pour tout un tas de raisons que nous vous présenterons dans d’autres articles à venir.

Ce blog tout neuf s’enrichira donc peu à peu de contenus relatifs à notre livre mais aussi à l’univers de l’auto-publication et du livre numérique, deux domaines qui ont encore mauvaise presse chez les francophones mais qui (croisons les doigts !) finiront peut-être par se démocratiser.

En espérant que vous lirez, commenterez et recommanderez ce blog autour de vous, nous vous souhaitons une bonne découverte de notre univers !

Hélène et Sébastien

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Hélène

 

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