Ebooks, Europe et fiscalité : les enjeux

Ebooks, Europe et fiscalité : les enjeux

Ebooks, Europe et fiscalité : les enjeux

La question de la fiscalité pour les livres numériques est un véritable enjeu, puisqu’une TVA faible est un des moteurs essentiels du développement de l’édition numérique en Europe, actuellement retardataire par rapport aux États-Unis.

Pour comprendre la position de la France (considérée en infraction actuellement) et des éditeurs européens vis-à-vis de Bruxelles, je vous invite à lire cet article du site ActuaLitté.

Il résume de façon claire les problèmes soulevés actuellement par ceux qui prônent l’harmonisation entre versions papier et numérique ainsi qu’entre pays de la zone européenne.

Bonne lecture ! 🙂

Hélène

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Ebooks en Europe : les enjeux majeurs

Ebooks en Europe : les enjeux majeurs

Ceux qui aimeraient pouvoir officiellement acheter leurs ebooks sur toute plateforme de distribution dépendant d’un pays européen (et non pas sur les seuls sites correspondants à leur pays de résidence) seront sans doute intéressés par les déclarations de Neelie Kroes, commissaire européenne, qui revient sur la réunion du 26/06 à Bruxelles dans un article du Guardian.

Elle prône notamment la mise en place d’un seul marché de l’ebook pour l’Europe et d’une TVA commune, sans les frontières absurdes et les prix différents qui ne font actuellement, selon elle, que pousser au piratage.
En effet, les lecteurs se débrouillent comme ils peuvent pour contourner les restrictions qui les empêchent d’acheter certains titres (non disponibles dans leur pays) ou pour payer leurs livres moins chers.

Les non-anglophones peuvent retrouver son analyse (ainsi que les axes majeurs à propos desquels l’Europe devra réfléchir en urgence pour ne pas louper le coche) dans cet article du site ActuaLitté, qui reprend et complète celui du Guardian.

Bonne lecture ! 🙂

Hélène

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10 000 pages vues : merci à tous ceux qui nous suivent

10 000 pages vues : merci à tous ceux qui nous suivent

10 000 pages vues : merci à tous ceux qui nous suivent

Un petit billet rapide aujourd’hui, pour vous informer que le Blog M.I.A a franchi hier soir la barre symbolique des 10 000 pages vues, ce qui – en seulement un peu plus de 4 mois d’existence et sans aucune pub payante – n’est pas si mal ! 🙂

Cette fréquentation est d’autant plus intéressante qu’elle augmente solidement depuis l’ouverture du blog : environ 1 000 vues en mars, 2 000 en avril, 3 000 en mai et 4 000 en juin.

D’après nos stats, les critères de recherche qui vous amènent ici (en-dehors de Rémoras) sont très fréquemment liés à de l’information relative à la lecture numérique et aux liseuses.
Nous ne manquerons donc pas de vous proposer toujours plus de contenu dans ce domaine, ainsi que dans celui de l’auto-publication (qui a le vent en poupe), mais n’hésitez pas à nous écrire si vous souhaitez que certains thèmes soient plus particulièrement évoqués.

Merci donc à tous ceux qui passent nous lire, à ceux qui nous relayent, à ceux qui parlent de Rémoras à leurs proches… bref, merci à vous ! 🙂

Hélène

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L’auto-publication : partie 5 (création de votre livre en version papier)

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auto-publication2MAJ janvier 2017 : retrouvez notre série de tutoriels dédiés aux auteurs indépendants en vidéo sur notre chaîne YouTube.


(Partie 5 du dossier consacré à l’auto-publication, faisant suite à « L’auto-publication : partie 4 (création de votre livre en version numérique) ».

Dans cette cinquième partie du dossier relatif à l’auto-publication, je vous propose de continuer à évoquer la création concrète de votre livre, mais cette fois-ci pour sa version papier.

Encore une fois, je pars du principe que vous avez lu et suivi les parties précédentes de ce dossier, à peu près dans l’ordre ! 🙂

Pour commencer, il est intéressant de rappeler que deux grandes possibilités s’offrent à vous :

  • Passer par un imprimeur traditionnel, qui vous proposera un tarif à l’exemplaire pouvant être assez bas si vous commandez d’un coup une grande quantités de livres.
    Après, à charge à vous d’arpenter les salons littéraires, les librairies locales et autres endroits où vous pouvez espérer les écouler.
    Évidemment, si vous vivez dans un studio de 17 m², le problème de la place va se poser quand il faudra stocker vos 500 exemplaires…
  • Passer par un système en ligne d’impression à la demande, généralement un peu plus cher à l’exemplaire (puisqu’une commission est perçue sur chaque vente), mais qui présente de nombreux intérêts, spécialement pour un auto-édité : pas de stock, pas de sous à avancer, et surtout…la possibilité de vendre en ligne sans devoir s’occuper soi-même des envois aux lecteurs et de toutes les questions logistiques (sans parler de l’utilité des outils de promotion généralement intégrés).

Si vous avez suivi ce blog, vous savez que nous avons choisi la seconde option, en testant à quelques mois d’intervalle deux prestataires d’impression à la demande différents (ce qui explique d’ailleurs que cette partie 5 a tardé à venir, car il fallait qu’on teste correctement le deuxième, avant de pouvoir en parler).

Dans cet article, je ne vais donc parler que de l’impression à la demande, en sachant que travailler avec un imprimeur est tout à fais respectable, mais que cette démarche ne peut pas vraiment être traitée de façon universelle dans le cadre de ce dossier : il y a autant de devis possibles et de méthodes de travail qu’il y a d’imprimeurs et ce sera à vous de choisir celui qui vous convient, en gardant en tête que vous allez devoir faire beaucoup plus de promotion physique par la suite, pour rentabiliser l’investissement.

Parlons donc d’impression à la demande…


QUEL PRESTATAIRE D’IMPRESSION A LA DEMANDE CHOISIR ?

Il y a encore six semaines, je vous aurais certainement dit de faire votre choix entre Lulu et The Book Edition, deux prestataires assez similaires en termes de services, malgré quelques variations de coût.

De nombreux autres existent, mais à des prix qui freinent selon moi la possibilité d’arriver à vendre son livre (sauf si on pense pouvoir promouvoir facilement un roman de 200 pages à 30€ !).

Le fonctionnement de base de l’impression à la demande est grosso modo toujours le même chez ces divers prestataires :

  • On formate son texte selon les pré-requis de la plateforme choisie ;
  • On fixe son prix public, en tenant compte de la marge qu’on veut réaliser ;
  • On laisse le prestataire s’occuper des impressions et ventes au fil de l’eau, moyennant un pourcentage qu’il récupère sur chaque achat ;
  • On le laisse aussi (en croisant les doigts très fort et en étant patient) intégrer le livre chez certaines plateformes de distribution en ligne, en sachant que ça prend souvent des mois ;
  • Les sommes dues sont reversées à l’auteur à intervalles réguliers (tous les mois chez Lulu, par exemple).

Pour en revenir au choix du prestataire, il y a encore quelques semaines, je vous aurais donc dit de comparer tous les services et de faire votre choix en fonction de vos besoins spécifiques… mais c’était avant qu’Amazon déploie en Europe son propre système intégré d’impression à la demande, Create Space

J’ai souvent tendance à vanter les mérites d’Amazon sur ce blog, même si je suis absolument consciente que le profil « grosse entreprise pleine de sous qui veut monopoliser le marché » peut faire peur à juste titre et que je suis loin d’être naïve quant à leurs motivations légitimement commerciales.

Si ce blog avait pour objectif de parler d’économie, mon propos serait sans doute un peu différent, mais il s’agit ici de parler des outils qui permettent aux auteurs auto-publiés de vivre leur aventure : dans ce domaine, Amazon n’en finit pas de proposer des services qui démocratisent l’accès à l’édition, avec une force de frappe financière qui change littéralement la vie des auteurs.

Pour être pleinement transparente, je vous redonne ici l’exemple de Rémoras (436 pages bien tassées) :

  • Lorsque nous avons lancé la version papier sur Lulu, le livre ne pouvait être vendu en-dessous de 20€ (avec une maigre marge de 2€ pour nous) et en tenant compte qu’un lecteur francophone aurait à débourser 4€ en moyenne de frais de port supplémentaires.
    De plus, la possibilité de vendre en-dehors de la boutique Lulu était tout sauf simple (aujourd’hui, le problème a fini par être réglé…au bout de quatre mois).
  • Le même livre, avec une qualité de papier supérieure, nous est proposé à moins de 16€ par Create Space, avec frais de port offerts aux lecteurs par Amazon.
    De plus, deux jours après la mise en route, le livre était disponible dans la boutique.
    Et il s’agit ici de vendre sur une des plateformes les plus populaires au monde…

En-dehors de ces questions de tarifs, pourquoi est-ce que je conseille fortement Amazon avec Create Space ? Parce que si vous vendez en numérique dans la boutique Kindle, vous allez en plus pouvoir « relier » vos deux formats, de façon à donner du choix à vos lecteurs, comme ceci :

Et cette possibilité est tout sauf anodine…

Bref, notre expérience personnelle avec Create Space (coût, rapidité d’exécution, facilités de promotion, etc.) étant bien plus gratifiante que celle vécue précédemment avec Lulu, c’est sur Create Space que je vais me focaliser ici (les étapes techniques étant similaires de toute façon chez la plupart des prestataires d’impression à la demande).


COMMENT UTILISER CREATE SPACE ?

Évidemment, vous allez commencer par ouvrir un compte Create Space.
Il vous suffit d’aller ici, en sachant que le seul problème que vous pouvez rencontrer pour le moment est que tout est en anglais (mais connaissant Amazon, une interface francophone est à espérer dans peu de temps).

Cliquez simplement sur « Get Started Now ».

Si vous êtes complètement perdu en anglais et que vous ne comprenez rien à ce qu’on vous demande, n’hésitez pas à nous contacter : nous comptons lancer dans quelques mois divers services d’aide à l’auto-publication et nous sommes prêts à anticiper avec les personnes qui ont notamment ce type de difficulté.

Sinon, vous allez voir que les étapes s’enchaînent très facilement : inscription administrative, choix du format de livre, téléchargement du texte, téléchargement des éléments de la couverture qui peut être semi-guidée si vous le désirez, modalités de distribution, attribution d’un ISBN Create Space si vous n’avez pas les vôtres (à éviter si possible), prix, etc. : tout est clair, facile d’utilisation et intuitif.

Le résultat est validé par Create Space en moins de 24 heures (vous êtes prévenu par mail) et vous avez le choix entre deux systèmes de contrôle final : une copie digitale à vérifier à l’écran (si vous êtes sûr de vous et de votre travail en amont) ou un envoi d’une copie papier.
C’est d’ailleurs le seul point noir pour le moment : ces copies de contrôle ne partent pas d’Europe mais des États-Unis et sont donc facturées assez cher au niveau frais de port (ceci devrait évoluer à l’avenir).
Personnellement, j’ai validé la copie digitale, mais je savais (grâce à l’expérience Lulu) que ma maquette était bonne…à vous de choisir, mais dans le doute, préférez perdre quelques euros pour le contrôle papier, avant de mettre votre livre en vente.

Lorsque vous aurez validé définitivement le projet, votre livre sera mis en ligne dans la boutique d’Amazon sous quelques jours (48 heures pour nous) et normalement rattaché automatiquement à votre éventuelle copie Kindle (si titre, auteur et couverture sont bien identiques).
A défaut, vous pourrez toujours en faire la demande manuellement.

Tout ça est rapide, pas cher, de bonne qualité, etc., mais…n’oubliez pas quelques points essentiels en amont, pour bien préparer votre maquette…. 🙂


BIEN PRÉPARER SA MAQUETTE AVANT D’UTILISER CREATE SPACE

Attention, le système ne validera que les caractéristiques techniques !!!

Il ne corrigera pas pour vous les coquilles, ne rendra pas votre couverture plus jolie, ne renumérotera pas les pages à votre place, etc.
Si certains éléments nécessaires ne sont pas détectés ou si vous ne suivez pas les pré-requis (taille, marges, etc.), votre projet vous reviendra de toute façon dans le nez et vous devrez reprendre votre travail.

Chaque livre a ses propres spécificités, mais retenez ces quelques points non exhaustifs qui concernent l’édition en format papier (en plus de tout ce qui a déjà été dit en préambule dans la partie 3 de ce dossier) :

  • Ne cherchez pas à utiliser le fichier déjà mis en forme pour votre version numérique : je vous rappelle que ça n’a rien à voir ! A chaque version du livre sa propre maquette… ;
  • Chaque nouveau chapitre doit conventionnellement commencer sur une page impaire ;
  • Toute page, même laissée blanche, doit compter dans la numérotation totale ;
  • La couverture doit comporter au recto le titre et le nom de l’auteur (ça semble idiot de le rappeler, mais ce qui est parfois toléré pour le numérique – avec des couvertures fantaisistes pouvant attirer les lecteurs – est interdit pour l’exploitation des livres papier) ;
  • Toute image utilisée pour la couverture doit être en résolution 300 dpi au minimum ;
  • Si vous créez vous-même votre couverture intégrale, le verso doit comprendre le code-barres qui inclut l’ISBN ;
  • L’ISBN doit également figurer à l’intérieur du livre, sur la page des mentions légales (généralement en page 4) ;
  • Votre mise en page doit inclure un calcul précis des marges (notamment la marge intérieure) en fonction du format et du nombre de pages de votre livre.
    N’oubliez pas que tant que l’interface sera uniquement en anglais, il vous faudra malheureusement faire les conversions entre centimètres et inches…

Encore une fois, si vous êtes complètement perdu, que Word est votre ennemi, que les dpi ne vous évoquent rien, que le menu d’aide de Create Space (très bien pensé) ne vous sert à rien car vous ne lisez pas l’anglais, etc., ne laissez pas tomber et n’hésitez pas à nous contacter !
Certains problèmes se règlent très simplement si l’on a les bons outils et l’expérience du sujet. 🙂

Voilà donc pour l’essentiel à retenir à propos de cette étape de création du livre en version papier, grâce à l’impression à la demande via Create Space.
Un peu de travail en amont, certes, mais une grande facilité d’utilisation par la suite.

Je vous laisse tester tout cela avant de vous retrouver pour la partie 6, qui concernera certaines formalités administratives, dont la fameuse question de l’ITIN et du formulaire W-7 qui empoisonnent la vie des non-américains (si vous ne savez pas encore de quoi il s’agit, vous avez bien de la chance !)… mais ceci est une histoire qui mérite son propre article.

A très bientôt ! 🙂

Hélène

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Quand lire permet de sortir plus vite de prison

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Il est bien connu que la lecture ouvre les esprits, en offrant une meilleure culture et une plus grande capacité de réflexion.

Dans cette optique, et afin de limiter le taux de récidive, quatre prisons fédérales brésiliennes ont mis en place un programme permettant (sous couvert de règles strictes, évidemment) à certains détenus de sortir plus tôt de prison, moyennant un rythme de lecture bien précis.

Le principe est déjà en place aux États-Unis , grâce à l’initiative commune en 1991 d’un professeur de littérature et d’un juge découragé de revoir toujours les mêmes têtes dans son tribunal.

Et le résultat parle de lui-même :

  • Un échantillon-type de délinquants affiche un taux de récidive de 45%.
  • Les participants au programme affichent un taux moyen de 18,75%.

Découvrez tous les détails de ce concept inédit et particulièrement intéressant, en lisant l’article du site enviedecrire.com et l’enquête du nouvelobs.com.

Bonne lecture ! 🙂

Hélène

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