Quelques âneries à propos du livre numérique…

par | 9 10 12 | Univers de la lecture numérique | 11 commentaires

Je n’ai pas pour habitude de dénigrer les articles issus d’autres sites ou blogs (j’ai plutôt tendance à mettre en avant ceux que je trouve au contraire intéressants à découvrir), mais celui que je viens de lire à propos des livres numériques m’a semblé si rétrograde et si malhonnête intellectuellement que je résiste pas à l’envie de le partager… 🙂

Contexte : l’article expose le point de vue d’une personne qui prend position contre le livre numérique. Sur le fond, c’est parfaitement son droit et je le respecte (tout comme j’admets parfaitement qu’on n’aime pas le bleu, la viande ou le jazz…).
Ce qui me semble beaucoup plus embêtant, c’est que l’auteur étaye son propos par des arguments qui sont au mieux tirés par les cheveux et au pire totalement faux.
Je me sens donc obligée de pointer du doigt ce qui, selon moi, relève de l’argumentation peu objective… et ne fait qu’embrouiller ceux qui cherchent des informations dignes de ce nom.

Pour comprendre, voici donc le contenu de l’article, que vous pouvez aussi retrouver sur cette page.


Voici maintenant mes remarques, point par point, sur le contenu de ce texte :

Le livre numérique est en vogue outre atlantique et a du mal à décoller en France malgré les efforts commerciaux et le matraquage publicitaire.
–> Non seulement il commence à décoller, mais il est évident qu’en vendant des livres dématérialisés au même prix que le papier… on ne le lui laisse aucune chance. C’est seulement lorsqu’on démocratisera l’accès à la lecture numérique qu’on saura si elle plait ou pas… à ce stade, les dés sont pipés.

Gutenberg n’est pas prêt de se retourner dans sa tombe !
–> Avec tout le respect que j’ai pour Gutenberg, je ne vois pas en quoi on peut se féliciter de résister par principe au changement. Si l’on suit cette logique, nous devrions encore tous utiliser le papyrus et en être fiers.

Le livre numérique c’est une mode que l’on veut nous imposer mais qui présente de nombreux inconvénients :
–> Une mode qui dure depuis plusieurs années et qui ne fait que grandir… c’est vraiment une mode ? Quant à lister les inconvénients, je suis d’accord si on a l’honnêteté intellectuelle de lister aussi les avantages…

  • c’est un écran que les utilisateurs du net rechignent à utiliser trouvant qu’ils passent suffisamment de temps devant leur ordinateur ;
    –> Un sondage a été fait, pour étayer cette affirmation ? Bizarrement, je n’ai pas du tout la même perception !
  • le « livre » numérique n’a pas la même facilité d’utilisation que le VRAI ouvrage papier ;
    –> Ceci est une opinion, pas un fait. La preuve, c’est que je pense le contraire mais que moi, j’ai au moins fait l’effort d’un article un peu plus concret sur cette question.
  • les passionnés du livre aiment le sentir, le toucher et même l’exposer ;
    –> Cf point précédent… Ce vieil argument du toucher du livre commence à sentir le sapin et relève surtout (soyons honnêtes !) de l’ego (« regardez tous ces livres que j’ai dans ma bibliothèque! »).
  • l’appareil servant à lire est un objet tentant qui peut être fauché ;
    –> Voilà un argument qui tue ! On peut aussi me voler ma voiture ou mon sac à main… ce n’est pas pour autant que je prends l’autoroute à pied ou que je me terre chez moi de peur d’être attaquée ! D’ailleurs, on m’a déjà volé un livre… papier. Si, véridique !
  • c’est une catastrophe écologique puisque sa fabrication engendre 250 kg d’équivalent CO2 contre un kg pour un ouvrage papier ;
    –> J’émets quelques doutes sur les statistiques utilisées, mais quand bien même… j’aimerais rappeler qu’on ne compare pas un livre avec une liseuse. Car une liseuse peut contenir jusqu’à 3000 titres, soit 3000 kg de CO2 évités, si l’on en croit l’auteur… parfois il faut éviter les arguments contre-productifs…
  • la concentration déjà très forte avec une centaine de diffuseurs détenant 80% du marché du livre risque de conduire à la quasi disparition du livre citoyen, de qualité écrit par des « inconnus » ;
    –> Il est bien connu que l’édition traditionnelle prend d’énormes risques chaque jour avec des auteurs « inconnus ». Le matraquage Musso, Nothomb et autres Rowling n’existe donc pas autour des livres papier ?? Bizarre, même les bus à côté de chez moi font de la pub pour aller dépenser mon argent en faveur de ces auteurs « inconnus » dans la FNAC la plus proche…
    Et c’est sans parler des éditeurs 100% numériques qui font un remarquable travail en prenant de vrais risques avec de vrais anonymes dont le talent restait caché jusqu’à aujourd’hui.
  • de nombreux ouvrages n’existent pas en version électronique et en plus le lecteur potentiel perd le plaisir de toucher, de regarder et de chercher…
    –> Je ne reviens pas sur le toucher, ça commence à m’irriter de devoir expliquer que le plus important dans la lecture reste quand même de lire !
    Quant à l’argument du catalogue, il est totalement irrecevable ! Ce sont bien les éditions électroniques qui permettent de remettre la main sur des titres dont la version papier a absolument disparu des étagères. De plus, c’est aux éditeurs de composer leur catalogue : s’ils font de la résistance, il est évident que ça prend un peu de temps de développer l’accès à l’ensemble des titres.

Le développement du livre numérique en France se heurte et se heurtera à la résistance des ouvriers du livre qui ne sont pas prêts du tout à perdre leur emploi et à celles des 15 000 libraires sur les 25000 points de vente qui exercent une activité régulière de vente de livres.
–> Ne serait-il pas plus productif de tenir compte de l’évolution socio-culturelle et de requalifier l’emploi des travailleurs concernés pour qu’ils puissent profiter du progrès plutôt que de résister vainement au changement en s’entêtant dans l’immobilisme ?
Tout compte fait, les lavandières auraient dû s’opposer aux machines à laver, nous serions tellement plus avancés aujourd’hui…
Quant aux librairies, celles qui adaptent leur activité en tenant compte de la lecture numérique et en n’essayant pas de l’ignorer, elles ont de beaux jours devant elle et c’est tant mieux : il existe bien des façons d’accompagner les lecteurs dans le choix d’un titre, qu’il soit physique ou dématérialisé.

Comme l’écrit le rédacteur d’un article- dont je vous conseille la lecture- paru dans le journal « Informations Ouvrières » N°220 : « Editions, imprimeries et librairies dans les mâchoires de Bruxelles » :
« La coalition des financeurs, des grandes maisons d’édition et des « numérisateurs » genre Google ou Amazon ont néanmoins des soucis à se faire…D’abord parce que le livre numérique, cela ne marche pas ! Le livre numérique, ce n’est pas un livre et, contrairement à Canada Dry, ça n’a même pas l’aspect d’un livre, la lisibilité, la maniabilité d’un livre ; au bout de plusieurs années d’introduction sur le marché, il ne représente que 1% du volume de l’édition en France. »
–> Soupir…. il est facile d’utiliser des opinions similaires à ce qu’on dit pour prouver qu’on a raison… Moi aussi, je peux citer des tas de gens d’accord avec moi, ça ne rend pas mon argumentation plus concrète !

Certains rétorqueront qu’on ne peut pas arrêter le progrès en marche et que ceux qui sont contre le livre numérique en France sont les héritiers de ceux qui cassaient les machines à la fin du 19 ème siècle !
–> Le progrès n’est pas nécessairement un mal ou un bien… tout dépend de ce qu’on en fait. Ceci dit, c’est à peu près la seule phrase de l’article avec laquelle je suis d’accord… et encore !

Je pense que la lecture sur papier a encore un grand avenir devant elle, d’autant plus que le lecteur passionné aime le toucher et qu’il s’aperçoit vite que la lecture à ,l’écran est fatigante.
–> Encore quelqu’un qui confond les écrans LCD et les liseuses, et qui n’a pas dû tester lui-même le confort de lecture (cf une nouvelle fois mon article de test personnel).
Ceci dit, oui, la lecture sur papier a encore de grands jours devant elle et c’est tant mieux : mais pourquoi ce besoin permanent de les opposer l’un à l’autre ???

Le livre numérique ne passera pas, de toutes façons par moi et d’ailleurs :
–> Dommage de ne pas tester au moins une fois une liseuse pour parler en connaissance de cause….

  • comment ferais-je sur mon ordinateur pour faire des cornes sur mes pages ?
    –> Je lis sur liseuse et sur papier, mais je ne supporte pas qu’on corne mes pages… comme quoi, chacun à sa vision de l’essentiel.
  • Comment pourrais-je continuer à déposer sur le banc mon livre lu pour qu’il soit repris par une autre personne…Je tiens au « passe culture »….
    –> Comment faire comprendre à cette personne qu’on peut lire en numérique ET aussi lire des livres papier, à prêter et donner ?
    Ceci dit, je ne connais pas des tonnes de personnes qui laissent leurs livres dans la nature, car elles y tiennent quand même un peu !! Bref, l’argument me laisse perplexe…

Vous l’aurez compris, je suis à la fois agacée, perplexe et hilare devant cet article qui fait la liste de tous les clichés que véhiculent les « anti-livres numériques »… qui n’ont jamais vraiment testé le principe (si c’était le cas, leurs arguments seraient bien plus concrets).

J’aurais préféré que l’auteur soit objectif, assume ses opinions sans les déguiser en faits et dise simplement : je n’aime pas le changement, je tiens à ma bibliothèque, je revends des livres d’occasion le week-end et ça va tuer mon hobby, ou tout autre argument un tant soit peu plus valable que cette liste d’affirmations erronées.

J’en finis donc ici avec mon petit coup de gueule… et je retourne à mon livre en cours qui, en ce moment, est… une version papier. Dingue, non, tous les adeptes de la lecture numérique ne seraient donc pas d’infâmes vendus incultes ?!! 🙂

Hélène

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11 Commentaires

  1. Fred du blog "Ecrire... et s'enrichir !"

    Merci d’avoir remis les choses à leur place !
    Je pense toutefois qu’une personne ayant un minimum de culture dans l’édition numérique et d’ouverture d’esprit saura facilement garder ses distances face à ce genre d’article… qui je pense est uniquement destiné à une infime partie de la population réfractaire à toute évolution de la société. Du coup, je pense que l’impact de ces propos reste très, très limité…
    Personnellement, je ne prends plus la peine de répondre à ces articles qui n’offrent aucune possibilité d’échange constructif. Mais je suis bien content que vous ayez pris le temps et l’énergie de la faire, car je l’avoue, ça m’irrite quand même !
    A bientôt, Fred

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  2. mialn

    Fred, à défaut d’autre chose, ça m’aura au moins permis de me faire du bien à moi… si ça vous a soulagé un poil aussi, c’est tant mieux ! 🙂
    Car oui, je pense comme vous qu’une majorité des gens font effectivement la part des choses et heureusement. La portée du propos est donc limitée et ne touchera que ceux qui partagent cette vision étriquée des choses.

    Mais pendant que nous perdons du temps à voir ce genre d’article stérile monopoliser le débat, on ne se concentre pas sur les VRAIS sujets de réflexion de l’édition numérique, qui eux devraient intéresser tout le monde : prix des titres, rémunération des auteurs, universalisation des formats de lecture, problèmes des DRM, et j’en passe…

    A mes yeux, et pour faire un parallèle, les personnes comme ce monsieur en sont encore en train de nier l’existence et l’utilité des voitures, alors que le débat devrait porter sur la pollution, le co-voiturage, les carburants alternatifs, la gestion des radars, etc. 🙂

    Bref, je ne ferai pas ça tous les jours car ça prend quand même du temps de rédiger ce genre d’article, mais je suis bien contente d’avoir pu le faire cette fois… mes nerfs vont beaucoup mieux !

    Merci encore à vous pour votre commentaire et à bientôt.

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  3. Jean-Philippe

    Tu es courageuse ! (Donc merci d’avoir fait l’effort de répondre à cet article de Rue89. Comme Fred, personnellement, je ne fais plus cet effort.)

    Je crois que c’est juste un combat d’arrière-garde et que dès ce noël on verra véritablement l’impact réel des livres numériques dans le paysage littéraire français. 🙂

    PS : La bibliothèque de prêts du kindle devrait aussi accélérer les choses. Le nombre d’emprunts que je note en quelques jours sur mes livres est assez impressionnant. Même chose chez MIA ? 😉

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  4. mialn

    Jean-Philippe,

    Oui, je sais que ça ne sert pas à grand-chose mais c’est plus fort que moi… 🙂

    Le programme de prêt étant tout récent, nous n’avons pas eu des masses d’emprunts pour le moment (il faut dire que nous vendons plutôt bien et nous n’allons donc pas nous plaindre).
    Je ferai un petit article sur le sujet quand nous aurons un peu plus de recul.

    Je suis aussi persuadée que la lecture numérique dans son ensemble va bien bouger dans les prochains mois.

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  5. Guy

    Un seul mot, « Bravo ».
    J’ignore qui est ce barbu tendance écolo mais je trouve qu’il raconte pas mal d’âneries, c’est en quelque sorte du concentré.
    J’ai commencé à écrire dans les année 1970 (j’ai reçu mon premier « coup de cœur d’écriture » lorsque j’ai rédigé des articles pour la célèbre « Encyclopaedia Universalis ») et je n’ai jamais arrêté depuis. J’ai écrit beaucoup d’ouvrages de commande pour des éditeurs qui diffusaient en VPC, j’en ai écrit aussi – un peu et quand même – pour moi. Aussi, au nom d’une certaine expérience, je trouve les propos de ce monsieur absolument lamentables.
    Ma première liseuse a été un Kindle DX que je n’ai pu obtenir qu’aux Etats-Unis, auprès d’amazon.com, car elle me semblait correspondre parfaitement à ce que je recherchais : grand taille (certes avec le poids qui va avec), possibilité de lire des pdf, d’emporter une bibliothèque de 3.500 livres (je vois mal ce barbu, aussi fort soit-il, se promener avec une telle quantité de lives…) et surtout lecture non fatigante grâce à l’encre électronique qui se lit comme on lit un livre (parce que lire 3.500 ouvrages même sur un écran comme celui de mon Mac, non merci !, comme s’écrirait Cyrano), aujourd’hui abandonnée, si j’ai bien compris.
    Ma seconde liseuse est le petit Kindle en noir-et-blanc, le premier sorti en France, avec un poids infiniment plus léger, une capacité moindre (1.500 livres seulement, je crois), mais je lis plein d’ouvrages avec, toujours en conservant l’avantage de la lecture en pleine lumière, comme un « vrai livre » dirait cette personne.
    Et j’ai aussi un iPad, que je ne peux toujours pas lire à la lumière du soleil…
    J’ajoute une chose pour clore cette partie « technique » : je possède chez moi une bibliothèque relativement importante, au point que je ne me suis rendu compte qu’on m’avait « fauché » 300 livres que lorsque j’ai cherché deux titres précis dont j’avais besoin. J’ai alors fait le recensement exact de mes ouvrages. J’aime aussi l’odeur du papier, le livre dont on tourne les pages, etc., au moins autant que cette personne. Lorsque mes fils m’offrent quelque chose, c’est un livre, obligatoirement (et les deux derniers que j’ai eus pèsent leur poids…).
    Mais quand je commande un livre électronique (je préfère ce terme à celui d’ebook), je le télécharge à la fois sur mon Kindle DX, sur mon Kindle et sur mon Mac. Pour faire la même chose avec un livre-papier, il faudrait que j’en achète trois !
    Je vends – cher, je le reconnais, mais il faut bien gagner sa vie ! – des ouvrages que je propose sous forme électronique, sous forme de CD et sous forme papier. Je préfère les ouvrages électroniques, mes clients aussi (pour une raison de coût, parce que je ne fais pas comme les éditeurs classiques). Pas de mise sous pli, aucune manipulation, etc., donc pour l’éditeur un gain évident dans tous les domaines ; pour les lecteurs, j’espère qu’ils ont une tablette ou une liseuse !
    J’en reviens à mon propos de départ : si cette personne aimait vraiment les livres comme moi, s’il était un grand lecteur comme moi (j’ai mis trois heures pour lire « Da Vinci Code », à peu près sept heures (en deux fois pour raison d’interruption involontaire) pour lire « La vérité sur l’affaire Harry Quebert » de Joël Dicker et trois heures également pour lire « Remoras » de vous et Sébastien. Quand un livre me plaît, je n’en décolle pas tant que je ne l’ai pas fini !), il ne raconterait pas autant de bêtises en opposant un live électronique à un livre papier.
    D’abord parce que ce que cherche un lecteur, c’est un contenu (« Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse »); si le contenu d’un livre électronique, identique à celui du livre papier, est moins cher, pourquoi achèterait-il le plus cher ? Mais là, les éditeurs français ne me semblent pas tout à fait prêts à faire des efforts de ce côté.
    Peu d’arguments tiennent debout. Quand j’ai voulu écrire pour moi, comme je connaissais assez bien ce qui se passait dans l’édition, j’ai décidé de publier moi-même mes ouvrages, en passant pas les conseils de la défunte Association des Auteur Autoédités créee par feu Henri Barrelle (pseudonyme Abel Clarté) ; je ne l’ai jamais regretté et pourtant je fais partie de ces « auteurs inconnus ».
    Cet homme a réellement une vision très étriquée des choses. Nul doute qu’il fabrique son propre savon avec de la saponaire, qu’il allume son feu de cheminée en frappant deux silex l’un contre à l’autre, qu’il se déplace uniquement à pied, etc. Sans le savoir, il est drôle !
    Mais je ne suis même pas sûr qu’il aime réellement les livres !

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    • mialn

      Merci Guy pour ce témoignage, très étayé et plein de bon sens, qui remet à son tour les choses à leur juste place… 🙂

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  6. lacroix rodolphe

    Je suis d’accord avec vous.

    Ce personnage semble très au courant de se que génère en CO2 un livre électronique ! Il travail dans une industrie ?

    Le Plaisir de laisser sur un banc un livre lu. Chouette ! Comme cela si je veux un livre cela m’évitera de l’acheter. Tant pis si des gens on besoin que j’achète leur livre pour vivre !!!

    L’écran fatigue les yeux ? Comment peut-il le savoir ! Il n’a jamais essayé le livre électronique !!!!

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    • mialn

      Merci Rodolphe d’être passé nous lire et de rappeler au passage l’importance des droits d’auteur… 🙂

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  7. h2-blog

    Il faut savoir que c’est un processus assez standard, notamment le procès que les enfants ne seront plus écrire.

    Par exemple quand les encriers et les ancêtres des stylos à plumes actuel ont été supprimé des écoles, alors il y avait au même moment des articles de presse de publiés qui disaient que les enfants ne seraient plus écrire. Donc c’est juste l’histoire qui se répète, comme souvent.

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    • mialn

      Oui, la France est un pays par nature hostile au changement… 🙂

        (Citer)  (Répondre)

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