Coulisses de Rémoras : origine de « la milice de Virginie »

Coulisses de Rémoras : origine de « la milice de Virginie »

Ceux qui ont lu Rémoras ont peut-être eu un peu de mal à trouver crédible la milice de Virginie utilisée pour la partie « Attaque Vulcain »...et pourtant, nous ne nous sommes pas beaucoup éloignés de la réalité !

Aujourd’hui, je vous propose donc de découvrir notre principale source d’inspiration en la matière : la milice Hutaree.

Accusés de conspiration et de tentative d’utilisation d’armes de destruction massive, ces chrétiens extrémistes basés au Michigan, qui avaient pour objectif de renverser le gouvernement fédéral en déclenchant un conflit armé, ont eu neuf de leurs membres arrêtés en 2010.
Découvrez tout l’article ICI.

Voici une de leurs vidéos de propagande (Hutaree à l’entraînement)…les hommes qui jouent aux petits soldats pour occuper leurs dimanches, ça fait sourire mais ça fait aussi un peu peur… 🙂

Dans la même catégorie d’articles :

Commentaires Facebook

commentaires

Coulisses de Rémoras : origine de « Cronaca Sovversiva »

Coulisses de Rémoras : origine de « Cronaca Sovversiva »

Nous avons décidé de vous proposer une rubrique dédiée aux coulisses de Rémoras, dans laquelle nous pourrons partager certaines de nos sources d’inspiration ayant permis d’enrichir l’univers dans lequel évoluent nos personnages.

Pour commencer, je vous propose de découvrir ce qui se cache derrière l’intitulé de « Cronaca Sovversiva », nom choisi par le fondateur du blog avec lequel nos Rémoras communiquent pour faire connaître leurs intentions.

Pour faire court et simple, je vais donc reprendre ici ce qu’en dit Wikipedia.

Cronaca Sovversiva (La chronique subversive) est un journal anarchiste créée à Barre (dans le Vermont) le 6 juin 1903, par Luigi Galleani.

Luigi Galleani est né le 12 août 1861 à Verceil dans le Piémont italien. Issu d’une famille de la classe moyenne (son père est enseignant), il suit des études de droit à l’université de Turin, dans le but de devenir avocat. Il découvre alors l’anarchisme et devient rapidement un militant important de la cause anarchiste.

Arrêté avec 34 compagnons, il est condamné en juin 1894 à trois ans de réclusion, puis emprisonné à Pantelleria d’où il s’évade. Il gagne alors la Tunisie, puis l’Égypte, l’Angleterre, et enfin les États-Unis en octobre 1901.

Il donne alors des conférences à New York et collabore au journal La Questione Sociale dont il devient l’un des rédacteurs principaux.

Le 18 juin 1902, il soutient les ouvriers du textile en grève à Paterson dans le New Jersey. Brillant orateur, avec de l’allure et une personnalité magnétique, il invite les ouvriers à manifester leur révolte. La manifestation dégénère en émeute suite aux provocations d’un contremaître.

Luigi Galleani est alors activement recherché suite à la loi martiale décrétée du 20 juin au 2 juillet 1902. Il trouve refuge à Montréal au Canada, avant de revenir aux États-Unis sous un faux nom en 1903.

Le tirage de Cronaca Sovversiva ne dépasse jamais les 5000 exemplaires mais son influence est grande chez les ouvriers italiens. Les sujets traités par le journal vont de l’antimilitarisme à l’anticléricalisme, en passant par l’amour libre, la propagande par le fait ou la révolution sociale.

En 1905, Cronaca Sovversiva publie un article intitulé « La salute è en voi! », un guide de fabrication d’explosifs basé sur les écrits d’un ami de Luigi Galleani, chimiste à Milan.

En 1912, le journal déménage à Lynn, ville où travaillent de nombreux ouvriers italiens, principalement dans des usines de chaussures.

Le 26 mai 1917, un mois après l’entrée en guerre des États-Unis dans le premier conflit mondial, la Cronaca Sovversiva dénonce une nouvelle loi sur la conscription, en poussant explicitement les conscrits à la désobéissance.

En juin, s’appuyant sur l’Espionage Act, loi venant tout juste d’être approuvée (15 juin 1917), le gouvernement américain interdit la diffusion par courrier du journal, avant de lancer une opération de police conduisant aux arrestations à New York d’Emma Goldman et Alexandre Berkman, puis au siège de la Cronaca Sovversiva de l’imprimeur John Eramo, de Luigi Galleani et de l’éditeur Carlo Valdinoci.

Le journal est définitivement interdit aux États-Unis en juillet 1918.

Le 24 juin 1919, suite à l’attentat du 2 juin 1919 contre la maison du procureur général des États-Unis Alexander Mitchell Palmer et aux affrontements du 1er mai 1919 à New York, Luigi Galleani et ses collaborateurs sont expulsés des États-Unis.

De retour à Turin, il fait reparaître avec Raffaele Schiaviana le journal Cronaca Sovversiva (le 17 janvier 1920), puis sera emprisonné à plusieurs reprises par le régime fasciste, dès l’arrivée au pouvoir de Benito Mussolini, et décédera en 1931.

À bientôt pour d’autres coulisses ! 🙂

Hélène

Dans la même catégorie d’articles :

Commentaires Facebook

commentaires

 

Pin It on Pinterest

montage-newsletter2

Vous aimez nos livres ? Envie de bonus, de cadeaux... ?

Rejoignez notre cercle d'abonnés pour être informé(e) de nos futures parutions et suivre notre actualité.
Vous recevrez en moyenne une à deux newsletters par mois, ainsi qu'une notification chaque fois que nous publions un nouvel article sur notre blog.

Afin de vous remercier, nous vous offrons une copie numérique de Rémoras, La Faille - Volume 1, ou Les Affligés - Volume 1, lors de la validation de votre inscription, sur simple demande par email.

À bientôt !
Hélène et Sébastien

Votre inscription est bien enregistrée, merci !