Classement des ventes sur Amazon (sales rank) : comment ça marche ?

par | 7 06 12 | Auto-Publication | 2 commentaires

amazon_frJe parle souvent sur ce blog de la position de Rémoras dans le Top 100 Kindle d’Amazon et ce n’est pas juste une manifestation égocentrique : la réalité du marché français actuel fait que, si l’on n’est pas présent dans ce Top 100, il devient quasi-impossible d’être vu, acheté et lu par les utilisateurs de la plateforme de distribution en question.
En effet, les lecteurs ont naturellement le réflexe de se concentrer en priorité sur les premières pages du catalogue des titres proposés, à moins qu’il soient à la recherche d’un ouvrage spécifique.

Les places sont chères et le classement fluctuant. Avec nos quatre mois de recul et nos 100 jours de présence dans le Top 100 Kindle, voici en gros ce que ça veut dire en termes de ventes (attention, valeurs moyennes du printemps 2012) :

  • Entrer dans le bas du Top 100, c’est espérer vendre 4 ou 5 copies par jour (je parle bien du site français, attention, le marché américain repose évidemment sur des chiffres tout à fait différents !).
  • Entrer dans le Top 40 (les deux premières pages du classement), c’est passer généralement la barre des 10 ventes par jour.
  • Et bien sûr, intégrer la première page (le Top 20), c’est espérer se rapprocher des 15 à 20 ventes quotidiennes, voire plus dans les périodes très fastes (mais vous constaterez qu’il n’y a pas non plus de quoi se rouler par terre en criant « joie, bonheur, béatitude ! »).

Le classement a donc une conséquence directe sur les ventes… et les ventes ont bien sûr une influence sur le classement.
Préserver l’un aide à servir l’autre et peut même pousser certains auteurs à serrer les fesses et à rafraîchir leur page plusieurs fois par jour pour voir où ils en sont (j’avoue, j’en fais partie ! :)), tellement cette position peut faire toute la différence, compte-tenu de la petitesse du marché francophone actuel.
A titre de comparaison, les ouvrages présents dans le Top 100 Kindle américain vendent jusqu’à plusieurs milliers de copies par jour : forcément, passer de la place 30 à 90 est moins traumatisant pour eux !

Oui mais alors, me direz-vous, suffit-il de vendre une quantité précise de copies pour atteindre le Saint Graal et ne plus en bouger ?
Non, ce n’est évidemment pas si simple…sinon, la Bible squatterait le haut du classement des titres papier jusqu’à la fin des temps !!! 🙂

Amazon protège jalousement l’algorithme qui lui permet de calculer son fameux Sales Rank et présente son système un peu comme un concours de popularité : plus on achète votre titre et plus il grimpe… mais pas seulement.
En effet, ce ne sont pas les seules ventes brutes qui sont à considérer, mais plutôt la façon dont votre titre se comporte par rapport à ses concurrents : dans l’absolu, on peut monter dans le classement grâce à une seule vente, pour peu que les petits copains situés devant n’aient rien vendu du tout pendant le laps de temps considéré.
Car le classement est réactualisé toutes les heures, en comparant l’état des ventes de chaque titre à celui de tous ses concurrents.

Dans le calcul est aussi incluse une forme de pondération, qui tient compte du total absolu des ventes depuis la parution du livre.
Cette mesure permet d’éviter que les titres à la célébrité « marketée » et soudaine (pourtant parfois hors de prix !), qui passent de la place 1 000 000 à la place 2 en moins d’une journée, restent trop longtemps à un niveau qui ne reflète qu’un engouement ponctuel et « enfoncent » définitivement un titre qui a un historique pourtant plus qu’honorable.
De cette façon, un livre qui s’est vendu 100 fois en l’espace d’une heure va dépasser celui qui n’a vendu que 50 copies, mais pas longtemps si ce dernier a derrière lui un total de ventes bien supérieur.

Amazon propose ainsi un compromis entre l’intérêt passager, qui permet de mettre en avant de nouveaux titres, et la solidité dans le temps, récompensée elle aussi.

Bref, un calcul qui n’est pas simple et qui se résume pour les auteurs francophones à ce fameux cri du cœur que vous avez déjà pu lire ici : « aidez-nous à rester dans le Top 100 si vous pensez que nous méritons d’être découverts par de nouveaux lecteurs, car sinon les carottes sont cuites !!! ».

Je vous laisse, je dois d’ailleurs retourner rafraîchir la page du classement de Rémoras… 🙂

Hélène

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2 Commentaires

  1. marcel

    Bonjour, merci pour cet article, il répond parfaitement à mon interrogation. Mais finalement je me demande si il ne faut pas faire comme les grandes maisons d’édition et disposer d’un capital publicitaire pour propulser son livre numérique en haut du classement. J’ai publié un livre sous format kindle « arnaque et sentiments » et effectivement, grimper en haut du classement est très compliqué.
    Merci
    Marcel

      (Citer)  (Répondre)

    Réponse
    • mialn

      Oui, Marcel, c’est tout à fait le cas, nous sommes bien d’accord. 🙂

        (Citer)  (Répondre)

      Réponse

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